AZOTE
HTDaOGÈlK.
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\ âcuieoM
desquels ils dériTent. En se formant , ces tissus sn sont emparés des l'eau, et certains d'entre eux ont fixéde l'azote et de l'hydrogène dans les propoili de Fammoniaque. On peut donc se rendre compte du travail intime de la forool organique : 1* par la fixation de certains éléments en proportion définie sur lespl dpes qui passent de l'état fluide ou de la forme sanguine à celle d*un lisso conqne ; 2*" par la soustraction d'éléments faisant partie constituante des principe se métamorphosent; 5" enfin, parle dédoublement même de ces principes.
Les phénomènes si importants de la respiration ont évidemment pour bot tiel de faire parvenir dans le sang l'oxygène atmosphérique nécessaire à I'j sèment de ces mutationsdiverses, et dcdébarrasser le fluide nutritif des divers pm résultant de l'action de l'oxygène sur les principes du sang et des tissus. En l'oxygène absorbé par le sang, à son passage dans les capillaires du poumon, mettre en contact, dans le système capillaire général, avec les principes proti qui sortent du torrent circulatoire pour être bientôt assimilés à la propre sol du tissu où ils se déposent. Le gaz oxygène, en vertu de son aflSnité pour le et l'hydrogène, contracte avec ces éléments du sang et de*s solides organicpei combinaisons variées. Par suite , la composition des principes immédiats dal change. La soustraction d'un certain nombre d'atomes h la somme decert éléments fait prédominer ceux des éléments que l'oxygène a respectés. Dèil l'équilibre est rompu ; la composition moléculaire une fois modifiée, les prise prennent des propriétés nouvelles , et par ces mutations incessantes ils ne tm pas à revêtir une forme incompatible avec leur vitalité normale ; ils donnent i sauce à des produits dont le sang se débarrasse peu 5 peu par la voie des séoi dépuratives, notamment par celle des organes urinaires.
Quant à expliquer pourquoi les mêmes principes proléiques, les mêmes éléal du sang, se transforment en produits si variés par le travail de la nutrition. c une tâche fort difficile. D'abord il suffit (jne le groupement moléculaire d'oa cl change pour que celui-ci revêle une autre forme et prenne de nouvelles propni La fibrine , en dissolution dans le sang , se prend très vite en filament!^ rétid une fois que ce fluide est sorti de ces \aisseaux, et |)eut-éire sa solidification, M
DES PHKNOMKNES GÉNÈlurV DE lA NUTRtîlON. 365
e circonstance, est-cilc un phénomène de même nature que celui de la solidiû- DD de la fibrine» qui s'organise dans les tissus, et cependant rien n*est changé I la composition du principe immédiat ; Tarrangement moléculaire seul s*e8t lifié • et cet arrangement nouveau a donné à la fibrine des propriétés autres que es qui lui appartenaient à Tétat liquide. Certains produits, tout en conservant la ne composition chimique , peuvent se convertir en d'autres produits ayant de Veaux caractères et de nouvelles propriétés. Les chimistes citent, par exemple, ide cyanurique qui , dans un vase fermé , sans l'intervention d'aucun corps loger, se transforme, soit en acide cyanique , soit en cyamélide, et récipro- HDent. De même l'aldéhyde, qui est un liquide inflammable ayant une grande iutépour l'oxygène, ne tarde pas h se décom[)oser en deux autres produits, l'an ide, l'autre liquide , possédant chacun des propriétés spéciales et offrant néantJMl'un et l'autre la composition chimique du principe dont ils dérivent, jidéjà une simple modification dans l'état muléculaiic d'un corps lui donne des ipriétés nouvelles , une modification dans les proportions suivant lesquelles ses toeots sont associés doit donner des résultats plus remarquables encore. Un atome jMfre et deux atomes d'oxygène donnent de l'acide sulfureux; un atome de ifre et trois atomes d'oxygène donnent de l'acide sulfurique. Or qu'y a-t-il de ■mun entre l'acide sulfureux gazéiforme et l'acide sulfurique liquide, et en quoi Kao de ces composés tient-il des pi*opriétés des deux composants, le soufre et Ifgèoe. 