‹ Traité de physiologie comparée des animaux domestiquesChapitre 133 sur 155 · MOYENNE · texte numérisé non relu

MOYENNE

Bœuf (6 nus\ .

Bœuf (5 ans). .

Vactic ( lo ans).

Bœuf (20 mois).

Veau (1 an). .

Veau ( 6 mois).

B(ilier

Buffle

Dromadaire. . .

Cerf

Biche

Ces exemples suffisent pour montrer que le nombre des mouvements des mâchoires, lors de la rumination d'un bol, est fort variable suivant l'espèce et l'âge des animaux. Ils donnent une idée des différences qui se produisent pendant une même période de rumination entre plusieurs bols successifs; mais il ne faudrait pas y attacher une grande importance, puisqu'ils varient à l'infini, pour le même animal, pris plusieurs fois dans les mêmes conditions,

La vitesse ou la lenteur avec laquelle s'opèrent les mouvements de la mastication mérycique, est, ou du moins paraît en rapport avec la lenteur ou la rapidité habituelle des autres mouvements de l'animal. Ain.si, les animaux à allures lentes comme le bœuf, le buffle, le bison, out une mastication très lente, tandis que ceux qui sont vifs, agiles, ont cette mastication très rapide, comme les cerfs, les gazelles, les chèvres. Le mouton , cependant, a aussi, comme cesderniers, une rumination assez rapide. S'il fallait faire une échelle gi aduée pour représenter les différentes nuances de lenteur ou de vitesse de ces mouvements, le buffle serait à une extrémité pour la première, et la gazelle à l'autre pour la seconde.

(1) lis étaient tons nourris avec des fourrages socs.

DK LA UUMliNAllON. 5!25

La vitesse de celle iiiaslicalioii varie aussi suivant les âges. Tous les jeunes animaux ruminent très vile, et d'autant plus, qu'ils sont plus jeunes. Les animaux adultes ou vieux, ceux qui sont mous, alTaiblis, ou un peu malades, ruminent plus lentement.

Elle n'est pas la même au commencement et à la fin de la rumination d'un bol. Lorsque l'animal commence à ruminer, et pendant les trois quarts de la durée de la luasticalion, la vitesse est uniforme, mais sur la fin elle s'accélère beaucoup, et d'aui.int plus, que la mastication est plus rapprochée de son terme. Ce fait constant ne présente d'exception que quand l'animal est obligé d'avaler la pelote avant l'instanl où elle aurait été déglutie, si rien n'avait troublé la rumination.

Je n'ai pas remarqué que la mastication est plus rapide quand l'animal rumine des aliments tendres et sapides, que quand il rumine des aliments durs et peu agréables, comme la paille; néanmoins plusieurs auteurs ont dit qu'il existait à cet égard de sensibles dilférences. Feut-étre en est-il ainsi, mais la chose me paraît assez difficile à constater; il faudrait, pour cela, expérimenter sur le même animal auquel ou ferait manger successivement, et à quelques semaines d'intervalle, du foin, de la paille et de l'herbe verte.

Le tableau suivant indique le temps nécessaire pour la rumination d'un bol, et par conséquent la vitesse de la mastication mérycique. L'animal d'après lequel il a été fait était un taureau d'un au, nourri au foin sec.

Page 1