DE LA GÉNÉRATION DITE SPONTANÉE
On doit entendre par génération spontanée^ ou par les expressions équivalentes de génération primitive^ primigène^ originaire, directe , équivoque^ d'hétévgénie (Burdach), de spontéparité {Dugès), «toute production d'être vivant, dit Burdach (1), qui, ne se rattachant ni pour la substance, oi pour l'occasion, à des individus de la même espèce, a pour point de départ des corps d'une autre espèce et dépend d'un concours d'autres circonstances. C'est la manifestation d'un être nouveau et dénué de
parents, par conséquent une génération primordiale, une création
Nous la reconnaissons partout où nous voyons paraître un corps organisé^ sans apercevoir un autre corps de même espèce dont il puisse procéder ou découvrir dans celui-ci aucune partie apte à opérer la propagation. »
D'après les expériences que nous citerons plus loin, il était irrationnel de soutenir 4iue delà matière inorganique puisse naître spontanément un être organisé, et de renouveler ainsi la fameuse hypothèse des atomes d'Épicurc. Aussi la plupart des partisans actuels de la génération spontanée ont-ils pensé que c'est seulement de la matière organisée que peuvent naître de nouveaux animaux; soit qu'ils se créent dans des corps organisés morts et en décomposition, soit qu'ils prennent naissance dans l'intérieur des corps vivants. Le plus grand nombre a même borné à ce dernier cas la possibilité de la génération spontanée. Les faits, que des études nouvelles, provoquées par ces questions, ont dévoilés aux observateurs^ sont la négation de la spontéparité des entozoaires aussi bien que des infusoires; mais, avantd'entrer dans l'examen de ces faits, il est utile de présenter un tableau des vicissitudes par lesquelles a passé cette hypothèse.
Loin d'être nouvelle, Thypothëse des générations spontanées remonte à la plus haute antiquité; on peut même dire qu'elle fut une erreur généralement répandue chez les anciens. Épicure, on le sait, prétendait que la terre avait tout produit. Aristote (2) n'allait pas si loin, mais il disait encore que «tout corps sec qui devient humide, et tout corps humide qui se sèche^ produit des animaux^ pourvu qu'il soit susceptible de les nourrir». Ainsi, il faisait provenir plusieurs poissons du limon ou du sable (3); les chenilles, ces petits vers qui se transforment en animaux volants, des feuilles vertes, et notamment des feuilles de chou (A); les poux, de la chair (5); les puces^ de la fermentation des ordures (6); les vers^ de la chair
(1) Burdach, Traité de physiologie, trad. de Jourdan, 1. 1^ p. 8.
(2) Aristote, Histoire des animaux. Paris, 1783, t. I, p. 313, trad. de Camus.
(3) Ibid,, p. 363.
(à) Ihid., p. 287.
(5) Ibid., p. 31i.
(6) rbid., p. 309.
654 m Là GÊNÉRATIOM.
corrompue et du fromage, etc. En un mot, tous les animaux dont la génération lui était inconnue, il les faisait naître des endroits où on les trouve. Il attribuait la puissance formatrice à la chaleur, à l'aîr, à l'humidité, jouant le même rôle que les humeurs et la chaleur animale dans la génération par sexes. Avant lui, et même longtemps après, on attribuait encore à la terre la formation des serpents, des rats, des taupes ; à la boue des étangs, celle des grenouilles et des anguilles; à la carcasse d'un bœuf oa d'un autre animal, celle des abeilles; aux fruits véreux, aux bois, aux viandes pourries, celle des vers, des mouches et de divers insectes. Cette idée de la création journalière d'êtres vivants venus de la corruption, née à Torigine même de la philosophie, est souvent exprimée par les anciens dans un grand nombre de leurs ouvrages.
Mais, à mesure qu'on a approfondi la question, on a vu ces divers cas présumés de génération spontanée s'expliquer l'un après Taotre d'une manière plus naturelle, et rentrer successivement dans la règle commune.
C'est seulement au xvii" siècle que des idées vraies, sur ces générations douteuses, commencèrent à se substituer aux erreurs des anciens. Ce grand progrès fut dû à l'Académie del Cimenta, qui ne dura queneuf années, mais rendit à la science d'éclatants services.
