VI. DES PROPRIÉTÉS ET DE I.A COMPOSITION DES FLUIDES SALIVAIRES
Les glandes salivaires, déjà si nettement distinguées les unes des autres par les caractères qui appartiennent à l'action de chacune d'elles, se différencient encore par les propriétés des fluides qu'elles sécrètent.
La salive des parotides est claire et d'une limpidité presque égale à celle de l'eau ; elle a, vue en grande masse, un reflet très légèrement opalin. Elle mousse fortement par l'agitation et donne à l'eau avec laquelle on la mêle la même propriété. Sa saveur est à peine salée, et sa réaction constamment alcaline sur nos divers animaux, iM. Lassaigne a trouvé que celle de la vache a une densité de 1,0108, celle du cheval de l,00Zi5 et celle du bélier 1,0102, à la température de 15 degrés centigrades.
La commission académique qui a examiné comparativement la salive parotidienne et la salive mixte du cheval a vu, dans la première, des flocons formés de carbonate de chaux et de matière animale. On y trouve presque toujours des débris d'épilhélium, surtout lorsque la fistule date de quelques jours. Sa composition a été déterminée pour le cheval, la vache et le bélier, par M. Lassaigne, d'après les produits que j'ai recueillis avec le plus grand soin. Le savant chimiste l'a exprimée ainsi (1) :
CHEVAL