‹ Traité de physiologie comparée des animaux domestiquesChapitre 97 sur 155 · CASÉINE · texte numérisé non relu

CASÉINE

ANIMALE

VÉGÉTALE

ANIMALE

VÉGÉTALE

ANIMALE

VÉGÉTALE

Carbone. . . .

Hydrogène. . .

Oxygène. . . .

D'après ces résultats, il est évident, d'une part, que les herbivores trouvent tout formés dans leurs aliments les principes azotés indispensables à leur entretien et à leur accroissement, et d'autre part, qu'ils n'ont plus, pour se les assimiler, qu'à les modifier très légèrement, surtout sous le rapport de la forme et des propriétés physiques. De plus, il devient à peu près certain que l'une quelconque de ces trois substances peut, à elle seule, former les autres, sans qu'elle ait besoin de changer de composition élémentaire. Ce sont là, au reste, des données sur lesquelles il faudra revenir pour comprendre les phénomènes intimes des actions nutritives.

L'animal qui vit de substances végétales n'est donc herbivore que de nom ; il se nourrit en réalité de chair, comme le fait le carnassier, m;iis de chair végétale emprisonnée dans une gangue celluleusc, dans un tissu ligneux et associée à une foule d'autres principes qui, sans être au.ssi importants, ne sont pas moins nécessaires que les premiers. Tous ces principes azotés, une fois dégagés, subissent, dans les voies digestives, les modifications que la chair éprouve dans celles du carnassier. Les mutations digeslives, en apparence si différentes dans les deux groupes d'animaux, doivent donc offrir une analogie que l'on serait loin de soupçonner de prime abord.

un UKf.lMIÎ.

I Ces principes, {iii'nii savant cliimislc a appelés protéiquex, ne suffisent point à i l'alimentation de l'herbivore; ils sont en trop faible proportion dans certaines parties des plantes pour fournir à l'organisme tous les éléments de la nutrition. Aussi se trouvent-ils associés à d'autres substances, telles que le sucre, les gommes, la fé- 1 cule, les matières grasses, dont le rôle serait plus spécialement, d'après les idées do , M. Liébig, en rapport avec les fonctions respiratoires. En somme, l'aliment de l'her- ])ivore, pour donner tous les matériaux nécesaires à l'entretien de la vie, doit avoir une composition fort complexe ; il faut qu'il contienne, ainsi que l'établissent si ilairement les recherches de M. Boussingault : 1" une substance azotée, telle que la iibrine, le gluten, la caséine; 2" une matière grasse; 3° une substance ternaire, comme la fécule, le sucre, les gommes; k" enfin, des sels, notamment des phosphates calcaires , magnésiens, ferriques, des sels de soude et de potasse. Cette proposition trouve sa preuve dans le tableau suivant (1).

TABIjEAU de la constitution des substances végétales alimentaires.

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