‹ Traité de physiologie, consideŕeé comme science d'observation (volume 2)Chapitre 51 sur 115 · PRODUIT DU TESTICULE · texte numérisé non relu

PRODUIT DU TESTICULE

linique extérieure seulement, et que la fovilla , l’analogue bien évident dü sperme animal, y demeure entièrement étrangère ? Dans cette hypothèse , la pollénine ne devrait-elle pas bien plutôt être rapprochée du produit fortement odorant que sécrètent les glandes situées, comme on sait , au voisinage des organes génitaux d’un grand nombre d'animaux ?

3° Il n’y a point d’Infusoires dans la fovilla , d’après Mohl, dont le témoignage mérite une confiance entière. A la vérité, cet observateur à remarqué, comme plusieurs de ses prédécesseurs , un certain mouvement des granules contenus dans la fovilla ; mais ce mouvement ressemblait en tous points aux oscillations que Robert Brown , et après lui un grand nombre d’autres physiciens ; ont vu exécuter même par des substances minérales , lorsqu'elles avaient été réduites en molécules très-déliées. Il dépend, du moins très-probablement, des courans que la chaleur , qui n’est jamais répartie d’une manière uniforme , entretient continuellement dans tous les liquides, quels qu'ils soient.

Brongniart regarde l'embryon végétal comme un animalcule ou une plantule infusoire , qui, de la fovilla du pollen, descend jusqu à l'œuf, à travers l'ovaire , et qui se glisse dans cet œuf en renversant sur elle-même l'extrémité libre du germe creux. Une pareille hypothèse ne mérite pas qu’on la réfute } (1).

Nous ajouterons , comme particularités historiques , que le pollen paraît être combustible à un très-haut degré. En effet :

1° Il s’enflamme à la lumière , tandis que ses utricules vides ne font que se charbonner ;

2° Les abeilles en préparent de la cire ;

3° Il donne une substance huileuse par la pression , se décompose avec une grande facilité, entre promptement en putréfaction, et dégage beaucoup d’ammoniaque ;

4° Il peut même , suivant Gleditsch, servir à la réduction des oxides métalliques.

5° Il a très-souvent une odeur forte qui, dans plusieurs

(1) Addition dE. Mever.

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