‹ Traité de physiologie, consideŕeé comme science d'observation (volume 3)Chapitre 79 sur 108 · O0 SO © À · texte numérisé non relu

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0/4 SÉGRÉTIONS SUPERFICIELLES GAZEUSES.

Suivant Treviranus (1), la quantité de l'azote expiré s'est élevée , chez |

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| Pouces | 2 S

Heures. 5. ©

| cubes. | SE ?E

UnCrapaud. 3/4 0,18 10,55

Idem. LG TUUTE 6 1,52 1:0,57 3 Abeilles. : 3 0,04 1.1,5 2 Abeilles. AREA E T2 0,02 44,5 L'Apis muraria. 24 0,18 4,2,5 4 Apis terrestris. AS 0,11 13,9 À Apis muscorum. 22 0,23 123,3 9 Syrphes. 9 0,08 171,6 4 Chenille du chou. 11 1/4 0,08 141,2

3 Papillons du chou. 7 4/4 0,144 1,0,47 1 Libellule. 16 0,44 111,0

2 Libellules. 19 4/2 0,42 1:0,57 2 Larves de coléoptères.| 19 0,07 1.2,1

47 Hannetons. 20 0,22 1:0,65

4 Carabe. 22 1/2 0,14 4°0,71

4 Cloporte. 23 1/2 0,06 1°0,66

1 Sangsue de cheval. 21 0,14 10,64 2 Vers de terre. 18 0,08 4.4,1

2 Limaces. h 3/4 0,81 170,22 4 Limace. 80 3/4 0,50 1,3,5 0,11 1,4,3

4 Planorbe. 17

Mais déjà auparavant Spallanzani avait observé les mêmes phénomènes dans ses nombreuses expériences. Il avait remarqué que du gaz azote s’exhale quelquefois; ce fait s'était offert

(4) Loc, eit,, €, IV, p. 6-22,

à lui d'abord chez les Limaçons (1), puis chez des Vers (2), des Insectes (3), des Reptiles, des Oiseaux (4) et des Mammifères , enfin chez l'homme (5); il avait reconnu que, dans d'autres cas, l'air expiré contient la même quantité d’azote que l'air atmosphérique , mais que parfois on en trouve moins. Voici les résultats de quelques unes de ses observations :

AZOTE ACIDE (as ep CARBONIQUE as 8 | EXPIRÉ. EXPIRÉ. se “ap mo @- , ©; LA n |) 5 ÊE = # S TD = je) e © g Sue ue: HRNRNE Be $ ES | à 8 S En?

AE Me RL OE DA He 4 Eu © = a = = = nd © Ds (es) [a] OUR UMTS # # F, 7 “ mr GTA EC TNT est a — | 4 Couleuvre (6). 211237,80| 8 La, 0632; 2 12 10,3322| 4:0,34 : 4 Lézard (7). 40! 39,63! 2 ,0,0443| 1 4/2 0, 0332! 4:0,75 4 Grenouille (8). 60! 59.45) 3 [0:0996| 41010,3322| 4:3:33 4 Grenouille (9). 91 2974! 9 101494 6 47210, 1079 4:0,72 4 Loir (40). 37/601396,38| S 11 7123 8 17723 44 Azote :

absorbé, 4 Tortue (11). 441 59,451 42 10,3986 4 Moineau (42). ‘ | 5,60 39,64) 3 |0,0646 510,4078| 4:1,66 4 Chauve-souris (43)|11/601 36,64 3 10,0614 410,0318| 4:1,33

(1) Mémoires sur la respiration, p. 234.

(2) Rapport de l'air avec les êtres organisés, t, I, p. 7. (3) Jbid., p.47.

(4) Thid.. t. IT, p. 15.

(5) Ibid., p. 29.

(6) Zbid., t. I, p. 195.

(7) Ibid. t, I, p. 289.

(S) Ibid. , 1.1, p. 365.

(9) Zbid., t.T, p. 393. LUE | ) (410) Zbid., t. IT, p. 222.

(44) Zbid.,t. 1, p. 278.

(12) Zoid., t. IX, p. 42.

(13) Zbid., t. II, p. 428.

