‹ Traité de physiologie, consideŕeé comme science d'observation (volume 3)Chapitre 80 sur 108 · RL · texte numérisé non relu

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Le suc muqueux est évidemment un analogue de la transpiration aqueuse ($ 816). Le liquide aqueux qui se sécrète à la membrane muqueuse des poumons , et dans lequel se dissout à chaque instant de nouvel air, qui le vaporisé, ne peut s’évaporer que fort peu dans les cavités formées par les autres membranes muqueuses, où l'air ne change point autant, et il est par conséquent obligé de s'y produire sous forme liquide ; mais il doit avoir en même temps une constitution particulière , et correspondante à la nature de la membrane muqueuse. On peut donc le considérer comme une sueur des membranes muqueuses, puisque la sueur proprement dite n’est elle-même autre chose qué la portion de vapeur cutanée dont l’air atmosphérique ne se charge point.

En même temps que ce suc , la surface qui le sécrète fournit aussi le mucus. L’un et l’autre produits sont ordinairement . mêlés ensemble , par exemple le suc gastrique avec le mucus stomacal, le suc intestinal avec le mucus intestinal. Mais il y a des points aussi où l'on ne rencontre tantôt que l’une et tantôt que l’autre forme , comme par exemple à la membrane muqueuse du nez, même dans l’état de santé, mais plus encore dans le coryza, puisque cette membrane fournit tantôt un liquide séreux et tantôt une mucosité épaisse. ‘Seulement il est impossible que Îe mucus ait, au moment desa sécrétion, la consistance visqueuse dont nous le voyons revêtu ; car iln’a pas d’autres organes producteurs que le tissu des vaisseaux sanguins et de la membrane muqueuse elle-même, qui est imperméable à un liquide!si épais et si visqueux. Nous devons donc admettre qu'il était primordialement liquide et coulant , et que c’est seulement par la perte d’une partie de son eau qu’il a acquis de l'épaisseur. Ainsi le mucus pulmonaire n’est évidemment que le résidu de l'évaporation , ou un précipité de substances qui n'ont pas pu ‘accompagner l'eau quand elle s’est volatilisée dans l'air. Lorsqu'un liquide a été sécrété dans les enfoncemens de la membrane muqueuse, il est obligé de s’y accumuler et d’y séjourner pendant quelque temps : les parties dont il se compose doivent alors se séparer les unes des autres; les plus liquides s’écoulent ou se réduisent en vapeurs ; mais le reste s’épaissit, et n’est expulsé que par une

action plus énergique de la couche'musculeuse sous-jacente. Ainsi les cryptes sont le siége principal de la formation du mucus, mais non l'unique. En effet , la quantité du mucus n’est point toujours en raison directe du nombre ou du volume des cryptes , et il y a beaucoup de points couverts de mucus, par exemple au canal intestinal ,; où l’on n'aperçoit pas de ces excavations. De cette manière , la surface entière de la membrane muqueuse sécrète, tant par les points où elle est lisse et unie, que dans ses phanères et cryptes, un liquide qui contient un mélange de substances plus ou moins solubles , et qui, en adhérant à elle, se sépare en mucus et suc muqueux , avec. cette différence que, partout où la membrane muqueuse se dessine en villosités , elle produit un liquide ayant pour des- . tination d’agir à l'extérieur et d’être bientôt éloigné, tandis que quand elle se creuse des fossettes, elle en forme un plus spécialement destiné à rester dans le lieu même. La différence entre le mucus et le suc muqueux consiste donc en ce que le second contient davantage d’eau et moins de substances: solubles dans l’eau , notamment d’albumine , tandis que l’autre est plus riche en eau et contient une substance non soluble dans ce véhicule.

En conséquence , le mucus est sais gluant, filant entre les doigts et d'un blanc grisâtre. On y aperçoit, au microscope , des grumeaux qui ont 0,0013 à 0,0020 ligne de diamètre selon Weber (1), 0,0023 à 0,0038 d'après Krause (2), et qui peuvent être partagés en granulations de 0,008 à 0,0012 ligne de diamètre. À l'air, il perd son eau, et se dessèche en une lamelle cassante , qui a le brillant du vernis. Il se mêle d'autant moins à l'eau, qu’il a plus d'épaisseur. Quand il est très-épäis , il ne fait qu’absorber ce liquide et se gonfler. Il est précipité par l’acétate de plomb, ne se coagule pas à la chaleur, ne se dissout ni dans l’alcool ni dans l'acide acétique , est soluble dans la potasse caustique, d’où les acides le précipitent ensuite, entre en fusion et se boursoufle au feu, brüle en répandant l'odeur de la corne, et

(4) Anatomie des Menschen, t. I, p. 93.

(2) Handbuch der menschlichen Anatomie, t. I, p. 88.

