‹ Traité de physiologie, consideŕeé comme science d'observation (volume 4)Chapitre 27 sur 79 · LE · texte numérisé non relu

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prennent une direction parallèle dans la paroi ventrale du corps, et augmentent considérablement de longueur.

10. La glotte est d’abord située immédiatement derrière la mâchoire inférieure , et se trouve sur le même plan que la membrane muqueuse de la cavité gutturale qui l'entoure im médiatement ; mais , dans la suite, deux replis de cetie membrane, qui se produisent aux deux côtés du larynx , et quise portent obliquement d’arrière en avant , en divergeant, tandis que la trachée-artère s’allonge beaucoup d’une manière à la fois absolue et relative, reportent de plus en plus le larynx en avant, et le ramènent même fort loin au dessus de la langue , d’où résulte la gaîne destinée à cetre dernière. Les anneaux cartilagineux de la trachée-artère commencent à se former, comme chez les Mammifères, dans la paroi inférieure de ce tube, et s’allongent de là, tant à droite qu'à gauche, vers la paroi supérieure. Des deux poumons, qui sont d’abord symétriques , le gauche ne tarde pas à demeurer en arrière de l’autre, sous le point de vue du développement, et il finit par avoir l’air de n’en être qu’un petit appendice; le poumon droit croît d'abord, en longueur surtout, puis aussi en largeur ; un réseau de pis se produit à sa surface interne, par suite de l’accroïssement précipité de sa membrane muqueuse , et, ainsi que la trachée-artère , il s’emplit, à peu près vers le milieu de la vie embryonnaire , d’un liquide limpide , filant entre les doigts, et non coagulable par l'alcool, qui disparaît quelque temps avant l'éciosion, probablement par résorption. Des motifs que j'exposerai ailleurs, en donnant une histoire détaillée du developpement de la Couleuvre, me le font regarder non comme de la liqueur amniotique , qui aurait été admise dans ces organes , mais comme une simple sécrétion de leur membrane interne.

11° Le canal intestinal devient plus long que la paroi dorsale du corps, et finit par décrire quelques petites inflexions;

on n’observe jamais d’anse intestinale pendante hors de l’om-

bilic. L’estomac s’allonge d’une manière absolue et relative, de sorte que le pylore se trouve reporté très-loin en arrière. Dès avant le milieu de la vie embryonnaire, il commence à se rassembler dans cet organe, et un peu plus tard aussi dans

l'œsophage , un liquide analogue à celui qu’on trouve dans le poumon, et dont la présence fait que les deux portions de l'intestin, l'estomac surtout, sont considérablement sonflées. Ce liquide disparaît également, comme celui de l'appareil respiratoire, peu de temps avant que l'embryon percela coquille de l’œuf. L’intestin, au contraire , demeure fort étroit, et il ne s’élargit un peu qu’à sa partie tout-à-fait postérieure. On n’y trouve pas de bile au dernier jour de la vie embryonnaire, mais seulement un peu de mucosités épaisses. La surface interne du canal intestinal n’éprouve pas non plus de mue avant l'éclosion ; mais , chez de jeunes Orvets , qui avaient quitté l'œuf depuis peu d'heures , j'ai remarqué plusieurs petits lambeaux détachés de peau, qui étaient mêlés avec du mucus et avec de la bile. Le pancréas devient plus large absolument partout , mais plus étroit d’une manière relative.

12° Le pancréas, d’abord simple et vésiculeux , envoie de petits prolongemens dans le blastème , dont la quantité aug. mente en lui ; il croît tout autour de l’extrémitédu canal cholédoque, immédiatement à côté duquel il s'était formé , et l’enveloppe de toutes parts. Sur l’une de ses parties se produit une très-petite rate, ressemblant à un épais capuchon.

13° Le foie, qui a presque la forme d'un fer à cheval quelque temps après son appariuon, augmente beaucoup de volume, mais bien plus encore de longueur , prend l’apparence d'une langue allongée , et devient un peu concave à son côté supérieur, légèrement convexe à son côté inférieur. Dès que son accroissement en volume à fait quelques progrès, il se divise postérieurement en deux lobes courts et obtus ; mais ensuite le lobe droit acquiert beaucoup plus de longueur que le gauche, et le sillon qui existait entre eux s’efface. La situation du foie est telle d'abord, qu'un de ses côtés regarde à gauche et l’autre à droite; mais elle change ensuite, le premier côté devenant supérieur, et le second inférieur. L'organe s'éloigne notablement du cœur, immédiatement derrière lequel il se trouvait placé dans l’origine. On aperçoit de trèsbonne heure déjà une vésicule biliaire, qui est alors trèsrapprochée du pancréas ; mais comme ensuite l’estomac s'allonge beaucoup plus que le foie , le commencement de l'in-

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