‹ Traité de physiologie (volume 2)Chapitre 41 sur 92 · LORGET. — PHYSIOL · texte numérisé non relu

LORGET. — PHYSIOL

^5ô rmmatïïU wr womcnom des ditoses PAmis ne srsTftai i

Ltt iiaûonà fiére*^re« des formes de crine arec certaîDes coodilioiis mécaniqaeA, «oit partielle», ?oit générales, étant établies, oo poowl pléf^ nir le>» coDftéqaence» antiphrénoloeique^ qui en dérivent par robjcctû» Animante :

L'attîtade des animaux est à leur moral comme le geste est à la peaaée; le mode de mastication est subordonné aux penchants natritifs, soit evnassiers. soit herLîrores. comme l'instrument l'est à la volonté. De ménf les formes du cerveau, qui déterminent les penchants, subordonnent à leurs inflexibles nécessités et l'altitude générale et la puissance de la mâchoire inférieure.

A cette objection, Lafargue répond en ces termes : « certaines formel de cr4ne et de cerveau coïncident toujours et nécessairement avec certains modes de station et de mastication: mais, si Ton assigne à la première de ces circonstances le rôle de fait primordial, en réduisant l'autre au rôle de fait secondaire, je dirai que toutes les deux, également nécessaires l'une i l'autre, concourent au même titre à Tharmonie de l'ensemble. >

Quoique nous ayons présenté, d'après Lafargue lui-même (1), cette courte analyse de son mémoire, il est certain qu*elle ne peut donner qu'une idée fort imparfaite du long et consciencieux travail de cet auteur : nous engageons donc le lecteur à en prendre une connaissance plus complète.

Voici maintenant quelques résultats généraux auxquels les faits ont conduit Lélut (2), relativement à Torgane que Gall appelait organe du mewirt ou de la destruction carnassière, et qu'il faisait résider dans les circonvolutions latérales, moyennes et inférieures du cer\'eau. Gall avait avancé que le plus grand développement de cet organe, dans les oiseaux et les mammifères carnassiers, donne au cerveau et au crâne de ces animaux une largeur proportionnelle plus grande que celle du cerveau et du cr&ne des oisr;aux et des mammifères fruf^ivores.

Des faits empruntés à l'ouvrage des frères W'enzcl(S), à celui de Tiedemann (4) et au livre de Serres (5), de ceux qui lui sont propres, et des moyennes qu'il a déduites des uns et des autres, Lélut a déduit, contrairement à rassertion émise par Gall, les propositions qui suivent : — 1* Les oiseaux frugivores et les oiseaux carnassiers insectivores ont, comparativement les uns aux autres, le cerveau et le crâne d*égalc largeur, proportionnellement à leur longueur. — 2<>Les oiseaux de proie, ou oiseaux rapaces,oat le cerveau, et surtout le crâne plus large que celui des oiseaux des deux classes précédentes : mais cela tient indubitablement à ce que, chez ces animaux, le développement en largeur des hémisphères cérébraux a suivi réKirgissement crânien, qui lui môme est déterminé, chez ces oiseaux,

(i) Tht'st' citi'n,

f*2) LfciX'T, />'.' forz/tine fifiré/io/of/if^un de h flestrucfîon chez /e.f anùnau.r, In-8, Paiii,

(1<) Wkn/.EI-, Df j/*!m'iiori .strw'iura rerrhri. In-fol., Tubinpie, 1812. (4) TiKliEMAMV, leuttp.n cerrhri shnioriun, etc. Ilciflelbcrg, 1821. (ft) 8RHRES, ouvr. rit. y t. H, p. 430 cl 55t.