10 SÉGRÉTIONS MUQUEUSES.

donne à Ja distillation du carbonate d'ammoniaque , avec de l'huile empyreumatique. Outre le mucus proprement dit et de l'eau, il-contient de la soude ; du chlorure de sodium, du chlorure de potassium et des traces de phosphates de soude et. de chaux.' Sa constitution, motamment sa miscibilité avec l'eau et sa solubilité dans les acides-et les alcalis,, varient sui vant.les membranes muqueuses qui le produisent.

IT. Au premier rang-se place le suc muqueux sécrété dans l'estomac ‘et le: canal intestinal ; ou le suc gastrique et le suc intestinal ; liquide auquel de’ rôle qu'il joue dans la digestion donne une importance toute spéciale , eu égard à la conservation de soi-même, à tel point que sa production trop abôn-

. dante. entraîne un affaiblissement extrême. Nous ne trouvons

pas ce. suc à l'état de pureté : il est mêlé avec les produits des:organes sécrétoires annexés au canal intestinal.

lo D'après cette circonstance, il nous est impossible de déterminer, quand nous trouvons une masse quelconque de liquide aqueux et mucilagineux dans l'estomac et l'intestin, à combien s'élève la quantité qui a été sécréiée par ces or-

ganes, et combien'il.en faut rapporter à‘la salive avaléeet

au suc pancréatique versé dans l'intestin. Cependant Mon-

tègre estiallé trop loin (4) , en disant que le liquide qu'on rencontre dans l'estomac, cheziles personnes à jeun, se com- -pose uniquement de salive avalée, opinion que partage aussi

à peu près Schultz (2): Eneflet, l'analyse chimique ne:démontre pas cette identité ; d’ailleurs, là salive et le suc pancréatique sécrélés pendant qu’ onest à jeun, ne sont point assez. abondans pour pouvoir se répandre :sur ‘le, canal

Jntestinal entier et s'y accumuler, sans être résorbés ,

en quantité, semblable à celle qu’on rencontre ou qu'on trouve indiquée par les auteurs. Les sujets pris tout à coup de diarrhée, par exemple à la suite d'un refroidissement , et sans

que la sécrétion salivaire ait augmenté , perdent souvent des

quantités très-considérables de suc intestinal en peu de temps. Morgagni, par exemple, assure avoir évacué lui-même ,‘en

(4) Expériences sur la digestion de l’homme , p. 43. (2) De alimentorum concoctione experimenta nova, p, 404:

SÉCRÉTIONS MUQUEUSES. is pareil cas , jusqu'à seize onces d'üun’diquide presque ‘aussi clair que de l'eau ; dans l’espace. de douze heures!(4l} Les cholériques rendent bien davantage encore de:‘sérosité y qui n’a pu être sécrétée que dans l'intestin. Lorsqu’on:ouvre Pin testin d'un Chien vivant, et qu'on l'essuie avec une éponge, il faut moins d’une minnte;, suivant Magendie, pour voir reparaître la:même quantité de sue intestinal, et l’on peut ré: péter aussi souyent qu'on veut l'expérience ; sans que le résultat varie, jusqu'au moment où l'inflarmmation se déclare. Haller. (2) fait remarquer que là surface exhalatoire de Pintestin surpassé en étendue celle dela peau , et que sés artères ont un calibre supérieur à celui des artères rénales: aussi, tout en ayant égard à la mollessé du tissu des intestins et à la chaleur de la cavité abdominale, évalue:t-il à huit livres la quantité de suc abdominal qui $e sécrète chez chat dans l'espace de vingt-quatre heures.

Quant à la quantité du suc gastrique, Spallanzani (3) en rendait, de matin à jeun, plus d’une «once, à la suite: d'un vomitif ; mais Pinel pouvait en rendre’ spontanément depuis quelques onces jusqu'à une demi-livre le matin, après avoir avalé seulement une gorgée d’eau ou une bouchée d'alimens (4). I n'est pas rare que, dans l'état de maladie, le yomissement en évacue plusieurs divres (5). Prout exprima plus d'une demi-once de suc gästrique du conténu de lestomac d’un Chien, qui n'avait pris que des alimens secs (6). Schultz (7) pense que la panse des Ruminans n’est pas propre à fournir une sécrétion abondante, à cause de l’épithelium dense qui la recouvre, et qu’elle ne sert guère que de réser voir à la salive avaléé; mais elle contient une quantité considérable de liquide , qui suflit même , chez le Chameau et:le

(4) De sedib. et causis morb., lib, XXXT, art. 9.

(2) Element. physiolog., t. VIT, p. 36.

(3) Expér. sur la digestion. OEuvres, t. IT, p. 654.

(4) Magendie , Précis de physiologie, t. IE, p. 41.

(5) Haller, Element. physiolog., t. VI, p. 301. : :

(6) Schweigger, Journal fuer Physik, 1. XXVIIX, p. 227. (7) De alimentorum concoctione, p, 104.

