‹ Traité de physiologie comparée des animaux domestiques (volume 2)Chapitre 93 sur 152 · ORGANIQUES · texte numérisé non relu

ORGANIQUES

Le travail de la nutrition comprend deux ordres de phénomènes parfaitement tincts: les uns par lesquels la matière étrangère se convertit en substance ante pour faire partie du sang ou des tissus; les autres par lesquels la substance ce sang ou de ces tissus cesse de vivre et est rejetée de l'économie ; en d'autres mes, il y a dans la nutrition un acte d'assimilation ou de composition, et un acte désassimilation ou de décomposition.

Letravail d'assimilation, généralement le plus manifeste, semble même s'eiïectoer d pendant la période de formation ; il conserve, pendant toute la durée de Tac- Msseroent , one prééminence marquée sur Tautre , du moins dans la plupart des RIS. Il augmente alors, suivant une proportion rapide, la masse du sang, le voue du squelette , des muscles et des autres parties du corps , excepté celles dont rôle transitoire est accompli, comme le thymus, les corps de Wotiï, la veine et i artères ombilicales; mais, une fois que l'organisme est parvenu à son dévelop* ment complet, re phénomène d'assimilation perd sa prééminence à mesure que UBial avance en âge; il finit par n'avoir plus assez d'activité pour réparer les n» de l'économie.

Le travail de décomposition s'opère aussi d'une manière incessante et parallèlerat an premier. Il est toujours extrêmement rapide dans les liquides : c'est par î que sont enlevés au sang Teau des sécrétions , la graisse qui brûle ou qui se {pose dans les tissus , l'albumine, la fibrine, que s'assimilent les muscles et les iicn tissus, les éléments des produits de sécrétion. Ce travail enlève les couches Mérienres des os et agrandit peu à peu le canal médullaire, creuse les sinus de la tie, ose et déprime les racines des dents caduques , réduit peu à peu le volume du d, fait disparaître les exostoses , creuse la surface des os soumis à la pression d'un ■i^ysme, résout les tumeurs anciennes, rapetisse les cicatrices. Cest cette dé- •itioii qui , sous rinfliioncc do ralimontation insulTisanle , de l'abstinence, de

nu DE I.A NUTRITIOK.

la maladie , détermine ramaigrissomoni et le marasme , résorbe la graifse dépoiéi ^r tout le corps, atrophie le système musculaire et met bientôt la niKhineanmalè dans Timpossibiliié de fonctidiiner. ' Ces deux actes sont intimement liés Tun 5 Tautrc; le second est même onecai- k séquence nécessaire du pnMnier. I«es niétamorplioscs incessantes qu'éprouinl hp | priiicipes constitutifs des liquides ou des tissus finissent bientôt par altérer lallip j^ ment leur composition que ces principes perdent lepr^f propriétés normales et Tap- 1 titude h continuer leur rôle. Ces tissus, ou plutôt ces principes conMiiutils dif I tissus, auxquels Toxygène aenle\é insensiblement du carbone et de rii|dnigèi^ I ces princi|)es enfîn, qui eux-mêmes ont été oxydés à divers degn>s, cessent prB| I peu de réunir les conditions requises : ils sont convertis en urée, en acide uriqiii 'en acides cbolique, cboléique , puis séparés du sang par les reins , le foie , et, fioii lement, expulsés de Torganisnic, dont ils ne peuvent plus Taire partie. Parleftij de cette décomposition, les matières altérées et liansfitrinées sont isolées do roK pour être éliminées dénnitivement : elles constituent ce que les anciens pliysiià^' gistes appelaient les matériaux usés, comme si la fibrine, l*albumine, la gniflti] les sels, étaient susceptibles, en servant pendant un certain temps k la foruiti d'un organe, d'éprouver une usure réelle.

Dans les conditions normales , chez l'animal adulte qui conserve sensiblement même poids, la nutrition est stalionnaire. Les aliments et les liquides ingérés l'organisme remplacent exactement ce qui est éliminé par les déjections, les s lions diverses, la transpiration cutanée, l'exhalation |)ulmonaire; apssi, il doit J retrouver dans la somme de ces produits chassés de l'économie une qnaoïiié carbone, d'oxygène, d'hydrogène, d'azote, de soufre, de phosphore, de sodii de potassium, de for, etc., piéci>ément éu;alc à la quantité de ces mêmes introduits parles aliments et les boissons. Les belles recherches analyliqo» 6 ^— " M. Roussinganll donnent de cotte loi une démonstration péremptoire. Le savatf expérimentateur opérait sur des animaux adultes, entretenus par un régime uniforme et dont l'état stationnaire avait été préatablement constaté par des pe^c4 faites pendant un mois. Ces animaux étaient enfermés dans des stalles donllesoli ^ c^juvenablement disposé, permettait de recueillir sans peito les fèces et 1rs urioes; \ les aliments et les liquides consommés étaient pest's et analysés, et, d'un autif côté, les excréments, rnriiie , le lait , étaient soumis aux mêmes épreuves. Uditférence entre la somme des pi oduits ingérés et la somme des prcxluits recueillis ex|)rimaît celle des produits de la transpiration cutanée, pulmonaire, et de la l'umbustion respiratoire. Les (piatre tableaux siii\aiils donnent pcnir le cheval, la \adie. le mouton et le poir, le« résultais de cv:> intéressantes recherches (i).

D'après les exi>ériences reproduites dans ces tableaux, on voit : !• que lesdéjfsf lions renferment, pour le rhexal et la \aclie, de 23 à *J7 grammes d'azote de mdtê que les aliments; 2" (pi'il inan(|iie à cesdôjertioiis *2 ^i65 grammes de c^irbonepuv le cheval, 2 211 pour la vache, IJ.'i pour le mouton , 077 pour le porc, somme ' brûlée parla res,)iration. SiMiliMiient, le porc, n'étant pas adulte et augnient»!

^1) UoUii»iiigaiili, Ev momie rwalr lonsidcnr dans ses nipporls avec la chimie^ la pk§ fif/upt^tln mrtPirolniftr, T é(\i\ .1 IL p ^RO.

ras PHiNoaitNBS généraux db la foiTRiTioN. I7S

1^ et ifec ce régime de 120 grammes par jour, a cm|)loyé pour soo accroisune partie du carbone qui manque aux proJuiu reudus. I cet ^lal dVV|uilit)re parfait entre les acquisitions el les pertes que fait Tor- 3 , la somme de princi|>es perdus par le sang , les muscles , les os , est rem-

POIOS & léUt lianiitlo.

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MATIÈRE RI.KMENTAIKE DXK» LES ALIMENTS.

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