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vésicules ressemblent aux cellules vépétales par leur clôturé.
A° L'analogie est surtout grande à l’ésard des vésicules adipeuses, qui, lorsqu'il existe entre elles des intervalles d’une certaine étendue, comme chez le Cochon, ont une forme arrondie , tandis que , quand elles sont serrées les unes contre les autres êt renferment une graisse plus ferme , elles présentent des facettes si nombreuses et si bien dessinées, qu'on seraït tenté de les prendre pour des cristallisations régulières (4).
(J'ai trouvé, dans des lambeaux du tissu cellulaire souscutané et dans le mésentère du Grand-Duc, de belles cellules, bien distinctes, plus ou moins régulièrement hexagones, et adossées les unes contre les autres, mais dont les parois cédaient facilement à la pression, qui en effaçait plus ou moins les angles ; ces cellules, qui contenaient de la graisse, avaient 0,02 à 0,04 lignée de diamètre.
Dü resté, 1l arrive aussi quelquefois à la graisse d’être contenue dans des poches arrondies et closes, dont l’intérieur se compose de cellules nombreuses renfermant des gouttelettes graisseuses. C’est ce que j'ai vu surtout dans l'iris de plusieurs Oiseaux, notamment du Grand-Duc, chez lequel la belle couleur jaune de la membrane paraît dépendre uniquement de cette graisse. Ici, les vaisseaux ciliaires eux-mêmes, ou du moins les veines , sont pleins de pareilles poches. Si je ne me ,suis point trompé dans mes observations, ce fait extraordinaire mériterait un examen plus approfondi , et pourrait devenir d'un grand intérêt pour la théorie de la sécrétion ) (2). |
Chez les animaux sans vertèbres, c’est dans le corps adipeux dont les organes digestifs des Insectes et des Arachnides sont entourés, que les vésicules se prononcent le plus. Cependant elles paraissent y contenir plutôt un liquide chyleux que de la graisse; mais, partout où l'on rencontre cette dernière, elle semble être renfermée dans des vésicules closes. A la vérité, chez lés Phoques, les Cétacés , quelques Oiseaux
(A) Raspail, Nouv. syst. de chimie organique, p. 185. (2) Addition de R, Wagner.
aquatiques et divers Poissons, on parvient à la faire passer d’un lieu dans un autre par la pression, et elle coule en partie par toute plaie faite aux ligamens ; mais il paraît que ces phénomènes tiennent uniquement à ce que, chez ces animaux , elle est plus liquide , et transsude plus aisément à travers la paroï des vaisseaux.
Du reste, le diamètre des vésicules adipeuses est, d'après Raspail (1), de 0,0211 ligne dans le Hanneton, 0,0620 — 0,1107 dans la Brebis, 0,0531 — 0,0620 Li té ‘Veau, 0,0886 — 0,1107 dans le Bœuf, et 0,1107 — 0,1461 dans le Cochon. |
2° Les vésicules séreuses ne paraissent que dans les points où les organes ont acquis un caractère particulier tellement prononcé, que ce caractère peut s'exprimer aussi par une délimitation plus rigoureuse. Les plus répandues d’entre elles sont le revêtement de la cavité du tronc qui correspond au péritoine, et , après lui, le péricarde. Lorsqu'elles n'existent point, l'intestin et le cœur sont fréquemment entourés de tissu cellulaire , ou attachés à la paroi du tronc, soit par des filamens, soit par des lamelles. Cependant on rencontre aussi des connexions de ce genre chez plusieurs Reptiles et Poissons , dans lesquels ces organes sont enveloppés par dés vé- . sicules séreuses. L’organe digestif des Actinies est attaché à la paroi du tronc par une multitude de feuillets , et, chez les Echinodermes, ce moyen d'union prend déjà le caractère d'une membrane séreuse, qui, chez les Oursins en particulier, tapisse la paroi du tronc , et se réfléchit en manière de mésentère, pour envelopper le canal intestinal. Dans les animaux articulés , la cavité du tronc n’est point ainsi revêtue d'une membrane séreuse , et les organes digestifs sont tantôt à nu, comme chez les Insectes , tantôt fixés à la paroi du tronc par des filamens et des feuillets, comme chez les Annelides et les Crustacés. On ne rencontre pas non plus de membrane séreuse revêtant les parois du tronc dans les Mollusques inférieurs , et elle ne commence à paraître que chez les Gastéropodes di les Céphalopodes , où cependant elle est
dépourvue de mésentère. Les Poissons sont, jusqu’à un certain point, dans le cas des Mollusques supérieurs. Quoique l'on rencontre un mésentère chez eux, il est la plupart du temps incomplet, et une partie du canal intestinal nese trouve entourée que de tissu cellulaire. Chez les Reptiles et les Oiseaux, le mésentère est plus constant et plus complet; mais ce nest que chez les Mammifères qu'on voit l'enveloppe séreuse des parois du tronc se diviser RÉEUeMENRIS en péritoine et en plèvre.
Un péricarde ne se voit, parmi les animaux sans a BREE que chez les Gastéropodes et les Céphalopodes ; mais tous les vertébrés sans exception en sont pourvus. ù
Des vésicules séreuses appartenant à desorganes sensoriels se rencontrent également, parmi les animaux sans vertèbres, chez les Mollusques supérieurs , mais de plus aussi chez les Crustacés, tandis que l'arachnoïde existe chez les Céphalopodes seuls ; cependant elle n’y est qu'indiquée , et elle n’a même point encore acquis un développement bien prononcé chez les Poissons.
Il n’y a de vésicules synoviales que chez les animaux vertébrés. La tunique vaginale ne constitue non plus une membrane distincte , que chez ceux d'entre les Mammifères dont les testicules demeurent toujours hors de la cavité abdominale.