Lama, pour apaiser au besoin , pendant quelque temps, la soif de plusieurs hommes. Spallanzani a trouvé trente-sept onces de suc 'gastrique dans la panse et le bonnet d'une Brebis qui avait été deux jours sans recévoir de nourriture (1). Une Corneille (2) lui en fournit , dans l’espace d’une heure, quatre-vingt-seize grains imbibant des morceaux d'éponge qu’il avait fait avaler à cet animal, et un Aigle (3) en vomissait six gros par jour, avec des tubes qu'il avait également été contraint d’avaler. :

2 Le suc gastrique de l'homme , comme l’a surtout remarqué Montègre (4), estun liquide incolore, imparfaitement clair, un peu grisâtre , très-peu visqueux , moussant lorsqu'on l'agite, dans lequel nagent des flocons muqueux gris, qui se déposent par le repos, de manière qu’ensuite la liqueur devient aussi limpide que si on l'avait filtrée. Celui des Chevaux est, d’après Tiedemann et Gmelin (5), d’un jaune pâle, et il a une pesanteur spécifique de 1005. Brugnatelli (6) représente le suc de la panse des Brebis comme un liquide légèrement trouble , jaunâtre, d’une saveur douce, avec un arrière-goût amer et salé. Celui des Oiseaux est également plus ou moins jaunâtre, un peu trouble, amer et salé.

. 3° Ce qui a été dit plus haut ($ 817, 3°) des gaz contenus dans les organes digestifs , s'applique jusqu'à un certain point aux propriétés chimiques du suc gastrique. Ces propriétés peuvent dépendre des alimens qui ont été pris, ou être dé: terminées par une modification spéciale que la digestion imprime à l'activité de l'estomac ($ 851, 2°). On doit donc analyser ce suc à jeun; cependant, même alors, une erreur peut très-facilement se glisser, puisqu'il reste souvent encore un peu de chyme dans l'estomac , à une époque où l’on sup-

(4) Loo. cit., p. 556.

(2) Loc. cit., p. 481.

(3) Loc. cit., p. 640.

(4) Exp. sur la digestion , p. 20,

(5) Recherches expérimentales sur.la digestion , t, I, p. 406.

(6) Beitrægo su den Chemischen Anualen von Crell, t. X, cab, IV, p. 69.

SÉCRÉTIONS MUQUEUSES. 413 pose que le viscère est entièrement vide depuis long-temps déjà.

Quoiqu'on ait trouvé le suc gastrique tantôt neutre , tantôt acide ou alcalin, la plupart des observateurs s'accordent à dire qu'il est neutre ou alcalin chez les animaux à jeun. Haller le dit alcalescent, parce que, suivant Rast, ayant été tiré de l'estomac vide de Brebis et de Mulets, il verdissait le sirop de violette et faisait légèrement effervescence avec les acides (1). Spallanzani (2) a trouvé que celui qu'il avait vomi et celui des Oiseaux carnivores n’était point acide. D'après Scopoli (3), celui des Corbeaux est alcalin, et celui des Corneilles neutre. Carminati l’a trouvé alcalin chez les animaux herbivores, ainsi que chez les Chiens et les Chats à jeun. Brugnatelli (4) et Werner (5) ont rencontré un liquide neutre dans la panse des Ruminans. Chez les Insectes , ce suc est alcalin, d’après Ramdohr, Treviranus (6) et Rengger (7). Thénard a trouvé neutre celui que Pinel rendait à jeun , et Montègre (8) a remarqué que le sien l’était également dans certains cas. Du reste, on doit noter que, dans plusieurs de ces observations, la neutralité indique seulement l'absence d'un acide à l’état de liberté, et qu'on n’a point examiné si la liqueur réagissait à la manière des alcalis. Selon Tiedemann et Gmelin (9), le suc gastrique des Chiens et des Chevaux à jeun rougit peu ou point le tournesol ; chez un Chien auquel on avait enlevé un lambeau du nerf pneumogastrique au cou (10), il n'exerçait point de réactions acides , et, chez une Brebis, qui mourut plusieurs heures après qu’on eut recueilli sur elle le suc pancréatique, il était fortement alcalin. Enfin,

(À) Element. physiolog., t. VI, p. 443.

(2) Loc. cit., p. 696.

(3) Ibid., p. 698.

(4) Loc. cit., t. I, cah. IV, p, 69.4

() Scherer, Allgemeiner Journal der Chemie, t. VII, p. 29.

(6) Biologie, t. IV, p. 355.1

(7) Physiologische Untersuchungen Ueber die Insekten, p. 8. (8) Exp. sur la digestion, p. 22, 25.

(2) Rech. exp. sur la digestion, p. 98.

(10) Zéid., p, 340.

