SALIVE MAXILLAIRE
Eau distillée. . . .
Rien.
Eau de puits. . . .
Se trouble légèrement. . .
Ne se trouble pas.
Se trouble et devient opaline.
Acide azotique. . .
Légère eiïervescence sans
Se trouble et devient plus visqueuse.
Azotate d'argent. . .
Précipité jaune serin en partie soluble dans l'acide azotique.
Magma blaucopaqueetconsistantcommedu mucus épaissi
Sous-acétate de plomb.
Précipité blanc floconneux .
Magma blanc opaque et demisolide.
Sulfate Terrique. . .
Précipité blanc jaune chamois
Magma gélatineux jaune rougeàtrc assez consistant.
Chlorure mercuriquc. .
Trouble et précipité blanc peu
S'épaissit et se transforme eu une glaire transparente.
Acide tannique. . .
S'épaissit, devient Dlante et muqueuse.
Alcool à 88° cent. . .
Léger trouble ....
Flocons glaireux et visqueux.
La salive des sublinguales, peu épaisse, peu visqueuse, moins alcaline peut-être que la salive des parotides et des maxillaires, n'a pas été analysée ; mais il est facile d'en extraire assez sur le bœuf pour en apprécier les propriétés et la composition.
Enfin, la salive niixlc, c'cst-à-diic le mélange des divers fluides destinés à humecter la bouche pendant l'abstinence, a d'autres caractères. ÏMais il faut distinguer ici trois espèces de salives mixtes, savoir : 1° celle de l'abstinence qui provient des sublinguales, des diverses glandulos, et en très faible partie, des maxillaires; 2" celle du repas qui est un mélange de toutes les salives suivant les proportions iioi males ; 3" enfin, la salive mixte de la rumination, qui diffère de la première par l'absence à peu près complète du fluide des maxillaires. Celte distinction est importante : si on l'eût faite, les analyses données par quelques auteurs auraient une autre valeur que celle qu'elles possèdent en réalité. La commission académique dont j'ai déjà parlé, a employé un excellent moyen pour obtenir la seconde.
La salive mixte est plus épaisse, plus vis(|ueuse que le produit des maxillaires et des sublinguales : elle a une alcalinité moins prononcée que la salive paroiidienne comme la commission l'a constaté. J'ai cru rcmar(|uer que k degré d'alcalinité est en raison inverse de la viscosité, tant pour les fluides salivaires que pour certains produits de .«-écrétion, tels que la bile, le suc pancréatique et les sucs intestinaux.
On a signalé dans la salive la présence de quelques substances sur lesquelles il s'est élevé beaucoup de contestations. Ainsi, on y a indi(|ué de l'acétate de soude et de potasse, de la silice, des phosphates et du carbonate magnéi-ien, du sulfo cyanure de potassium, des matières grasses, et enfin, une matière animale désignée sous le nom de ptyaline par Gerzelius, puis une autre appelée diastasc salivaire. Pour s'entendre sur ce point, il faudrait d'abord bien distinguer les salives, les recueillir pures et ne pas discuter tantôt d'après ce qui a été vu sur celle de l'homme, tantôt d'après ce qu'on a observé sur le chien ou le cheval.