Redi, un des illustres membres de cette Académie, démontra expérimentalement que les vers ne naissent pas spontanément des chairs putréfiées. Ayant recouvert d'une gaze des viandes en voie de putréfaction, Redi remarqua qu'il ne s'y développait plus de vers, mais il vit les mouches, attirées par l'odeur, venir voltiger autour d'elles et pondre leurs œufs sur II gaze même, dans les points les plus rapprochés de la chair qu'elles ne pouvaient atteindre. Le mérite de cette expérience aussi simple qu'ingénieuse nous échappe aujourd'hui, parce que nous ne concevons pas que la corruption puisse engendrer un animal parfait comme un insecte; mais son importance était grande, il y a deux siècles. L'expérience que Redi avait faite sur la viande, en la mettant dans des vases clos ou la recouvrant de gazes très-fines, il la répéta avec un pareil succès pour le fromage et pour plusieurs autres matières qui donnaient lieu à contestation. Dès lors il fut évident, pour tous les bons esprits, que c'étaient les œufs déposés pir les insectes et non les matières corrompues qui produisent les vers.
Telle était la conclusion de cet observateur (1) : car il dit que «les vers qui naissent dans les chairs y sont produits par les mouches, et non par ces chairs mêmes » .
Redi (2) fut aussi le premier à démontrer que, chez les entozoaires euxmêmes, ou, comme il les appelle, chez les animaux qui vivent dans d'antres animaux, on trouve, comme pour tous les autres, des mâles, des femelles et des œufs; qu'en un mot, chez eux, la génération ne s'effectue pas d'une manière différente de celle qu'on observe communément
(1) Redi, Espm'enzr intorno alla fjenernziimc deyV tnselti, 1G68, trad. de la Colleclioii acailémique, t. iV, p. A 20.
(2) RtDl, O'iSf'rvnziofii intorno ait nnimnli rirenti rhf* si froran urgliu nHÙnnii vûcnti
DE Là GfillÊBATIOII DITE SPONTANÉS. 655
Cependant Redi ne put s'affranchir complètement des idées de son temps sur les générations agames ; car, tout en dévoilant et détruisant de nombreuses erreurs, il en commet lui-même quelques autres. Il semble admettre, par exemple^ mais à regret, que les animaux des galles d'arbres pourraient bien venir par génération spontanée.
Vallisnîeri (1) continua Redi, en découvrant la génération par sexes chez plusieurs autres insectes, notamment les œstres; de plus, il fit pour les entopbytes, c'est-à-dire les larves vivant au sein des végétaux, ce que Redi avait fait pour les entozoaires.
Mais c'est Swammerdam (2) qui nous a révélé le plus de merveilles sur la génération des insectes : après avoir si bien observé et décrit leurs métamorphoses, on conçoit qu'il ne pouvait pas admettre leur formation spontanée.
Plus tard, Réaumur popularisa les belles découvertes de Redi, Vallîsnieri, Swammerdam. «Pour ce qui est notamment des fruits véreux, il y a deux cents ans, dit Réaumur(3), qu'on n'avait point surpris dans leur opération ces mouches qui déposent leurs œufs dans les fruits; et quand on voyait un ver dans une pomme, c'était la corruption qui l'avait engendré. Maintenant il est bien prouvé, au contraire, que le ver est la cause de la corruption du fruit. »
On verra bientôt que vers la même époque oîi Redi, Vallîsnieri et Swammerdam portaient les premiers coups à l'hypothèse des générations spontanées, Harvey concluait, de ses nombreuses observations, son axiome devenu si fameux depuis : « Omne vivum ex ovo. » Cependant, par ces paroles, Harvey n'entendait pas dire autre chose, sinon que les mammifères viennent d'un œuf, comme les oiseaux. C'était, sans doute, un très-beau résultat de ses recherches d'établir que les vivipares étaient au fond ovipares. Mais Harvey ne connaissait pas la génération des animaux inférieurs, notamment celle des insectes : or, c'était surtout et presque exclusivement pour ces animaux qu'existait l'erreur des générations équivoques; c'était là qu'il fallait la combattre, et Redi, le premier, avait entrepris cette tâche avec succès.
La production, quelquefois si prodigieuse, des poux sur le corps de l'homme et de divers autres animaux, était, pour ainsi dire, le dernier retranchement derrière lequel se fussent réfugiés les partisans de la génération spontanée. Aujourd'hui, ou sait trop bien qu'elle ne sort pas de la règlecommunc, pour que les fauteurs de l'hétérogénie puissent admettre ce mode de reproduction chez ces animaux et chez les espèces qui s'en rapprochent. « Les acariens, dit Dugès (^), qu'on trouve quelquefois en para-
(1) Vallishieri, Dialogi fra Mâlpiohi e Pumo intomo la curiosa origine di molti insetti. Venise, 1700.
(2) SWÂMMERDAii, BiUia naturœ, seu historia inseciorum^ trad. franc. (Coiiect, acad.^ t. V^ pert. étrang.).
(3) RfiAVMUR^ Lpttrt's à un AméricaiHy lettre 6, p. 40.
