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Chez les ruminants, la prcmièi c inasiication, qui est très incomplète, est beaucoup plus rapide que celle des solipèdes. Le bœuf n'emploie, en moyenne, qu'un tiers de minute à broyer un bol plus volumineux que celui que le cheval prépare en une minute; mais la seconde mastication est, chez cet animal, fort lente, comme nous le verrons plus tard.
La mastication devient lente et de moins en moins profonde à mesure que les herbivores avancent en âge : l'usure et l'irrégularité des dents sont les principales causes qui la rendent difficile chez les vieux animaux, car il arrive un moment où les lames d'émail ne forment plus que de très légères saillies sur la surface de frottement qui, même quelquefois, devient tout à fait lisse. Il est k noter que chez les solipèdes les molaires s'usent généralement plus vite que les incisives, de sorte que les premières ne parviennent à rester en contact, les supérieures avec les inférieures, que par l'effet d'une déviation, rendant les incisives presque horizontales. Sans ce changement de direction, il faudrait que les incisives éprouvassent une usure proportionnelle à celle des molaires, et c'est aussi ce qui arrive quelquefois.
Cll.\PriRE XXIV.
DE l'iNSALIVATION.
Pendant que les matières alimentaires parvenues à la bouche y sont divisées et broyées par les dents, elles s'imprègnent d'un liquide destiné à les ramollir, à faciliter leur action sur l'organe du goùi, à les préparer îi être dégluties, et enfin, îi
I)K l.'lNSAI.IVATION. /,65
leur faire subir déjà quelques niodificalions prôiiminaires à celles qu'elles doivciU éprouver dans les parties profondes de l'appareil digestif.