PROPRlfiTÊS ET FONCTIONS DE L'ENCtPHALB (GERTELBT). &51

par le développement considérable de l'oreille interne et de ses cavités annexes, et par celui de leur lobe oculaire. — 3® Les faits de comparaison isolée entre le cerveau et le crâne de tel oiseau frugivore et ceux de tel oiseau carnassier donnent, bien entendu^ le môme résultat que les rapports déduits des moyennes, sur la proportion de la largeur à la longueur des hémisphères cérébraux et du crâne; c'est-à-dire qu'ils montrent que tel ou tel oiseau frugivore a une plus grande largeur cérébrale ou crânienne proportionnelle que tel ou tel oiseau insectivore, et môme que tel ou tel oiseau rapace. — k^ Les mammifères carnassiers n'ont pas le cerveau et le crâne plus larges, proportionnellement à leur longueur, que ceux des mammifères frugivores. D'après les faits pris dans les auteurs cités, comme d'après ceux recueillis par Lélut, c'est le contraire qui parait avoir lieu. — 5** Les comparaisons isolées du cerveau et du crâne de tel mammifère carnassier au cerveau et au crâne de tel mammifère frugivore donnent, dans le plus grand nombre des cas, le môme résultat; absolument comme cela avait eu lieu pour les oiseaux.

Du tableau comparatif dressé par Leuret(i) sur le rapport existant^ chez les mammifères, entre le diamètre antéro-poslérieur et le diamètre transverse des lobes cérébraux, il résulterait, d'après les principes de Gall, que le marsouin ayant le cerveau plus large que tous les autres mammifères, et avec lui l'éléphant et le porc-épic, il faudrait admettre que le porc-épic, l'éléphant et le marsouin sont en première ligne, dans cette classe, pour le courage, la ruse et l'instinct carnassier; qu'après eux viendraient la chauve-souris, la taupe, la marmotte, et bien loin après, le lion, le chien, le sanglier, le renard, etc.; conséquence en désaccord évident avec ce que l'observation enseigne sur les aptitudes instinctives de ces divers animaux.

Le seul moyen de savoir s'il y a ou s'il n'y a pas une physiologie psychologique telle que l'entendait Gall, consisterait à rechercher toutes les espèces de rapports du cerveau à l'intellect, qui devraient la constituer; mais, d'une pareille étude, il ne paraît guère pouvoir résulter, à en juger par ce qui est déjà accompli, que des désavantages pour le système phrénologique, dont les détails ne sauraient ôtre abordés dans un ouvrage de cette nature.

Fropriéiét et IbnoUont da oenrelel.

La multiplicité des opinions sur un point quelconque de la science dénote trop souvent notre ignorance. Depuis Willis, plaçant dans le certelet l'origine de la vie organique et des mouvements involontaires, jusqu'à nos jours, où, à l'aide (rexpériences et d'observations pathologiques, on a cherché à déterminer plus rigoureusement ses usages, cette portion importante de la masse encéphalique a été investie des attributions les plus diverses. Les uns ont regardé le cervelet comme le siège de la sensibilité; les autres ont vu, dans cet organe, tantôt la source de tous les mouvements

(1) LEriET, ouvr.dt., p. â35.

tl52 PROPRIÉTÉS ET FONCTIONS DES DIVERSES PARTIES DU SYSTÈME MEEYBUX.

volontaires, tantôt le régulateur de ces mouvements ou de ceux des membres pelviens en particulier, tantôt Texcitateur des fonctions génératrices, tantôt le siège d'un principe moteur qui porterait les animaux à marcher enavant^ etc.— En faveur de chacune de ces manièresdc voir, les physiologistes ont cité des expériences faites avec plus ou moins d'habileté sur les animaux vivants, et des observations pathologiques recueillies sur rbommc; expériences et observations qui, à les prendre séparément, paraissent décisives pour telle ou telle opinion; qui, comparées entre elles, sont le plus souvent contradictoires et nous laissent dans le plus grand embarras. Joignez à cela un cas d'absence congénitale du cervelet (1), observé dans Tespèce humaine, avec intégrité de la sensibilité, persistance des mouvemcaU tant volontaires qu'involontaires et de toutes les fonctions organiques; avec habitude de la masturbation; sans tendance au recul, etc., et rembarras redoublera encore, puisque ce fait ne nous fournira que des arguments subversifs des différentes hypothèses proposées, et pas une seule raison pour édifier une opinion positive et nouvelle.