406 SÉGRÉTIONS SUPERFIGIELLES GAZEUSES.

«D'après cela, l’exhalation de l'azote n’est point proportionnelle à celle du gaz acide carbonique, et l’on n'aperçoit pas de circonstance permanente qui la détermine. Des six jeunes Chiens dont Edwards étudia la respiration ,! il y en eut cinq qui accrurent la quantité de l'azote, tandis que l’autre, toutes choses égales d’ailleurs , la diminuà , en deux heures , de 0,68 centilitre. Des six Moineaux qu'il observa au mois de mai, cinq l’accrurent et un la diminua. De dix Moineaux mis en expérience au mois de novembre, un l’augmenta, et neuf là diminuèrent. La même chose eut lieu pour dix Loriots. Sur douze Grenouilles, sept l'accrurent et cinq la diminuèrent. Dans les expériences de Treviranus, tandis que quatre Limaces diminuèrent l'azote atmosphérique de 0,025 pouce cube dans l’espace d’une heure , deux l’augmentèrent ensuite d'environ 0,190 pouce cube durant le même laps de temps ; et de deux Limaçons , l’un le diminua de 0,003 en une heure, l'autre l’accrut de0,007 pouce cube. {Spallanzani a observé l'exhalation d'azote par des Limaçons :mêlés avec d’autres, quand ils étaient sur le point de mourir. à

Nysten (1) à trouvé, sur trois {sujets bien portans, qu'un homme robuste et à large poitrine n'altérait point la proportion de l'azote atmosphérique par sa respiration pendant l’espace de trente secondes, qu’un autre homme faible et à poitrine étroite expirait pendant le même laps ;de temps 13,25 centimètres cubes d'azote, et qu’une femme bien constituée en exhalait 6,71 centimètres cubes, Il fit respirer le même air à treize malades pendant une demi-minute (2) ; la proportion de l'azote resta la même dans une fièvre adynamique mortelle, dans une pneumonie mortelle et dans une phthisie pulmonaire ; elle fut accrue, dans la phthisie pulmonaire, une fois de treize centimètres cubes, et une autre fois de cinquante-deux ; dans la fièvre adynamique , une fois de. vingt , et une autre fois de cinquante-sept centimètres cubes.

Le seul résultat que nous puissions tirer de ces observations est donc , que , suivant des circonstances qui nous échap-

(4) Recherches de physiologie , p. 490.

(2) Loc. cit,, p. 493.

pent encore, il ÿ a tantôt exhalation et tantôt absorption d’azoie , outre les cas dans lesquels. ni l'une. nil'autre n’a lieu.

20 Taeenboues et Trousset ont remarqué une exhalation de gaz azole par la peau humaine. Abernethy, ayant tenu ;sa main sous du mercure, en obtint de l'air quise. composait, d'à peu près un tiers d'azote et deux tiers d'acide carbonique (4). Collard de Martigny (2) a trouvé que sa peau exhalait quel quefois de l’acide carbonique pur, et ordinairement de l'acide carbonique et de l'azote, mais dans des proportions trèsvariables.

30 Suivant Saussure, les fleurs de certaines plantes paraissent exhaler aussi de. l'azote.

B. Sécrétions superficielles fixes.

& 820. Avec le système cutané et ses cryptes apparaît le rudiment d'un organe sécrétoire spécial, et les sécrétions qui se produisent là font le passage de celles qui ont un caractère commun ou général à celles qui en revêtent un spécial." Là aussi cesse l’analopie entre les sécrétions végétales et les sécrétions animales. La plante n’a qu'une sécrétion interstitielle (811, 13,812; 813, l), une sécrétion vésiculaire (Ç 814 ; 815, 10°), et une sécrétion superficielle “volatile (S 817, 8; 818 , IV; 819 2 qu on puisse comparer à celles des animaux ; Mais elle n’a ni sécrétions spéciales ni cavités sécrétoires qui s'ouvrent à l'extérieur.

Les sécrétions fixes de la surface animale se partagent en celles de la membrane muqueuse et celles de la peau.

À. SÉGRÉTIONS MUQUEUSES.

I. À la surface interne et libre des membranes muqueuses adhèrent et une humidité épaisse qu'on appelle mucus et un liquide aqueux que nous appellerons suc muqueux.

(4) Chirurgische und physiologische Versuche p.108, (2) Loc. cit., p. 164,

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