‹ Traité de physiologie, consideŕeé comme science d'observation (volume 3)Chapitre 36 sur 108 · C4 , PRES LL · texte numérisé non relu

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ligne dans la plupart des cas, et assure qu'il ne dépasse quelquefois pas 0,0023. D'après Bauer (1), leur volume n’est qu'égal à la moitié de celui d’un globule du sang, ce qui ne les empêche pas de charrier du sang rouge. Dans la substance grise, les vaisseaux capillaires sont plus abondans, leurs branches ne suivent pas de direction déterminée, et ils fournissent des ramifications extrêmement déliées, qui contractent des anastomoses nombreuses les unes avec les autres ; dans'la substance médullaire, ils affectent presque tous une direction longitudinale , suivent les fibres ; et donnent peu ou point de branches latérales. Berres (2) caractérise la forme de distribution des vaisseaux capillaires dans les nerfs en les peiguant comme un plexus allongé , à angles aigus , avec des mailles rhomboïdales , mais dont:les anastomoses ont lieu suivant toutes les Hd otions dans la substance grise.

12° Quant à ce qui concerne les propriétés chimiques ; la substance cérébrale n’altère point les couleurs bleues végé: tales ; elle se putréfie rapidement , et elle devient plus ferme sous l'influence de tous les agens qui amènent l'albumine à se coaguler ; broyée avec de l’eau, elle donne une émulsion laiteuse , qui, avec un peu de graisse et des sels, contient de l’albumine coagulable par la chaleur ou l'alcool: Quand on:la fait bouillir dans de. l’eau, elle ne donne point de gélatine. Avec-les acides, elle fournit une dissolution lactescente. L'acide nitrique concentré la charbonne , avec production d’acide oxalique et d’ammoniaque. Elle se dissout dans la potasse caustique , en laissant dégager de l’ammoniaque , et produit une liqueur brune. Si on la brüle, elle laisse 0,04de cendres.

Cette substance contient, d'après Vauquelin , 0,8000 d’eau,

0,0700 d'albumine, 0,0523 de graisse cérébrale, 0,0450 de

phosphore, 0,0112 d'osmazome, et 0,0515 de chlorure de sodium, de phosphates de potasse, de chaux et de magnésie,

Ê (4) Meckel, Deutsches Archiv, t. VIII. p. 294. (2) Medicinische Jahrbuecher des œsterreichischen Staates; & XIV,

SYSTÈME NERVEUX. 105 avec du soufre ; selon Denis (1), 0,789 d'eau , 0,073 d'albu-

mine , 0,124 de graisse cérébrale, 0,014 d'osmazome et de

sels.

L'albumine paraît y être à demi coagulée, d’après l'opi- :

nion de Vauquelin , et peut-être cet état est-il produit en elle par de l'acide phosphorique.

Vauquelin à séparé la graisse cérébrale en 0,0453 de stéa-

rine blanche , qui cristallise en lames brillantes par le refroi- .

dissement de la dissolution préparée avec l'alcool bouillant, et 0,0070 d'élaine onctueuse , d’un brun rougeûtre, qui reste

après l'évaporation de la liqueur spiritueuse, et exhale l'odeur - ”** Cl

de Ia substance cérébrale fraiche. Ces deux formes de graisse ne sont pas saponifiables par les alcalis. Kuhn et L. Gmelin ont réduit la stéarine cérébrale en un corps gras lamelleux , appelé par eux cérébrine , qui a une odeur particulière , de-

vient jaune , puis brun, au bout de quelque temps, et ne 7.

diffère de la cholestérine que parce qu'il contient du phosphore , et en un autre corps céracé, pulvérulent , qu'ils nomment myélocone, qui n'a point d’odeur, demeure toujours blanc, et contient peu de phosphore. Kubn a extrait, en outre, de la substance cérébrale une graisse saponifiable par les alealis (*).

Le phosphore est combiné avee la graisse , et à l’état simple selon Vauquelin, ce dont Raspail doute (2), présumant que cette substance se trouve bien plutôt à l’état de phosphate d'ammoniaque dans la substance cérébrale.

L'albumine et la graisse phosphorée sont en plus grande quantité dans cette substance que dans d’autres organes, et leur prédominance est caractéristique pour elle. :

La proportion des sels terreux est extrêmement faible.