11 est aussi impossible an chimiste d'expliquer comment un atome en plus Kvgène produit avec le soufre do l'acide sulfurique au lieu de produire de l'acide fareux , qu'il l'est au physiologiste de concevoir comment les principes protéi- 0ttù fixant un peu plus d'oxygène, d'hydrogène ou d'azote, donnent lieu tantôt blissu cartilagineux, tantôt k un tissu fibreux , à une matière cornée, etc. U raison des différences d'état et de propriétés que présentent entre eux les ibéi d'un même principe parait donc tenir au mode de groupement des molébde ce produit et aux proportions diverses des éléments qui le composent irangement moléculaire et la proportion suivant laquelle les éléments se combl- M, tiennent aux mille conditions diverses où se trouvent placés les éléments da g fnr rapport à ceux des tissus. La fécule , sous l'influence de la salive , se Informe en sucre ; celui-ci , soumis à l'action d'un ferment , donne lieu à de noi, mis en contact avec un acide, il se convertit en édier. Il est incontestable tians ces phénomènes la force que Berzelius a appelée catalytique, joue un grand I. C'est elle qui donne, suivant les expressions du célèbre chimiste, à beaucoup nrps simples ou composés, la propriété de déterminer parle seul fait de leur ittce, certains corps à s'nnir ou à se combiner dans d'autres proportions. Enfin, qdation à divers degrés des matériaux du sang destinés à donner naissance aux ■i deiienl pour le reste le plus puissant des agents de transformation. Ur6le important que remplit Toxygène, dans ce que Liebig a si heureusement Rié les métamorphoses des éléments du sang et des tissus , lait de la respiratioa 4cle intimement lié au travail de la nutrition et des sécrétions ; il donne la clef I séries de combinaisons diverses des éléments des tissus, et jette une Ti?e iiére sur les piiénomènes, naguèie si vagues, de la combustion du carbone de l'hydrogène du sang. Il montre dans quel but s'opère cette combustion »
S66 DE LA NUTBITION.
indique les principes aux dépens desquels elle s^eiïectue; cnAn , Il pemMd'enl quer pourquoi celle combustion , qui porte seulement sur certains éiémobS tissus ou des principes immédiats du sang , donne lieu , comme coaiéqÉi inévitable, à des matériaux nombreux.
L*oxygëne atmosphérique, continuellement introduit dans le sang par In respiratoires, continuellement distribué aux tisstis dans les syslèmes ca] de?ient donc l'agent chimique essentiel du travail nutritif. Ainsi celui-d i-l-l activité en harmonie avec l'étendue et la ^)erfection de l'hématose. C'est] influence que s'opèrent dans l'œuf les mutations desquelles doivent dériver llnideset tous les solides organiques. Pendant l'incubation, l'albumine de Tt Itiise en contact avec le gaz vivifiant , qui pénètre sans cesse à travers la donne naissance au sang, aux muscles, aux os, aux plumes, et, en un niot.y les parties de l'oiseau : celles-ci se forment toutes aux dépens du même firotéique par des métamorphoses qui deviennent, dans leur ensemble et leurs tine image saisissante du celles qui s'opèrent pendant toute la dorée de b vie.
S XT. — 9a rbythne de la oonverrion dm» prineipes an fMkg en eoUdet orj
Ce n'est pas assez de connaître l'agent de la transformatioa des Inide nutritif en ceux des tissus, de découvrir la nature de ce travail envisaift 100 ensemble , il faut rechercher les lois d'après lesquelles il est r^lé , et esqa ao moins ses principaux caractères physiologiques.
