PROPRIÉTÉS ET FONCTIONS DU SYSTEME NERVEUX EN GÉNÉRAL
pille, enfin rablation des lubercules quadrijumeaux rend cette ouver* turc immobile.
Arnold (1) admet Toxislence d'un Alet nerveux qui, provenant duguglion clique, et croisant le renflement gangliforme du coude du Cusid, passerait h travers Torifice interne du canal de Fallope, s'anastomosendi avec le nerf acoustique et se ramifierait avec lui dans le labyrinthe. Ce iilel est assimilé par Arnold ii celui qui, décrit par Tiedemann et vcuu du gaa- ^'Hon ophthalmique, traverse le nerf optique et s'épanouit dans la rétine. Aussi, pour expliquer les mouvements automatiques qui se passent < la caisse du tympan, et en particulier la contraction involontaire du cle interne du marteau, Arnold propose-t-il une explication semblable i celle qui vient d'être examinée. Suivant lui, le fdet venu du ganglion otique et épanoui dans le labyrinthe, est irrité par les vibrations sonores; celte irritation se propage aussitôt à ce ganglion, et de celui-ci au filet nenreo qui anime le muscle interne du marteau.
Une pareille interprétation^ calquée sur celle de Tiedemann, n'est pis assurément plus admissible. D'ailleurs, la distribution du filet dont il s'agit est purement hypothétique aux yeux des autres anatomistes; suivant nous* celte distribution est toute ditrérente. Aussi le rôle de ce filet, par rapport au ganglion otique, nous semble-t-il être tout autre que celui qu'Arnold suppose (2).
Tiedemann (3) fait encore observer qu'il existe une sympathie étroite entre les deux yeux, et il c^ile, entre autres preuves, les mouvements simullanés (les iris, même quand la lumière impressionne seulement Tune des rétines, ainsi qu'on peut l'observer dans l'aniaurose complète d*un œil, par exemple. Dans cr cas, selon lui, les filets du ganglion opbtbalmiqne qui se rendent, avec les artères, à la rétine de l'œil amaurotiquc sont seuls paralysés, Undis que les filets moteurs iriens de ce dernier peuvent encore réagir p^ir suite de l'excitation de l'œil sain, et, par conséquent, faire e()ntra(!ler l'iris dn côté malade. iMais il se demande où est le centre organique propre h tliriger ces mouvements associés des ileux iris : rejetant l'opinion de Ilallt^r el de Zinn, qui le placent dans Tencéphale, relie de W.irdrop, qui le trouve dans le chiasma des wc.rts optiques, «'elle de Troxier, qui admet que, dans ces cas, rexcilation de l'un des yeux se propagea l'autre au moyen des filets nasaux de la branche ophthalmique et parl'in* lermé<iiaire de la muqueuse nasale, rejetant, dis-je, ces diverses opinionSi Tie<Iemaim arrive ;\ proposer l'hypothèse suivante : «Comme les mopwmenls de l'iris, dit-il, sont provoqués par les nerfs ciliaires, la sympathie qui existe entre les rétines des deux yeux ne peut non plus être entretenue que par une liaison (Milre les nerfs ciliaires de ces deux organes. L*hjpophyse ou f/lande ftituitalre est un corps qui établit une liaison entre I»
(1) Arnold, Mrm, <ur t^ ijanglùm hti'iun {Hêpertoirr (ji^ncr, ttanat, et de ph^ffiol. fc Breschrt, 182i), i. vni, I». 1;.
(2) LoNGET, Truitt} fj'dfwt, /•/ <if' phi/siof, fin ^i/it. //'V-r., t. Il, p. ÛI7. (S) M'-m. m rr-. n',, l. XXUI, p. 112.
RAPPOMTB DD STSTfellB NERVEUX AVEC LES PHÉNOMÈNES SYMPATHIQUES. 267
mifications du nerf grand sympathique des deux yeux. Il résultait déjà 16 recherches de Footana que des filets du grand sympathique remontent loDg de l'artère cérébrale, et ?ont se jeter dans la glande piluitaire. Msk, Cloquet et Hirzel ont également trouvé des filets semblables qui, nt du rameau descendant du grand sympathique que du ganglion carolien^ se rendaient à Thypophyse. L'union du ganglion ophthalmique, ou s nerfs ciliaires, avec le grand sympathique, dans le canal carotidicn, t également démontrée. En conséquence, Thypophyse se montre évidement l'mtermédiaire ou le lien entre les nerfs grands sympathiques des Hix moitiés du corps, et, par suite aussi, entre les nerfs ciliaires des deux îux. C'est donc par la glande piluitairc (hypophyse) que les phénomènes mpathiques des deux yeux paraissent être entretenus. Ce corps, par son isu solide, composé de fibres médullaires et d'une substance d'un gris Higeâtre, semblable à celle qu'on trouve dans les ganglions du grand mpathique, a d'ailleurs beaucoup d'analogie avec un ganglion de ce îrf. »