D'après Sass, la substance cérébrale se compose de 0,5348

(2) Recherches expérimentales sur le sang, p. 30. (*) Outre la stéarine , l’élaïne et la myélocone, qu’il appelle cholestérine,

éléencéphole et cérébrote , Couerbe (Annales de chimié , t. LVI, p. 464) W admet encore dans la matière cérébrale deux autres graisses, auxquelles - ‘

il donne les noms de céphalote et de stéaroconote. (2) Nouveau système de chimie organique , p. 226.

F ponsre … VAL) À eee

dv.

- de carbone, 0,1689 d'hydrogène, 0,0670 d'azote, 0,1849

d'oxygène , 0,0208 de phosphore, et 0,0336 de soufre et de sels (4).

John dit (2) que la substance grise contient moins de graisse, de l’albumine plus molle, et point de phosphore. D'après Denis (3) , l’élaine cérébrale y est plus abondante. Elle perd 0,80 par la dessiccation, suivant Hamberger (4) et Gendrin (5), tandis que la dessiccation de la substance médullaire ne lui fait éprouver qu'une perte de 0,68 à 0,72. L'action de l'acide

… hydrochlorique lui fait acquérir une transparence gélatineuse.

Au dire de Vauquelin, la moelle épinière diffère du cerveau par une quantité plus considérable de graisse , et une moindre d'albumine , d'osmazome et d’eau ; la substance des nerfs, au contraire, par une proportion bien plus grande d’albumine, et plus faible de graisse phosphorée. Lassaigne (6), dont les résultats s'accordent avec ceux-là, a trouvé dans le nerf optique 0,7036 d'eau, 0,2207 d'albumine , 0,0440 de stéarine cérébrale, 0,0042 d'osmazome et de chlorure de sodium, et 0,0275 de gélatine , qui appärtenaient incontestablement aux envelopppes celluleuses. Les acides dissolvent ces dernières, et durcissent d'abord la neurine, tandis que les alcalis dissolvent la neurine avant de faire perdre aux enveloppes leur consistance.

La substance grise des ganglions diffère de celle du cerveau, suivant Wutzer, en ce qu'elle est plus soluble dans l’acide nitrique et moins dans la potasse. Elle paraît contenir davantage d'albumine et d'osmazome et moins de graisse. Un ganglion du grand sympathique du Cheval était composé , suivant Lassaigne (7), en grande parte d’albumine, tant

(1) De proportionibus quatuor elementorum corporum organicorum in cerebro et musculis, p. 27, 40.

(2) Chemische T'abellen des T'hierreichs', p. 74.

(3) Loc. cit., p. 46.

(4) Element. physiolog., t. IV, p. 22.

(5) Hist. anatom. des inflammations, t. IT, p. 406.

(6) Journal de chimie médicale, t. VI, p, 471.

(7) Journal de Magendie , t, I, p. 391.

coagulée que soluble, avec des traces de graisse, de phosphate et de carbonate calcaire...

Le même chimiste (1) a trouvé dans la rétine 0,9290 d’eau, 0,0625 d'albumine et 0,085 de graisse cérébrale.

B. Système musculaire.

$ 793. Le second genre des organes immédiats de la vie animale comprend ceux ‘dans lesquels cette vie se manifeste par des phénomènes de déplacement , ou les muscles.

1° Les muscles ont pour caractère d’être composés de fibres, qui sont pourvues de nerfs, et qui non seulement possèdent la faculté de se mouvoir spontanément , mais encore peuvent être sollicitées au mouvement par des impressions extérieures, sans qu'aucun Changement mécanique ou chimique renferme la cause proprement dite des phénomènes qui se manifestent alors. Conformément à son caractère , en vertu duquel sa vie est tout extérieure et change à chaque instant, le système musculaire ne forme pas un tout cohérent ; c’est un agrégat de parties séparées les unes des autres et isolées tant par le tissu cellulaire servant à la plasticité , que par le tissu scléreux servant du mécanisme , mais qui présentent des diversités infinies , et qui ne sont nulle part identiques. Berres (2) assigne la forme linéaire comme étant propre au mode de distribution des vaisseaux capillaires du système musculaire , attendu que la plupart d’entre eux s'étendent onduleusement en longueur, et ne s’anastomosent que par un petit nombre de ramifications transversales.

Les muscles se partagent en ceux qui obéissent à l'empire de la volonté, et en ceux qui ne le reconnaissent pas.

(2) Journal de chimie médicale , t. VI, p. 738. (2) Medicinische Jahrbuecher des œsterreichischen Staates, t. XIV, p. 258.

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