Ce qui frappe tout d'abord dans les phénomènes de la outrilioa, c'est b diil dai produits qui dérivent d'un même fluide, et la variété des manifestitioMM même force. Le sang, homogène, partout identique, se convertît ici eo DMHdq en cartilage, plus loin en os, en membrane séreuse, muqueuse, eo prodoclîM née. Le môme élément prend en certains craints la forme d'une Gbre, en d'ai celle d'une cellule ; celle-ci se remplit toujours d'une matière déterminée q«i pas dans telle partie ce qu'elle est dans telle autre. Et ce qui est plus luerrci encore, c'est que dans l'œuf, au milieu de l'albumine homogène, la même si protéique se convertit en un point bien déterminé en sang, eo d'autres p muscles, en tendons, en cartilages, en os, en membranes, en plooies, etc. tfiBua sa place marquée, ses limites indiquées, son heure d'apparition, ses p développement, comme si une force intelligente façonnait cette matière sotvail plan rigoureusement tracé à l'avance jusque dans ses plus petits détails. Èii meot, cette physionomie du travail de formation organique nous fait les forces chimiques qui engendrent les solides aux dépens d*un Ooide ne sont que des puissances de second ordre, lesquelles exécutent, da»fl rigoureusement déterminé, ce qui est réglé par des forces d*un ordre dil Celles-ci, supérieures aux premières, dirigent le travail, en établissent les tioos et lui impriment ses caractères S()éciaux.
Les intéressantes recherches des micrographes modernes permettent aa| légiste de saisir quelques-uns des traits du travail nutritif, soit eo ce quico la formation des parties or^anisros, soit en ce qui a rapport h leur dêvel ultérieur.
DBS PUfiNO)lKNES CBNBRAtfX DE LA NUTRITION. 367
1»€ ix)int de départ de toute organisation, ou la première forme que prend la kière manie, est celle d'une cellule, c'est-à-dire d'une petite vésicule primitiiènt sphéroîdale, à parois homogènes, pleine d'un liquide de nature variable, au ien duquel est un noyau contenant lui-même dans son intérieur un corpuscule ■riment petit, appelé nucléole. Ces cellules, ordinairement sphériques dans le Édbe, pentent devenir ovoïdes, cylindriques, conoîdes, pyramidales ou étoili leur membrane, de nature protéiquc, se remplit de liquides variés, de cort particuliers; leur noyau n'est qu'une cellule plus petite incluse dans la 9, ayant sa membrane propre et son coiitenu; enfin le nucléole parait être Itrobièmc vésicule renfermée dans la seconde.
I formation des cellules s'eiïectue dans le plasma sanguin, qu'on a appelé cyto* !, suivant un mode facile à reconnaître dans la rate, les ganglions lymphak, le thymus et quelques autres parties. D'abord, se forme le noyau, arrondi ène, qui augmente peu à peu de volume et laisse voir bientôt le corpus- Ihttciéolaire; puis la membrane de la cellule se développe à l'extérieur du I, soit immédiatement à la surface de celui-ci , soit après qu'il s'est entouré t certaine quantité de cytoblastème. D'après Schwann, le mécanisme de cette on primaire des cellules serait une espèce de cristallisation des substances Des : d'abord, au milieu du liquide hétérogène, se précipiterait un grain ou lie nucléolaire ; autour de ce nucléole se déposerait une couche de cy toblas- » et le noyau serait constitué. Une nouvelle couche de matière épaissie, dépolit sarùice extérieure de celui-ci , donnerait naissance h la membrane^ qui lit pen à peu du noyau à mesure qu'elle se remplirait par imbibition du ^ittibiant
tdlules, nne fois formées; prennent un accroissement sensible; elles augiée tolninè, dans tous les sens, sans changer de forme, ou prennent de klir en certains points de leur étendue et changent de configuration ; leur ■ne s'épaissit , acquiert de la résistance, se recouvre même d'un dépôt par- Iter ; leur noyau et leur nucléole deviennent aussi plus volumineux, en prenadt ^iDt on aspect tout différent de celui qu'ils avaient dans l'origine. Ces cellules iMÉiplient, soit par scission, soit par formation de nouvelles cellules dans Tinté-
Kh des premières. Dans le premier cas, on voit se développer deux noyaux àti (Ptnie cellule qui s'allonge peu à peu, puis s'étrangle dans son milieu, et finit ?tt Éépirer en deux autres cellules ayant chacune un noyau à leur centre. Quet- Ifek, ati lieu de deux noyaux, il s'en développe un grand nombre dans la cellule |fe. lesqtiels se portent vers la périphérie, soulèvent la membrane et donnent lîea BftcerUrine quantité de bosselures qui se dilatent progressivement, deviennent
Epftdicalées et se détachent sous la forme de nouvelles cellules parfaites. Daod id cas, celui du développement de nouvelles cellules à l'intérieur des an- , le noyau se divise en plusieurs autres noyaux qui s'éloignent les uns des icset s'entourent chacun d'une partie du contenu de la cellule mère ; chaque seg- Mdo contenu, ayant son noyau central, finit par s'envelopper d'une membrane ' tSamplèCe les nouTelles cellules. Plus tard, ces cellules secondaires peuvent, en hibvaiit une segmentation semblable à la précédente , donner naissance à une Hfdle génération de cellules. Quelquefois, comme KOlliker l'a observé dans le^
:\Ci^ DE LA NUTurnoS.