Avant de discuter la valeur des diverses opinions émises sur les fonctions spéciales du cervelet, et de choisir celle qui parait réunir en sa faveur le plus de preuves, sinon pathologiques, du moins expérimentales, nous devons rappeler que nous avons déjà signalé (p. 146-150) rinsensibilité absolue du cervelet aux stimulants ordinaires, et son inaptitude à susciter des secousses convulsives, lorsque, sur l'animal vivant, on excite artificiellement son tissu. Toutefois, d'après Budge, R. Wagner, Vulpian, etc. ^ à la condition de se rapprocher beaucoup de la racine des pédoncules, on peut déterminer de la douleur et des convulsions du corps, de la face et des yeux.

Maintenant examinons tout d'abord la question de savoir si le cervelel exerce sur les mouvements volontaires une influence directe ou croisée.

I. — Chez l'homme, les lésions du cervelet peuvent paralyser le côlê droit du corps quand elles siègent dans l'hémisphère gauche, et produin» Thémiplégie à gauche quand elles occupent rhèmisphère cérébelleux droit, comme le démontrent de nombreuses observations; en d'autres termes, ces lésions peuvent avoir des effets croisés. Toutefois, de même qu'on le voit pour les lobes cérébraux, il arrive que des altérations considérables siègent dans le cervelet sans donner lieu à aucun phénomène de paralysie : ce fait a même été constaté plus souvent dans les cas de lésions cérébelleuses que dans ceux de lésions cérébrales. — L'hémiplégie peut aussi être directe : Plancus (2) et Rostan (3) ont observé chacun un cas de cette nature à la suite d'un abcès et d'un ramollissement local du cervelcL et il ne serait pas très-difficile, en compulsant les écrits plus modernes, de ras-

(1) Observation recueillie par Combette et publiée dans la Rerw mêfficntp, i 83i . l. II, p. 57. — Voyez aussi pi. v, XV <' livraison de VAtiaf. ptithol. de Cri;veiluibr.

(2) Amoral, Clinique méd.^ 2*' édil., 1833, l. V, p. 70G.

(3) HosTAN, Uecherchns mr le rnmoHisscmfitt cêréhvni^ 2« édit , p. 143.

PROPBIÊTÊS ET FONCTIONS DE L^ENCÊPUALE (CERVELET). à53

sembler un certain nombre de faits de ce genre. Vulpian(l), qui en a recueilli lui-môme quelques-uns, rappelle à ce propos que les relations du cervelet avec la moelle épinière sont surtout directes, et il incline à penser qu'en dehors de toute complication, de toute pression du lobe cérébelleux altéré sur la moitié correspondante du bulbe rachidien et de la protubérance, Thémiplégie d'origine cérébelleuse devrait être ordinairement directe. Ces données anatomiques, et, plus encore, la connaissance de ce fait physiologique, à savoir que le cervelet n'est point une source d'incitations motrices, ont mémeconduitVulpian à présumer que, par elles-mêmes, les lésions du cervelet ne doivent pas produire d'hémiplégie.

Ajoutons que, d'après la remarque d'Andral (2), quand il y a, à la fois, apoplexie de l'hémisphère cérébral gauche, par exemple, et de l'hémisphère cérébelleux droit, la paralysie ne porte point, comme on aurait pu le croire, sur les deux côtés du corps, mais sur un seul, qui est le côté opposé à l'hémisphère cérébral atteint d'apoplexie^ Rappelons aussi, comme cela résulte d'observations nombreuses rassemblées par E. Turner(3), que les altérations organiques qui envahissent simultanément le cervelet et le cerveau, siègent constamment dans les hémisphères opposés de ces deux organes : « Dans les atrophies partielles ou unilatérales de l'encéphale, par exemple, toutes les fois que le cervelet s'atrophie consécutivement au cerveau, cette altération, dit Turner, intéresse l'hémisphère cérébelleux gauche, si, au cerveau, elle occupe l'hémisphère droit, et vice versa. » — Un rapport croisé parait donc exister entre le cerveau et le cervelet; mais la difficulté consiste à concilier de semblables observations avec celles auxquelles nous avons d'abord fait allusion.

IL — Sans avoir donné aucune espèce de preuves à l'appui de leur assertion, d'anciens auteurs ont localisé la mémoire dans le cervelet. Willis(6) s'est élevé contre cette manière de voir, et a supposé que cette faculté résidait plutôt dans la substance corticale des circonvolutions du cerveau.

