III. DE LA NATUPE DE l'aCTION MUSCULAIRE
Nous venons de voir les phénomènes qui caractérisent la contraction musculaire i et les conditions sous l'influence desquelles elle s'effectue ; il nous reste à rechercher i quelle peut être la nature intime de cette action. I
Descartes, Newton, et avant eux Galien, regardaient la contraction comme le résultat de la réplétion des fibres musculaires par les esprits qu'ils admettaient dans les nerfs. Beaucoup de modernes ont adopté la uiême opinion avec quelques variantes : AVillis, par exemple, supposait que les fibres tendineuses étaient des réservoirs destinés à contenir ces esprits émanés du cerveau et transmis aux muscles par l'intermédiaire des nerfs. Ces esprits en affluant dans les organes contractiles, se mettaient en contact avec certains principes aériens amenés par le sang, déterminaient une fermentation qui devenait la cause immédiate de la contraction ; puis celle-ci effectuée, les esprits revenaient dans les fibres tendineuses. Duverncy (3), qui
(1) Haller, qui avait observé sur le cliat, dans la même circonslaucc, des mouvements l des membres postérieurs, les attribuait à la contraction des psoas.
(2) Voyez Uecueil do médecine vclcrinaire, 1831, p. 517, Claudication iiilermittenle des membres posldrieurs dcleimince par roblilc'ralion des artères fémorales, M. J. Houley — Id. 1846, p. 578, Mémoire sur les paralysies du cheval causées par l'oblitération de l'aorle postérieure et de ses divisions terminales, M. Goubaux. — Id. 1851, p. 793, Oblitération du tronc brachial gauche et do ses divisions déterminant une boiterie intermillente chez le cheval,, M. H. Bouley.
(3) Œuvres analomiqucs, Paris, 1761, 1. 1, p. 489. '