cartiingcs, le iiojau de ia cellule primaire se divise en deux noyaax qui s*écarlnt l'un de Tautre; une cloison sépare le contenu de celte cellule en deux comparlimeols k ayant chacun à leur centre un de ces noyaux ; puis, la môme opératîou se répétant grand nombre de fois, la cellule primitive, avant de disparaître, se trooïe rea^ ii d'un amas considérable de cellules développées à diverses époques saccessÎTes. {./
Les cellules, ainsi constituées, jouissent de propriétés qui sont loin d*étrt kl mêmes pour tontes. Klles ont entre elles ceci de commun, qu'elles se reœpIÎMtfv:<, de matières extérieures qu'elles modifient et qu'elles peuvent ensuite rendre ptofllc^ moins métamorphosées. iMais chaque espèce de cellules ne se laisse |)as iodiffifC»).^ ment pénétrer par tous les litpiides et les autres matériaux du cytoblastème.'li unes se remplissent de protéine, les autres de graisse, de pigment, de mfieu,èj^^ corpuscules cristallins; celles de!^ glandes admettent, ici ladiastase salifaire, AI pepsine, ailleurs les éléments de la bile, du lait, de l'urine. Cette affinité ëkctinJrJ certaines d'entre elles pour certains éléments dépend plutôt de forces incomiao de dispositions spéciales relatives à Tépaisseur, au degré de perméabilité des cellulaires; dans tous les cas, elle constitue Tune des particularités les plus rieuses de l'activité des cellules produites et entretenues aux dépens d'uo partout identique avec lui-môme.
La substance des parois de la cellule et de son noyau peut éprouver quelque dification, et la cellule peut à son tour métamorphoser son contenu. Ainsi, la brane cellulaire s'épaissit, se recouvre parfois d'une couche nou\elle, s*ii de particules terreuses dans les os, perd sa solubilité dans les productions le noyau lui-même change d'aspect et éprouve quelquefois des changemeDis quables. Le contenu des cellules peut devenir plus fluide ou plus cooûsUitt contenu, homogène d'abord, peut devenir granuleux, et réciproquement Da*^ contenu apparaissent souvent des cellules, des cristaux, de la gi*aisse, des pigoAs^ de la sérosité. Ces changements, désignés par Schwann sous le nom de phéiM)aM| -r métaboliques des cellules, ne sauraient s'expliquer d'une manière satisfaisait^ la simple intervention des alfmilés chimiques.
Les cellules dont nous venons de parler, en conservant leurs caractères ou en se métamorphosant suivant un mode déterminé, donnent lien de la plupart des tissus de l'organisme. Sans trarisformations, elles constituent globules du sang, du chyle , de la lymphe , les vésicules adipeuses, l'épithéi^ des muqueuses, l'épiderme, une partie essentielle de la substance des glaodo*'^"' cornée, les productions pileuses. En s'allongeant ou en se divisant en uocert*^ nombre de prolongements, elles forment le tissu cellulaire ou conjonctif, le ^ des muscles, du système nerveux, des membranes. I/; mode suivant lequel s'opci^ ces métamorphoses n'est pas moins merveilleux que celui de leur formatioi^ mordiale. Grâce aux travaux de Schleiden, de Schwann, de M.M. Mûllcr, KîiUiM Virchovv, Ch. Robin, etc., le physiologiste peut porter quelque lumièf« *^ le mystérieux dédale de la nutrition.