AT SÉGRÉTIONS MUQUEUSES. ï Schultz (1) a prouvé de la manière-la plus péremptoire , par des observations faites sur des Chiens, des Chevaux et'des Grenouilles, que le suc gastrique et le suc intestinal sont alcalins par eux-mêmes,;: c'est-à-dire à jeun. Nous repardons comme. non démontrée l'opinion émise en même temps par lui, que cette alcalescence provient de la salive. ko Scopoli a reconnu ; dans l'estomac du Corbeau, et Schultz (2) dans la panse des bêtes ovines , que l’alcali libre du suc'gastrique était de l'ammoniaque.

5e Parmi les 0,049 ou 0,020 parties de substances solides

contenues dans le suc gastrique de l’homme, Chevreul (3)7a

trouvé, en matières organiques , de la ptyaline et beaucoup de mücus. Suivant Montègre (4), ce suc ne tarde pas, comme Ja salive, à se putréfier, et il subit d'autant plus rapidement cette espèce de décomposition, qu'il contient davantage de mucus, Macquart (5) avait mdiqué de l’albumine, de la gélatine et même de la résine, comme figurant parmi les principes constituans du suc gastrique des Ruminans. Tiedemann et Gmelin, dans toutes les analyses qu’ils entont faites, y ont trouvé, avec le mucus , de la matière salivaire, peu ‘ou point ‘d'albumine ; quelquefois de l'osmazome, dans ‘certains cas aussi de la résine et de la graisse ,‘et, chez les Oiseaux, une substance analogue à la matière caséeuse. 39

Les nids doivent de la Chine, pour la construction dci quels l'Hirondelle de Java emploie son suc gastrique, se ramollissent dans l'eau chaude et s’y dissolvent en partie ; ils ‘donnent ‘une combinaison savoneuse avec les alcalis, et se dissolvent dans les acides affaiblis et dans l’'ammoniaqueavee plus de facilité que ne le fait l'albumine coagulée. Ils sont com-

posés, selon Home (6), d’une substance tenant le mieu

entre la gélatine et l'albumine; suivant Doœbereiner (7),

(4) De concoctione alimentorum, p.63-66,

(2) Loc: cit., p. 46.

(3) Magendie , Précis de physiologie , t, IL, p.41.

(4) Exp. sur la digestion, p. 42.

(5) John, Chemische Tabellen des Thierneichs , p.85, (6) Meckel, Deutsches Archiv, 1. IV, p.437.

(7) Berzelius , Traité de chimie, t, VIT, p. 663,

SÉCRÉTIONS MUQUEUSES. AE d'un mucus qui a beaucoup d’analogie avec la substance du squelette des Poissons cartilagineux.

6° Du chlorure de sodium et de l'hydrochlorate d'ammomoniaque ont été remarqués dans toutes les analyses du suc gastrique, notamment par Carminati, Brugnatelli, Macquart, Chevreul; Prout, Gmelin et Schultz. Après ces sels, celui qu’on, a rencontré le plus fréquemment était le phosphate calcaire; ona vu moins souyent le phosphate ou le sulfate de potasse, le chlorure de calcium ou le sulfate de chaux, le phosphate de magnésie, le fér ét le manganèse.

II. Le suc instestinal contient beaucoup de mucus au commencement du duodénum, ainsi que däns la portion pylorique de l'estomac, moins dans le reste de l'intestin grêle, une très $rande quantité dans lé cœcum ; moins dans le colon, et davantäse dans le rectum. Tiedemann et Gmelin se le sont procuré, pur en exprimant l'intestin, dans les points surtout où il à y beaucoup de cryptes. Le suc ainsi obtenu sur des Chiens, était épais, blanchâtre , et doué d’une saveur salée ; il ne paraiésait point agir sur le tournesol : dans le cœcum/ il était d' an rougeâtre et d'une saveur salée : il rougissait un peu le tournesol (probablement pendant la digestion); dans lé reste de l'intestin grêle’, il'était jtunâtre et sans réactions acides (4). Le suc intestinal du Cheval (2) contenait du mucus, de l'xlbumine, de fa mâtière salivaïre, de l’osmazôme, une matière analogue à la substance caséeuse , rougissant par lé chlore et le chlorure de mercure, ét une matière azotée, ressemblant à l'acide urique, ‘d’ailleurs beaucoup de chlorures et de phosphates ; peu. de sulfates , du carbonate alcalin,, du phosphate et du carbonate de chaux et de magnésie.

Gmelin (3) indique de la manière suivante la proportion des principes conétituans du suc gastrique et intestinal d'un Chéi val qui n'avait pris aucune nourriture depuis trente heures :

:(4) Rech. expér. sur la digestion, p. 104.

(2) Jbid., p.414. | {3) Handbuch der theoretisthen Chemie , t, ti p. 1454,

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