Dans ce qui précède, on ne saurait voir autre chose que les efforts d'un iprit prévenu en faveur d'une conception qui peut être ingénieuse, mais ji assurément ne repose sur aucune base solide. Au point de vue anatoliqfue, fût-on en droit de soutenir l'assimilation de Thypophyse à un uiglion du grand sympathique, il ne serait point davantage permis, en résence des faits, d'assigner à cet organe le rôle proposé par Tiedemann. -Déjà j'ai eu occasion de rappeler l'expérience d'Herbcrt-Mayo, dans lauelle, ayant coupé un nerf optique, il avait vu l'irritation du bout centrai e ce nerf déterminer, dit-il, le resserrement de la pupille du même côté, les propres expériences m'ont révélé un autre résultat qui trouve ici son pplication : c'est qu'à la stimulation de l'extrémité centrale d'un seul nerf ptique préalablement divisé dans le crâne, succèdent des contractions, non as seulement de l'iris correspondant, comme l'avait avancé Herbert-Mayo, lais des deux iris h la fois, et que les mômes effets s'observent quand ou exile les tubercules bijumeaux ou quadrijumeaux d'un seul côté. Or, dans ces xpériences, évidemment les nerfs ciliaires do la rétine, admis par Tiedelann comme point de départ de l'irradiation sympathique, n'ont pu iMrc npressîonnés, ni par conséquent provoquer l'intervention do l'hypophyse, t pourtant les deux iris ont réagi simultanément; aussi n'hésitons-nous oint à chercher dans l'encéphale la condition organique d'une pareille asociation de mouvements, et môme à la placer dans les tubercules quadriiimeaux ou bijumeaux, qui d'ailleurs, d'après de nombreuses expériences, onstituent le véritable centre réflexe de l'effet centripète des nerfs opti- Ties et des rétines sur les nerfs moteurs des iris. Ajoutons que s'il était raî, suivant l'hypothèse du physiologiste allemand, que les mouvements jrmpathiques des deux iris ne dussent être entretenus que par une laison entre les nerfs ciliaires au moyen de l'hypophyse, on aurait à se emander pourquoi la section intra-franienne dos nerfs optiques paralyse nstantanément ces sortes de mouvements, puisqu'alors les filets ciliaires étioiens, qu'on suppose excitables à la lumière, les filets ciliaires irions, le
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gaii^'lioii (ij>lithaliiiit|iif\ i-t-ntn- «i.t.-ti«*ii i-xi iti*-niritrire. et rhypoph}<o, centre irii^*«(»iiâtioi]. ii en ronîitituent pa^ nioiii< encore, tiaIl^ toute 5on intégrité, la prétendue chaîne sympathique.
u La réaction sympathique la plus évidente de l'organe olfactif irrili. ajoute Tiedemann(l), est celle qu'il exerce sur les organes de la res|iîntion, avec lesquels d'ailleurs le nez, comme canal où passe l'air, se trame en connexion intime. Toutes les >ubstances odorantes^ acres et Tolatfla» qui stimulent avec force la membrane muqueuse du nez, produisent me violente excitation des muscles de l'appareil respiratoire, d'où résulle réternument. »
Ici encore, suivant Tiedemann et Fr. Arnold (2). l'impression, pour être suivie de ce mouvement convuUif, ne réclame que rinter\'entioD du syilème nerveux ganglionnaire et de ses anastomoses avec les nerfs respîriF toires. Ces auteurs admettent que l'irritation ^o lran**met de> nerfs sphéuch palatins internes et externes au ganglion spbéno-palatin. de celui-ci, parle rameau carotidien du nerf vidien. au ganglion cervical supérieur, quiréapt, iï son tour, par ses anastomoses, sur les nerfs diaphragmatique, accessoiie de Willis. pneumogastrique et facial. Enfin, chose singulière, pour prouver qu'il n'y a, dans l'éternument, aucune réaction de la part de Tencéphaie sur les muscles de l'appareil respiratoire, Tiedemann rapporte, d*apiii Treviranus, l'exemple d*un jeune homme privé de Todorat, depuis sa na» sance. et qui néanmoins éternuait après avoir pris du tabac. Mais pourquoi l'éternument n*aurait-il pas eu lieu, puisque, malgré le défaut d'olfactioa, les nerfs de sensibilité îzénéralc, fourni* à la muqueuse nasale par le trijimeau. procuraient encore à «-et homme ime sensation de chatouillement suffisante pour le contraindre à éternuer? — Aujourd'hui tous lef physiologiste> s'ai^cnrdrnl à regarder l'éteniument comme un pkémmfm rf'flexe dû à l'intervention de la moelle ali<ïngée et de la moelle épinière. Ne sait-on pas, d'ailleurs, que le système des nerfs et des muscles respiratoire*^ peut, ronnuf dan> l'éternument. être mis en jeu pour accomplir d'autre^ phénumèuo dans lesqut>Is assurément le grand symp«ilhiqiie ne saurait être ron<iiléré ctuume appareil central de la réaction ? Les irritations Iticales de presque toutes les membranes muqueuses, comiDe nous l'avons drjk fait observer '3), peuvent provoquer l'action des ncrft et des mu^cli'< indiqué* : cCst ainsi que la toux. le vomissement, k hoquet et les effort^ qui arcompagnenl la parturition ou l'excrétion i» urines et des féce<, ii->ulterit de stimulations portant sur les muqueuse» respiraliiire. di::o>ti\«\ u'énito-urînairo, v\ propagées au foyer incitatear de> nii.iuv«*rur:il* r.>piraloires '/fui/j^ mrfiit/t'fN par des lilets senâlif^ appartenant, >oit à des nerfs céphalo-rachidiLUS, soit au grand sympr thiqu^ lui-niénio. qui joue ici. comme le< autres nerfs, le simple rôle lîe riindiirli'ur.
1 Tiedema!(>. #/.'//i. ei / '. . ..:'., t. WUI. p. 12m. 'î l'uro 2'»i. § u.