Considéré d'une manière absolue, le travail nutritif est régi par deoip><^ lois : celle de la forme, et celle de la composition. Par la première, cbaqoe pv^f . développe avec une configuration particulière, invariable, dans des proportioas^ lécs, et en conservant avec les auties des connexions définies. Far la sccoi^
ctèrespri«i^ I à b forante' constituent Mjk
DKS raÊNOMfcNËS GÉNëKAUX DE LK NUTAITION. S69
:|uc pariie se produit et s'entrclient avec des matières de nature déter- 6c.
a forme que prend la matière qui s'organise, en passant de Télat fluide à Tétat lc« ne paraît nullement di'pendi e de causes analogues à celles qui donnent lieu modes si variés d'agrégation et de cristal. isation des substances minérales, elle le, à la fois, et sur la partie prise dans son ensemble et sur ses éléments les plus ts. La forme globulaire, la plus simple de toutes, se dessine avant que les matéix du sang se convertissent en tihsus, car il se dé\eloppe spontanément desglors clans le chyle, dans la lymphe et dans le plasma sanguin. La forme vésiculaire ccHulairc est, pour ainsi dire, la forme typique de la matière qui s'organise fêî bien chez les plantes que chez les animaux. Elle appartient au tissu adipeux, Képithéliumsde la peau, des muqueuses, des membranes séreuses, et se retrouve ns les éléments de certains tissus, comme les cartilages, les os. La forme de ire creuse ou pleine, dérivée de la pri cédenie, est celle de la substance du neau, des nerfs, du tissu cellulaire, des tendons, etc. Toutes sont déterminées Dne manière prccise et invariable pour chaque tissu. La fibre du nerf ne resmble pas «i celle du muscle, celle du tissu cellulaire à celle du tissu nerveux. De ême, la cellule adipeuse diiïèi e dt s cellules propres aux glandes, et dans les glandes, Ik de chacune a des caractères particuliers. I^cs cellules épithéliales ont aussi des tnctères diversifiés suivant la nature et la substance des membranes que Tépithé- ■Qi tapisse. Les micrographes distinguent parfaitement celles qui constituent (pithéliumdela peau desautrescelliilesépithélialesdes muqueuses et des séreuses. es variatiuns moiphologiqucs vont mOme si loin que, dans un organe tel que Ciiomac, une paitie de la muqueuse a un épiihélium qui diffère totalement de doi de l'autre partie.
b forme des organes, pris dans leur ensemble, nVst pas moins constante et moins tfai déterminée que celle des parties primaires. Chaque muscle a sa configuration Npre qu'il conserve toujours, (.haque os, chaque \iscère, est dans le même cas, Mecqiielques variations sans importance. Les parties les moins \ i vantes, celles même |u dérivent plutôt d'un travail de sécrétion que de nutrition, ont une forme rigoui^^ttement déterminée. Voyez, par exemple, la plume de l'oiseau. Son tuyau a sa BMrbure toujours dis|)osée de la même manière, ses barbules inégales, ses couleurs ■ivariées, maisd'une a.ssociation si uniforme. Ne semble-l-il pas ue tout, dans ceUe ^octiun, soit exécuié d'après un inoilèle invariabli*, où chaque coup de pinceau ^ttplare marquée. Considérez les parties les moins importantes de l'économie, les ^Ues d'un |K)isson, la coquille d'un mulluscpie, le pela^cT d*iin mammifère sau- ^e: la forme, rétendue, les rapports, les teintes de cha()ue détail .s<>mblent souvent fixés comme s'il s'agissait des organes les plus essentiels à la \ie.
Tout, dans Torganisme, est soumis à celte loi d'après laquelle chaque partie a sa "^déterminée par l'ensemble comme par les plus petits détails, son heure de ■^veloppcmcnt, ses phases d'évolution. Rien n'est laissé indécis, abandonné en Mqoe sorte aux caprices des forces qui travaillent en mercenaires à lacunstruc- ^ des machines vivantes. Il n'est pas jusqu'aux aberrations, connues sous le nom "^ûHmstniosités, qui n'aient aussi leur législation spéciale.
