‹ Traité de physiologie, consideŕeé comme science d'observation (volume 4)Chapitre 14 sur 79 · À. PREMIÈRE PÉRIODE · texte numérisé non relu

À. PREMIÈRE PÉRIODE

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$ 383. I. De tous les Crustacés, l'Ecrevisse de rivière est celui dont à étudié le développement avec le plus de soin.

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4° Lorsque l’œuf de l'Ecrevisse est déjà attaché aux fausses pattes de la mère, mais que le développement du fruit n’à point encore commencé, cet œuf consiste en un jaune srenu, brun, et proportionnellement très-volumineux , une membrane vitelline, qui persiste du reste jusqu’à l’éclosion du fruit, une quantité assez médiocre de blanc, un chorion épais et coriace, et une membrane nidulante moins épaisse. Mais le disque et la vésicule proligère ont alors disparu, et, à la place du premier , on remarque une substance blanchître et un peu épaisse, qui s'étend, en une couche extrêmement mince, sur toute la surface du jaune, ne se trouve cependant presque que dans les interstices des granulations vitellines, et par cela même paraît pour ainsi dire réticulée.

2° Ensuite cette substance s’accumule davantage par places, et forme un nombre considérable de petites taches blanchâtres , réunies les unes avec les autres par le moyen du réseau. Quelque temps après, les taches ont disparu, et la substance proligère ou germinatrice s’est de nouveau réunie sur un petit point à la surface du jaune, où elle représente alors un disque nébuleux gris , irrégulier et imparfaitement délimité , la membrane proligère ou le blastoderme.

3° À peu près dans le milieu de cette membrane, il ne tarde pas à se produire d’abord une fossette ovale ou ellipsoide, puis une dépression du point de la membrane proiigère qu'entoure la fossette creusée dans la masse du jaune, c’està-dire un diverticule de là membrane proligère.

Lo Cependant cette membrane acquiert encore davantage d'extension , et son épaisseur augmente, tant aux alentours du sac, que dans sa propre étendue , sur un point. Là même il apparaît ensuite , au côté de la membrane proligère tourné en dehors (vers là membrane vitelline), trois paires d’élévations peu prononcées, transversales, en forme de languettes, et situées l’une derrière l’autre , dont les deux paires antérieures deviennent les palpes et la paire postérieure les mandibules. Entre les languettes et la paire antérieure , dans le milieu, se développe une petite verrue aplatie , qui consutue ensuite la lèvre supérieure. Au fond du sac , dont la profondeuf va toujours en augmentant, il se produit une élévation

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verruciforme , qui annonce la formation de l'abdomen où de la queue.

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