Suivant Flourens (5) et Bouillaud(6), les facultés intellectuelles n'éprouvent, chez les animaux, aucune altération directe par suite des lésions du cervelet. Mais, comme ces animaux ne survivent qu'un laps de temps trèscourt f), et le plus souvent au milieu d'une agitation extrême, il nous a toujours paru bien difficile d'apprécier, par la voie expérimentale, l'état de l'intelligence ou des instincts après de semblables lésions.

(i) VcLPiAii, ouvr. ciLy p. 606 et suiv.

(2) Aroral, Clinique mé(L, 2» édit., 1833, t. V, p. 675.

(3) E. Turner, De Catrophie partielle ou unilatérale du cervelet^ de la moelle allongée et de la moelle épinière^ etc., Ihèse inaug. Paris, 5 janvier 1856.

(4) WiLLis, Anatomc cercbri, etc. Amslerdam, 1683, cap. XV, p. 113.

(5) Floureks, ouvr. cit., p. 1/il.

(6) BouiLLAUD, mém. cit,, p. 26.

(*) Les oiseaux auxquels j'ai enlevé complètement le cervelet n'ont jamais survécu plus de trois jours; les mammifères, même très-jeunes, succombent en général beaucoup plus tél. — Le voisinage de la moelle allongée explique sans doute pourquoi, chez les oiseaux, les lésions profondes du cervelet sont plus rapidement mortelles que celles des lobes cérébraux.

Flocrems a vu néanmoins un coq,chez lequel il avait détruit une grande partie du cervelet, vivre pendant des mois entiers en conservant tous ses instincts.

kSk PROPRIÉTÉS ET FONCTIONS DES DiY£RS£S PARTIES DU SYSTEMS HERVEUX.

Les observations pathologiques recueillies sur Thomme donnent-elles des renseignements plus précis ?

Andral (1) a réuni onze cas d'abcès du cervelet : a Dans huit de ces cas, l'abcôs occupait un des lobes latéraux; dans deux autres, la suppuration avait envahi les deux lobes; et, dans un seul, c'était le lobe médian qui eo était le siège. V intelligence n'a été troublée dans aucun de ces cas, si ce n'est quelquefois tout à fait à la fin de la vie. »

Le même auteur (2) a rassemblé trente-six observations relatives à des tumeurs de diverse nature développées dans le cervelet ou à son pourtour, et qui, dans l'un comme dans l'autre cas, devaient exercer une influence sur les fonctions de cet organe^ soit qu'il fût irrité^ comprimé ou désorganisé par elles. « Dans la très-grande majorité de ces cas^ l'intelligence s'est conservée intacte pendant tout le cours de la maladie. Assez souvent, seolement peu de jours avant la mort, on a observé un état comateux ; tantôt on a pu l'expliquer par une forte injection de toute la masse encéphalique, ou par l'existence dans les ventricules d'une grande quantité de sérosité ; tantôt on n'a trouvé aucune lésion qui pût en rendre compte. Sept malades seulement, sur ces trente-six, ont offert, longtemps avant li mort, un désordre marqué du côté de l'intelligence ».

Pour s'expliquer comment l'intelligence acte exceptionnellement troublée par suite de lésions matériellement limitées au cervelet, il est permis de croire qu'il arrive un moment où, par le seul fait de son existence prolongée, l'affection de cet organe va retentir dans le reste de l'encéphale, dans les lobes cérébraux en particulier, et en troubler gravement les fonctions; car il y a certainement un consensus d'action entre toutes les parties encéphaliques, et l'une d'elles ne saurait être longtemps altérée sans que les fonctions des autres finissent par en éprouver des atteintes fâcheuses.

D'après les expériences, comme d'après les faits pathologiques, le cervelet semblerait donc être étranger à l'exercice de l'intelligence; et, si Malacame a rencontré, chez des idjots, le nombre des lames du cervelet inférieur à celui qui existe à l'état normal, on peut répondre que celte espèce d'arrôt de développement coïncidait avec (;elui des lobes cérébraux et de leurs circonvolutions. Toutefois, en considérant que, dans beaucoup de cas <!' ak)cès et de lésions chroniques de ces lobes eux-nïèmes, l'intelligence est demeurée intacte, comme cela est arrivé pour le cervelet, on conçoit que divers physiologistes n'aient pas admis comme positivement àthnonitr que ce dernier organe soit toujours et absolument passif pendant le travail que suppose l'activité des facultés de l'esprit.