U kN de composition est dans le travail de la nutrition non moins évidente que
la promière. (Juique partie y est soiiniiso, d'une manière rigoureuse et inTariahle. | L*os, le muscle, la fibre nerveuse, le parenchyme de la glande, le tissu de la peai .. et des membranes, se forment toujours aux déj>ens des mômes éléments. L*oi, « à sa première phase d'évolution, est muqucnx ou cartilagineux, puis il defieflt ^ osseux ; sa trame organique est toujours formée de la mônie substance, et cède ^ trame s'imprègne toujours des mêmes sels; le cartilage, le tenduu, la fibre iddici- f^ laire, la fibre nerveuse, se constituent toujours aux dépens des mêmes éléamli j„. Jamais, h Féiat normal, l'os ne se nourrit de la matière constitutive du muscle, k |,^ muscle de celle du nerf. De même, nous verrons plus tard chaque glande fabiiqMr j^^ un produit spécial, et nous ne verrons jamais l'une d'elles donner le produit qu'an i autre est chargée de séparer. )
Le rhylhme du travail nutritif a des caractères spéciaux aux diverses pbaseiihil ^ vie fœtale et de la vie extra-utérine ; il en a d'autres qui appartiennent i cbafK ^^^ tissu, 5 chaque organe. >^^
Pendant la vie embryonnaire, ce travail jouit d'une extrême activité. surtoQtdai L^^ les parties néces.saires au développcmeiU des autres et dans cellesqui doivent ealrcr L en fonction de très bonne heure, soit a\ant, soit seulement après la naissaore. .VÉ ^^ il y a formation .simple, as>imilation prompte sans décomposition corrélative hiâ -i^, manifeste pour le plus grand nombre des organes. Néanmoins, lepiiénomî'oeikh :2^ décon)po^ition fait disparuîire quelques parties transitoires à nie.«iure qu'elles ceM^ ; . d'être utiles, creuse peu «k | eu le canal médullaire des os longs, etc. Plus lard, apA ^ ^ la naissance, le mou\ement d'as>imilalion reste longtemps prépimdi'rant et doMi 3^ ^ lieu à un accroissement rapide. On voit la résorption acti\e seulement dans qudqM - organes ; elle fait peu ù |rmi disparaître le thymus, amincit les pai-oisdes\aiiseiiB ombilicaux, creuse Ls sinus des os de la tête, agrandit le canal médullaire des * « A Tâge aduhe, l'équilibre s'établit entie Tactixité delà réparation et ctile ta ^ déperditions, de ti-lle sorte que l'organiMue reste à peu près .stationna ire. Enht «« sur le déclin de la \ie, les |)hénoinènes de la décomposition tendent à prédooiiMf sur ceux di> l'assimilation, et insensiblement ramaigrissement général fait des pi** grès, le système niu.srulaire s'atrophie. - -
L'acti\ité de la nutrition, qui send)le, jii.squ*à un certain point, être eorarP'' , . a\ec ledegié de \ascularité i\vs tissus, est bcaucou|) plus grande dans les mii^cl^' -, tissu adiprux, que dans lc'scarlila;j;« s. les ligiuuents, les tendons, bs os, lecenrt*» -^ la ii:oelle é,'iuière. Tout le inonde sait avrc «pieJe r.qndilé la graisseuse dépose^ les tissus, a\er quelle rapidité elle diminue et di paraît sous Tinlluence desinab^*^ . , ou seulement de rahsliiienre; les muscles s'amai.;rissent aussi à un haut degréd^ .^^ les affections qui conduisent au m:irasme, tandis qii<* dans les mêmes cundilii* les os, les cartilagts, les .tendons, les centres nerveux, semblent toujours consent le même >olume. ^
Les lois qui président à la con\ersion des fluides en solides organiques, deii^ «,, nent unifoi mes |>our toutes les variétésdu tia\ail nutiilif; elles paraissent Arfl** l'accroissement, la reproduction et la régénération des parties, ce qu'elles bOOtp*'' ^ leur formation et leur entretien.
i/aceioisMMi.cnt chs solides .s'i-iïectue aux dépens des parties fluides, *!•'■ ». circulation dissémine dans tous les points de récouomic. Ces fluides dounefit P^ ^
DES FHENUMÉ.NES GÉNÊKaUX DE LA NLTHITIO.N. '^71
lesceilnlcs à l^iiitériour drs(|ncllos se Iroinc un noyau qui u^cst lui-mcme :pliiilo |)lus potilc. l/agrt';;;ilion ùa ces cellules, leur aliongtMiicnt, la fore nouvelles cillulos îi riiilérirur v\ à Tixlrrirur do colles déjà développées, iinorphoses qu*ollos sonl suscopld)lcs d'épi uu\ or, hont les nioycns que la luploie pour accruître la masse des parties ^i\anles, de mémo que inmr iidant la vie euibryunnaire. IMus tard, nous étudiei*ons avec plus de détails
observations qui ont été fuites à cet égard.
