RAPPORTS DO SYSTÈME NERVEUX AVEC LES PHÉNOMÈNES SYMPATHIQUES
tre corps, qai reçoivent des rameaux d'un m{^me tronc nerveux, ne npaihisent jamais, tandis qu'il existe, au contraire, une sympathie trèsrquée entre d'autres points souvent très-distants et dont les nerfs n'ont ;iiiie communication directe les uns avec les autres? Pourquoi aussi, is les relations sympathiques entre deux organes, serait-ce toujours ou isqne toujours le même duquel partirait l'irradiation^ et pourquoi n'y rait-il pas réciprocité d'influence ?
I. Puisque le r61e qu'on avait voulu faire jouer ici aux anastomoses nermes ne saurait être admis, il nous faut examiner la valeur d'une autre lothèse dont la vogue fut grande, surtout parmi les anatomistes du corntncement de ce siècle, hypothèse dans laquelle le système nerveux ganoonairc est considéré comme l'agent essentiel et unique chargé de la ïpagation des sympathies : de là le nom de grand sympathique, qui est •té dans la science malgré Terreur qui lui avait donné naissance. Hâtonsos de le dire, l'étude approfondie des phénomènes dus à l'irradiation s sensations, à l'association des mouvements et au pouvoir réflexe de se cérébro-spinal, étude dont nous venons de consigner les résultats, lestreint de beaucoup le champ d'action du système ganglionnaire dans i sympathies^ et en a placé un bien grand nombre en dehors de son tmaine.
A l'appui de cette assertion, je crois utile de présenter l'analyse critique exemples que j'emprunterai surtout à Tiedemann, à Fréd. Arnold, désseurs ardents de l'hypothèse précédente, et de rendre à ces exemples vr véritable interprétation.
Le stimulant qui influe sur les mouvements de l'iris, dans les circonlances ordinaires, est la lumière, et celle-ci n'agit sur l'iris que par l'in- (nnédiairc de la rétine. Tiedemann (1) ayant observé, aprèsRibes (2),que artère centrale de la rétine et les artères ciliaires courtes, postérieures, fini accompagnées par quelques filets émanés du ganglion ophthalmique, t destinés à cette membrane, pense que la lumière irrite les filets précélents, que l'irritation se propage immédiatement au ganglion ophthalttîque, et de celui-ci aux nerfs moteurs de l'iris, pour produire, selon son ntensité, les mouvements d'où résulte le rétrécissement pupillaire. La théorie de cette réaction sympathique est évidemment erronée. L'in- «nrention ganglionnaire n'est qu'accessoire, et l'intervention encéphalique î5t au contraire indispensable : la contraction de la pupille a lieu par ^oitede la stimulation de la rétine, du nerf optique, de l'encéphale et de '* réaction de ce dernier sur le nerf moteur de Tiris (moteur oculaire ^onimon); en effet, d'une part, le tronc du moteur oculaire commun étant "^pé, rîris cesse ses mouvements, et, d'autre part, l'irritation du bout ^Iral du nerf optique divisé (3) détermine le resserrement de la pu-
(t) TiOBMAHli, Sur la part que le nerf y ranci sympathique prend aux fonctions des organes *ft«nif [Journ. complém, des se. méd,^ t. XXlll, p. 33).
(2) RiBBS, Recherches anat, et physioi. wr quelques parties de TcPiV, à toccasion d*une '^ifde tête {Mt^m. de la Soc. méd. d'émulation, t. VU, p. 97).
(3) Huwrt-Mayo, i\aa%Jnurn. de physioi, expérim,, t. IIÏ, p. 349.