CAUSES DE LA VIE EXTÉRIEURE DU SANG
être donnée, ou de quelques faits isolés, qu'on généralise sans être en droit de le faire, et l’on arrive ainsi aux résultats les plus disparates. Keil a calculé que, si, à chaque battement du cœur, il sort du ventricule aortique une once — 1,659 pouce cube de sang, ce qui donnerait, en comptant quatre-vingts pulsations par minute, 132,72 pouces cubes, et si on évalue l’orifice de l’aorte à 0,4187 pouce, le sang parcourt par minute une distance de vingt-six pieds, attendu qu'un cylindre ayant 0,4187 pouce de diamètre et contenant 132,72 pouces de liquide, doit avoir trois cent seize pouces ou vingt-quatre pieds de long. Mais comme la diastole dure le double de la systole , et que cependant elle ne contribue point à la propulsion du sang, le sang pousse . ce liquide de soixante-dix-huit pieds par minute , ou de cent cinquante-six, en portant à deux onces la quantité qui sort chaque fois du ventricule aortique (1). Suivant Morgan, le sang parcourt onze pouces par seconde, et quinze d'après Robinson (2). À chaque systole du cœur, il en sort, d’après Sœmmerring (3), vingt-quatre pouces de sang; suivant Hales, douze pouces ; selon Boissier (4), trois pouces et trois lignes. Prochaska dit que chacune envoie seize lignes de sang dans les troncs , une ligne dans les branches, et un tiers de ligne dans les vaisseaux capillaires (5). Arnott assure qu’en une seconde il coule huit pouces de ce liquide dans l'aorte , et que cette quantité va toujours en diminuant dans les ramifications, de sorte que les vaisseaux capillaires les plus déliés ne reçoivent souvent pas un pouce de sang par minute (6).