111.— D'après Willis (3), le cervelet présiderait aux mouvements involontaires et, en général, aux foncîtions de la vie or^'anique : t^CercMli officwin esse videtur, dit-il, sjnn'tus aimnales jwrvis quibusdam suppeditare ^ quibus

(1) Andral, ouïr, cit.j p. 705.

(2) Andral, ouvr.cit,, p. 722.

(3) WiLLis, Anatomç cercbri^ elc. Amsterdam, 1683, cdiU in-12, cap. xv, p. H3.

PSOPAIÊTÊS ET FONCTIONS DE L'ENCÊPHALE (GERYELET). 655

actianeg ifwoluntariœ {cujusmodi $unt cordis piUsatio^ respiratiOy alimenti concoctiot chyli protrusio, et multœ aliœ)^ quœ nobis imciis aut invitis constarUi riiu fiunty peraguntur. »

Cette opinion, qui a joui d'une grande faveur jusqu'à Lorry, est démentie de la manière la plus formelle par les expériences et les observations pathologiques. En effets d'une part, en étudiant les fonctions du pneumogastrique, nous démontrerons comment Willis (qui regardait ce nerf comme l'intermédiaire à l'aide duquel le cœur tire du cervelet le principe de ses mouvements), s'est complètement trompé en attribuante la suspension brusque de l'influence du cervelet sur le cœur les cas de mort soudaine observés à la suite de la section ou de la ligature de cette paire de nerfs; d'autre part, nous ajouterons que nous avons conservé vivants, pendant deux ou trois jours, des oiseaux auxquels nous avions enlevé tout le cervelet, que ces animaux ont digéré les aliments qui leur avaient été administrés, qu'ils ont excrété leurs fèces, et que, par conséquent aussi, la circulation et la respiration ont persisté en l'absence de la portion de l'encéphale de laquelle Willis fait dériver la cause des mouvements nécessaires à Taccomplissement de toutes ces fonctions.

Les faits pathologiques militent, aussi bien que les expériences, contre le sentiment de Willis. Nous avons lu et médité plus de cent observations de lésions diverses du cervelet, et nous n'avons pas trouvé que les fonctions de la vie nutritive eussent offert des modifications différentes de celles qu'elles présentent dans les cas d'affection des lobes cérébraux, par exemple. La digestion, la circulation, les différentes sécrétions, n'ont, en général, présenté rien de bien notable : seulement la respiration a été parfois gravement compromise; ce qui s'explique facilement par le voisinage de la moelle allongée, centre duquel dérive le principe des mouvements respiratoires.

Ajoutons que la jeune fille observée par Combette, quoique dépourvue de cervelet, n'en a pas moins vécu jusqu'à l'âge de onze ans.

IV. — Lapeyronie (1), Pourfour du Petit (2), Saucerotte (3), etc., en se fondant sur quelques expériences et sur un petit nombre d'observations pathologiques, ont fait du cervelet un foyer de sensibilité. Willis (6) prétendait que cet organe, à cause de ses relations avec le nerf acoustique, recueillait les sensations auditives qui toutefois s'élaboraient, comme toutes les autres, dans les corps striés regardés par cet auteur comme le siège du sensorium commune (5). De nos jours, Foville et Pinel-Grandchamp (6), Dugès (7), etc., ont aussi regardé le cervelet comme éminemment préposé

(1) Lapeyronie, loc. cil,

(2) PODRFOUR DU PETIT, ibid.

(3) Saucerotte, ibid.

(A) Willis. Anatome cerebii, etc. Amsterdam, 1083, cap. xvii, p. 128et8uiv.

(5) Ibid., cap. XIII, p. 95 etsuiv.

(6) Pincl-Grandcbamp, Hech, sur le siège spécial de différentes fonctions du système nerveux. Mars 1823. — Art. Encéphale, par Foville, du Dictionnaire de méd, et de chirurg, pratiques, t. VII, p. 202.

(7) DoGÉs^ Traité de physioL camp. Montpellier^ 1838, t. I, p. 355.

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