PRODUIT DU TESTICULE
plantes, telles que l’épine-vinette , le châtaignier , le peuplier , etc., ressemble à celle du sperme.
Sa principale partie constituante est la pollénine, poudre jaune et légère, sans odeur ni saveur, qui prend feu et brüle tout à coup quand on la met en contact avec la flamme ; cette substance ne se dissout ni dans l’eau ou les huiles, ni dans l'alcool ou l’éther , ni enfin dans les alcalis. A la distillation sèche, elle donne 14,0 de ‘gaz acide carbonique et de gaz hydrogène carboné , 54,0 d'huile empyreumatique ammoniacée , 16,5 d’eau imprégnée d’acétate d'ammoniaque , et 15,5 d’un charbon diflicile à incinérer, qui ressemble à de l’anthracite (D).
Outre la pollénine, qui entre pour 77,25 dans le pollen du Pinus sylvestris , le pollen de diverses plantes a fourni aux chimistes des phosphates de chaux , de magnésie , de potasse et de fer, une substance analosue à la gélatine , une autre céracée et huileuse, de la résine, du sucre , du tannin, de l'acide gallique, de l'acide acétique , enfin des malates de chaux, de potasse et d'ammoniaque (2).
$ 83. A l'égard de l’activité plastique du testicule, elle nous présente plusieurs choses à considérer.
1° Quand le testicule est un organe compacte, il se montre sous la forme d’un tissu blanc ou jaunâtre , mou et extrêmement délicat, qui contient si peu de parties solides, proportionnellement à sa masse liquide, qu'il perd les quatre cinquièmes de son poids par la dessiccation , et que sous ce rapport il surpasse non seulement tous les organes plastiques, mais encore le cerveau lui-même (3).
2° La formation du sperme paraît dépendre de la multiplicité des points de contact du liquide avec le tissu solide , et d’une influence vitale continuelle qu'exercent les parois orsaniques ; car elle semble s’opérer dans des vésicules , et commencer dans les extrémités en cul-de-sace des canaux. Or, chez les animaux supérieurs, ces canaux sont plus
(4) Gmelin ; Handbuch der theoretischon Chemie, p. 4455.! (2) John, Chemische Tabellen der Pflansenanalysen, p. 164, (3) Haller, £lementa physiologie, t, VIT, p. 440,