BÉLIER
FISTUI-K A DROITE.
Tunips.
Qiiaiililé.
Sens lie I.J maslicaliod.
Ohscrvalious.
Alinnîiits.
Temps.
Qiian- Ules.
Obseivalioiis.
Alimcnb.
Tein i'8.
Quantilcs.
Observations Alimciils.
iiiiiintPS.
miniili's-
lir-
à gauche .
loin.
foin.
foin.
à gauche .
foin.
foin.
foin.
à gauche .
foin.
foin.
foin.
à gauche .
foin.
foin.
foin.
à droite. .
foin.
foin.
foin.
à droite, .
foin.
foin.
foin.
à droite. .
foin.
foin.
foin.
à gauche .
foin.
foin.
sel marin.
à gauche .
foin.
foin.
foin.
à gauche .
avoine.
sel marin.
abstinence.
à gauche .
foin.
genièvre.
poivre.
h droite. .
foin.
poivre.
sel marin.
à gauche .
foin.
poivre.
^ IV. DK LA SALIVATION DES SUBLINGUALES.
La détermination du rôle des glandes dont les canaux peuvent recevoir des appareils, l'appréciation exacte des conditions, des caractères de leur sécrétion, et des relations qui existent entre l'action d'une glande et celle de toutes les autres, est une tâche facile; mais l'étude de la sécrétion des petits amas glanduleux, dont les canaux, déliés et nombreux, sont presque inaccessibles à l'expérimentation, présente de grandes difficullés. Ce n'est, en quelque sorte, que par des artifices, des moyens indirects qu'il est possible d'arriver à ce ré.sultat.
Chez les solipèdes il faut procéder par voie d'élimination, faire couler à l'extérieur la salive des deux parotides et des deux maxillaires: alors, si l'animal mange, la salive qui imprègne les aliments provient des sublinguales, des molaires et des autres glaiidules, et s'il ne mange pas, le flnide dégluti, à des intervalles plus ou inoins rapprochés, est encore cette même salive, qu'il est impossible d'obtenir directement. Ainsi, on peut voir quel est le produit total de toutes les petites glandes, et quelle est sa composition ; mais, par ce moyen, le fluide obtenu est encore un mélange de diverses salives visqueuses.
Chez les grands ruminants l'analyse ex|)érimentale va plus loin : elle isole la salive de la sublinguale de toutes les autres.
La sublinguale est, chez ces animaux, pourvue à sa partie inférieure d'un canal
DK l'i.nsai.ivatiox. /i75 qui suit celui de la maxillaire et vient se terminer au même point que ce deniior. Or, ce canal supplémentaire, signalé par Icsaulciu-sdes Laçons d' matomic comparée , est assez grand pour qu'on puisse y placer nu petit tube nuiui de sou ampoule. Grâce à une si heureuse disposition, la petite glande a un rôle qui peut être déterminé avec autant de rigueur que celui des parotides el des maxillaires.
l'iG. 39.
FiG. 39. — Sublinguale du bœuf.
B, cunal ittléi ieur de lu sublinguale longeant celui de la maxillaire ; J, canal de Warllion ; C C, canaux
supe'rieur ou de Riviniis,
Pour établir la fistule on fait une incision, dans l'espace intra-maxillaire, de 4 à 5 centimètres, en arrière de la surface génienne; on met à découvert le canal en isolant les granulations qui le recouvrent à la face interne de la glande, puis on l'isole, et enfin on y fixe le tube.
Dès que l'opération est achevée, on voit la salive couler en un filet très fin, ordinairement non interrompu ; cette salive est si visqueuse que le filet descend jusqu'à terre sans se briser, et se renforce de temps en temps par une gouttelette qui, avant de s'étendre, forme un i)etit nœud longtemps à disparaître. Pendant le repas et la rumination, l'écoulement est continu sans aucune interruption; il l'est également lors de l'abstinence et lorsque des substances excitantes sont mises en contact avec la muqueuse buccale; seulement, il est plus abondant quand l'animal mange que dans toutes les autres circonstances ; il donne alors de 18 à 20 grammes de liquide par heure.
En suivant attentivement l'expérience, on voit très nettement : l"que la salive de la sublinguale est encore plus épaisse et plus visqueuse que celle de la maxillaire, et à tel pointqu'elle ressemble à du mucus presque pur; 2° que la sublinguale sécrète d'une manière continue pendant que l'animal mange, et non pas seulement à l'instant de la déglutition, comme l'a avancé iM. Cl. Bernard, d'après ses recherches sur les glandes salivaires du chien ; 3° qu'elle sécrète sous l'influence des excitants mis dans la bouche, et que, par conséquent, elle agit, sous ce rapport, absolument comme la maxillaire; iv" enfin, on voit qu'elle fonctionne encore pendant l'abstinence pour concourir à la production du liquide mixte qui humecte la muqueuse des premières voies digestives.
Quant à ce qui concerne les molaires et les autres glandules, il n'est pas possible d'analyser leur action. On pourrait, après avoir fait la ligature des canaux parotidiens et des canaux maxillaires, engager dans la bouche el fixer à la face interne des joues de petites éponges qui s'imprégneraient du produit de ces glandes non mélangé au fluide des amygdales et de la couche folliculaire du voile du palais.
^176 I)K r,\ DIGESTION.
En isolant avec soin les moluircs supérieures (1) des inférieures, et en les traitant ensuite chacune par l'eau, on constate, d'une part, ([uc les molaires supérieures, qui sont formées d'un tissu jaune et mou comme celui des maxillaires, communiquent à l'eau une grande viscosité ; d'autre part, que les molaires inférieures, dont le tissu paraît semblable à celui des parotides, ne donnent pas au liquide une viscosité sensible Or, puisque la substance des molaires supérieures se comporte, par l'infusion dans l'eau, comme les maxillaires et les sublinguales, il est probable que les premières sécrètent un liquide analogue à celui des secondes ; de môme, les molaires inférieures, si développées chez le bœuf, où elles ont un volume double des sublinguales, paraissent sécréter une salive peu différente de celle des parotides : aussi pourrait-on, à juste titre, les apiioler par^otides accessoires.
Maintenant que le rôle de chacune des glandes salivaires est déterminé, il faut envisager ce rôle dans ses rapports avec celui de toutes les glandes, ou, en d'autres termes, l'action collective du système salivaire.