‹ Traité de physiologie, consideŕeé comme science d'observation (volume 2)Chapitre 5 sur 115 · INTRODUCTION. J · texte numérisé non relu

INTRODUCTION. J

qui annonce que l'essence d'üne chose a ses racines dans l'ensemble de la réalité, et ne peut être complétement connue que par là. Donc la physiologie, pour arriver à la connaissance de l’homme, doit porter ses regards sur la nature entière, et contempler tous les phénomènes de l'univers. Le nom de physiologie imposé par excellence à la science de l'essence humaine, indique le rang que l’homme occupe dans la nature , et qui fait qu’étant le plus haut produit de 1a réalité à nous connue, il comprend en lui les forces du monde entier. La physiologie est donc le commencement de toutes les sciences naturelles, le point unitaire de la connaissance de toute réalité.

3° Enfin, comme le mot de nature exprime l'unité du monde et de sa cause, la physiologie doit aussi, dans l’enchaînement des phénomènes de l’univers, reconnaître leur cause infinie , et s'élever à l'intuition de l'existence absolue : elle doit devenir connaissance expérimentale de Dieu, ou théologie naturelle.

$ 3. En nous bornant à l'intuition pure et simple (S1), dans nos recherches, la méthode qu'il convient de suivre se dessine clairement , et il ne reste plus aucun doute par rapport à la question de savoir si nous devons commencer par l'étude des singularités ou par celle de la totalité. En effet, le smgulier n’est intelligible qu'au moyen du tout , et la totalité , à son tour, ne peut être connue que par l’ensemble des singularités. Mais la marche naturelle de notre savoir exigeant que nous apprenions d’abord à connaître, après quoi seulement il nous est possible de comprendre , nous devons soumettre aussi la physiologie à cette marche analytique , si nous voulons qu’elle s’insinue graduellement dans la conviction, et non qu'elle s'impose à l'esprit comme une doctrine arrêtée d'avance. Nous débutons donc par contempler les faits un à un, de manière cependant à rapprocher ceux entre lesquels règne une sorte d’aflinité, afin de saisir ce qu’ils ont de com mun et ce qui caractérise chacun d'eux en particulier. Dès que nous avons appris à connaître un cercle de phénomènes aflines, nous revenons sur nos pas, et, les embrassant tous d’un seul coup d'œil , nous arrivons ainsi à des résultats que

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