:)roductiou des tissus divisés nu détruits s*opère aussi aux dépens du fluidf % fibrino-albutnineux, exhalé à la surface des solutions de contiuuiié, e: lie d*un dé\eloppeinent s))ontané de cellules, de fibres, de Yai.>seaux auîi-
celui de ccsinènies éléments dans rend)r\on qui se forme, ou daii^ Isiiii'
vit d*unc exi.stonce propre. La légénéraliou des parties détruit* s, ulk acules dl*s g;isleiopodes, des pattes des crustacés, de la quour* d«r^ u;»- <, met en évidence, comme tous les autres phénomènes niitiiiifK i uiui^ e d'après lequel s'organise la matière vivante, tous les actes du travail nutritif, on voit donc intervenir dem oto^*:^ ir
des forces vitales qui tracent le plan, as.signeiit les limiiis, \i-^ i*j'iu^ï «- «,et tous les autres caractères des parties ; iU'^ furces cliimiqu*-» qu o;<:rL allient moléculaire et les transformations des principes aux d>f>.'iii ttà^tf^wsn ituent les tissus. Les premières délei minent lordie d'éiolutrii. o* '.irnih latent le développement des oigjuiesqui doivent fonctionui.T u<b i#«iiiu* jfvui -. : celui des parties dont L' rôle Iransiloiie ou momentané ckI ^.«.uuijii . ttf-
révdlution des dents, des productions cornées ou «'pifi*riiji<|u^ i. jus |ue, la chute des bois des ruminants, la di.>pariti<m dl'^ «.«muir^t^ ^«»* et une foule d*autres particularités plus ou moin?» iiii|f<indu«tr. i^r mn, les font le reste ; elles exécutent leurs opéiations llall^ ul MrMriaan»hei'miué par les premières: tout se borne pour ellfs^ i>:îuiu:- ^. mk^al iidres détails sunl réglés à Tavance.
•Mèine nerveux exerce une influence incontestable »u' lion, soit pendant la duréi; du dé\eloppemeiil di-b ots n'ont pi us qu'à demeurer siaiiounaires. . pendant la vie embryonnaire que rinterventioij m i ition est le plus obscure ; car le tra\uil de ioruMo»! et fiit des progi-és r4|)ides avant (joe le» ceulf rtphériqaes, «oient enx inCMues cotistituiS. ^j» tni^ s^.-^r ^mm iaM Mb circonsiaiices oà le cerceau et l<.-^ «t h ■'■ nit phis on moins complètement ; mais aiur.- ij fOr. ..jhb «, dei nerfe qui en émanent, et celle dii jgoB^ i^mm» les
\ dn» ces conditions, le tra\ ail foimaieuf wi^m^mÊ^Êm ichcs
■embre de parties, dansla pluj)ai t des uq^HHMWBMVK: ^ ts de U
IX lui -même, et coniim;, du reste, ce xxwtÊàtÉmm^mmm \u\uiue di
gintweMCépar ce sysiMne, on doit adnOMtiflH^H^. .- - nress'iou iVo
BiiKt*<M s nutritives ne dépondent pasjMmiiMMBW- « /«si celle d<
i exira-uléiine, celte iuUvBKBH^HMii^^M-. nc^i *
.insi, lorsqu'il surviemi
571 I>K LA NUTRinuM.
par la suite, el |>ciulaiii toute la durée de la vie, s'éiablir et |)ersitiler desdîfKrei notables entre le développement dos parties droites et celui des parlien gaocha corps. Le côté malade ne se développe pas au même degré que l'autre ; lesmni y acquièrent moins de volume et y demeurent flasques; les os, du moios ccn comme les phalanges, peuvent Ctre mesurés approximativement, seoibleni grêles; la peau, de ce côté, est plus mince, plus délicate, et ses poils sont fins que du côté qui a acquis son développement normal, des différences pern à Tâge adulte, comme j'en ai eu le triste exemple sous mes yeux.
