DU SPERME
longs que dans tout autre organe. Suivant Lauth (1), le chemin que la liqueur séminale parcourt dans l'intérieur de l'épididyme de l'homme, a vingt et un pieds de long. Cette particularité s ‘accorde avec le fait bien connu que la sécrétion de la semence surpasse toutes les autres en lenteur, puisque non seulement elle s'établit tard, mais encore elle n’a lieu chez les animaux qu'à une certaine époque de l'année ; et une fois que les organes qui contenaient le sperme s’en sont vidés entièrement, quelques jours s'écoulent avant qu'une nouvelle évacuation devienne possible.
3° Le sperme Csperma) est un liquide blanc, visqueux et opaque. Quand il n’a point acquis toute sa perfection . il est plus liquide et plus translucide. Il a une odeur particulière, qui ne yarie pas notablement chez les différens animaux , et qui ressemble à celle d’un os qu'on lime. Sa saveur est un peu âcre et styptique. Il est plus pesant que d’autres liquides animaux , et tombe au fond de l'eau , à la surface de laquelle ne s’en Élie qu'une petite partie, qui s’y coagule. Il est alcalescent , car il verdit les couleurs bleues végétales et précipite les «5 Arp et les terres de leurs dissolutions dans les acides. Un grand nombre de bulles d'air se dégagent de $on sein (2). Quelques heures après sa sortie du corps, qu'on le tienne à l'air, ou qu'on le conserve dans un vase clos, il devient limpide transparent et plus liquide, lé mène que la chimie n’explique pont, et qui doit dépendre d'un mode particulier de décomposition (*). Exposé à un air trèssec il se dessèche en une substance semblable à de la corne, cassante et translucide. Si l'air est moins sec et médiocrement échaufté , il se couvre d'une pellicule, et dépose du phosphate calcaire , non seulement en grumeaux blanchâtres, mais encore en cristaux prismatiques à quatre pans, terminés par des pyramides à quatre faces. Ces cristaux croquent sous la dent , n'ont aucune saveur et sont insolubles ; ils se fondent
A) Froriep, Notisen ,t, XXXII, p. 307.7 (2) Asch, Diss, de natura spermatis, p. 58. — Osiander, {andbuch der Entbindungshunst ,t. I, p. 241.
(*) Voyez les remarques de Raspail à ce sujet (Nouveau Système de chimie organique , Paris 4833, in-8°, p, 387).