Plusieurs faits montrent la réalité de cette influence. Dans les paral^'sies b des nerfs, ou voit souvent, pour peu que Taflection soit ancienne, les oiuscIck lesquels ces nerfs se rendent mous, décolorés, moins volumineux qu*à Tétat i mal. L'altération est sensible aux muscles cervicaux chez les chevaux qui ci l'encolure infléchie latéralement, aux muscles du bras, de Tavant-bras, d cuisse, lorsque quelques divisions des plexus brachiaux ou lombaires sont deve le siège de lésions graves. I^ section des nerfs plantaires, pratiquée sur les chei afleclés de la maladie naviculaire, dans le but de faire cesser la douleur et la c dication, détermine quelquefois, lorsqu'elle est complète des deux côtés, le dé loment et la chute de Tongle. Enfin, la résection des nerfs des membres donnel comme on le sait, h une atrophie plus ou moins marquée, ralentit le travail d cicatrisation des plaies, et leur donne de la tendance à la gangrène.
l/influence nerveuse sur la nutrition, quoique incontestable, ne paraît doM absolument nécessaire ; elle accélère ou affaiblit le travail nutritif, comme NI le fait remarquer avec justesse ; mais sans elle, ce travail persiste et conserve certaine activité.
Considérée dans son ensemble, la nutrition est influencée par plusieurs ci qui agissent d'une manière plus ou moini< directe, à la longue, ou avec onet taine rapidité. Les plus remarquables tiennent au climat, au régime, à rhérédi l'exercice, etc.
Ainsi, le climat exerce sur elle une action pui.ssante, continue, qui donne aoxi maux et à leurs diverses races des caractères tressaillants, et cette action porteii taille, les formes, le déveiop|)ement proportionnel des parties, et notammeil celles qui ont le moins d'importance. Sous les plus froides latitudes commet les régions équatoriales, les animaux dumesti(|ue.s conservent une petite taille; n'acquièrent tout leur développement que dans les régions lempéréi*s. Mi pays chauds, le tissu cellulaire est peu al)ondanl, le pelage clair, la |>eau deplinii espèces est nue. Dans les pa^s froids, les animaux ont une fourrure épaisse et i la chèvre a un duvet fin qu'elle perd dans les lieux tempérés ; l'éléphant aold vien avait dans les régions du Nord la peau couverte de |M)ils, et il fa complcicf nue sous les latitudes où il \it actuellement. Les pays humides produisent dcsl maux massifs, leur donnent des formes empalées, une consiitution lyuiphatiqii rendent \v» productions pileuses abondantes et grossières.
Le régime, suivant qu'il est pauvre ou abondant, réduit ou développe la V ralentit ou accélère l'accroissement; il allonge l'intestin, augmente lacaiocilé réservoirs digestifs et l'étendue de la muqueuse qui les tapisse, lorscfoe le ol* lier reçoit les aliments de l'herbivore ; il donne une prédominance excoii**
DIS PBéNOMÈNES GÉNÉIIAlTX DB LA NUTRITION. ^7)
bote adipenx, si ce régime est 1res abondant ; il rend les animaux rachitiques, ne leur fournit pas une quantité suflisanle de matières minérales pour la nutri- I des os. I/exercicc développe le système musculaire, restreint la production dé raisse, enfln l'hérédité on la transmissibililé, par la voie de la génération, de^ liGcations imprimées à Téconomie, influence profondément le travail notriliJL son secours et par celui des agents divers que Tbomme peut utiliser, les lois la nutrition sont modifiées d'une manière étonnante. On augmente considéra^ lient la taille des races domestiques; on change les proportions du squelette, point de vue de la consommation, les parties qui sont sans utilité, comme ta léte ss extrémités, se ra|)etissent; les masses musculaires prennent un volume énorme; Msou des bétes ovines devient plus serrée et plus fine ; les cornes disparaissent ; olution des dents a lieu avant le temps fixé par la nature; la disparition* des >hyses est hâtée; en un mot, l'animal arrive plus promptement à l'âge adulte i s'il était resté dans les conditions ordinaires.
ilL De la statique de la nutrition des fluides et des solides