(A) DuGÉs^ Traité de physiologie comparée de C homme et des animaux» Montpellier, 1839, t ni, p. 206.
m LA GÉWÉRATIOW/
Siites chez rhommc, dans la gale (sarcoptes), pouvant passer d'un indiTid k un autre et se multipliant avec raj*idité, comme le prouvent ceux qiii fourmillent i^ur les oiseaux et les insectes {demiamjues et gamate$)^ ne ; vent être attriliués à une génération spontanée, plus rationnellement^ les insectes parasites, le poux de la létc ou du pubis, qui cerlaineroent i s'engendrent pas d'eux-nn'^mos, mais dont la propagation est singtilièr ment favorisée par la malpropreté et l'incurie.»
Après les travaux du xvu" siècle, dont nous avons parlé, il se] qu'un ne pouvait plus admettre de création fortuite* Mais Tebpnt h csl^omme fatalement entraîné à se répéter lui-même, elles erreurs rej raissenl avec le temps comme les vérités; aussi, quand celte vieille hjrpo^ thèse des générations sponUinces paraissait crouler de toutes parts, une magnilique découverte vint lui prêter un nouvel appui. Avec le microscope, Leeuwenhoek (î) découvrait, en 1675, les animaux invisibles à Vm\ nu, et pour cela nommés microsropifjma, dans les eaux pluviales, dans le sperme et dans d'autres liquides. I^lus tard, Needham (2) montrait que, si la putréfaction ne produit pas d'insectes, elle fait du moins naître, dam toules les infusions renrcrmant des matières en décomposition, de peliis animalcules jusqu'alors inconnus, mais qui forent aussitôt Fobjet de recherches^ et que Wrisberg (3) désigna, pour la première fois, en ' sous le nom iVinfmùires^
Si Ton verse, en elTcl, de l'eau sur des substances animales ou vé^él et si l'on expose le tout à une douce température et à l'influence de et de la lumière, on voil apparaître, peu de temps après, au milieu deli décomposition et de ta dissolution de ces matières organiques, des végétaux très-simples, lels que des moisissures, ou de très-petits animaiiK d'une simplicité organique apparente, visibles seulement au microscopei quelquefois même h un très-fort grossissement; ce qui n'empêche pas l'organisation de plusieurs d'entre eux ne soit fort compliquée. C'est ces êtres nouveaux qu'est resté le nom d'infusoircs, qui exprime la pi cipale condition de leur existence. Leur apparition ne semblant pi déedc celle d'aucun être semblable à eux, ni même d'aucun être jouisi d'une vie quelconque, on supposa qu'ils se formaient de toutes pièces, à Taido de Teau^dc Tair et des nmtières en inTusion, c'est-à-dire qu'ils naissuienl par une génération spontanée; hypothèse que Buifon devait soulenif plus tard de tout rèclal de son nom et de tout le preslige de son style.
L'existence de ces infosoircs, Tobscurité de leur origine et de a quelques entozoaires, sont les seuls motifs qui aient fait admettre la ration spontanée par des autorités scientifiques, d'ailleurs assez imposant pour qu'on ne la rejette pas sans la soumettre à un examen sérieux* Ainsi, a été protessée par plusieurs naturalistes, Bùrmeister (h] entre aiitifi,
(1) I.iXLiWE!(U0E1i, Anatamia et conienipiatio nonnul/orum naturce invisibiiium^tlcUiyàÊ. 1085. ^- El Opern omma, seu arcnna natitrff\ Leyde, 1722, (2j ^rcDBAïf, An Act^ount of some New Mia^o^cùpical Discoveties* London, 1745* (H) WrtnviZi^G^S{ittu'aotfservattonum de animafru/ijf infiisorm» Cœllinçuc, 1765, {^] [li IIVIEÏ5TER, Ihinffbndt tk'r Entomoh'jk. Berlin, 1795.
petits millM
,elle^
DE LA GÉNÉRATION DITE SPONTANÉE CHfcX LES INFUSOIRES* 657
pom Tacarus de la gale, les poux, etv. Burdacb ne Ta admise, d'une maoière abi>t>lue, que pour les infusoires; comme si, parce qnlls sont simples> ils n'en étaient pas moins des animaux, et comme si la gêné ration spontanée n'était pas touL aussi difticilc à comprendre à leur égard qu*à l'égard de tons les ôtrcs. Pour ce qui est des autres animaux, tantôt Bnrdach (1) va jusqu'à croire que certains poissons, qu'on trouve dans de:s
Iétaugs sur les montagnes, peuvent y naître spontanément; tantôt il refuse de croire, malgré Fanalogie des deux ordres de faits^ h la génération spontanée des crapauds qu'un a trouvés dans des arbres ou dans des murailles* Comment admettre l'bètérogénie des uns, quand on rejette celle des antres? Bagès (2) croyait aussi à la spontéparité, et il faisait même jgiier i réleclricilé, dans ce mode de génération, un rôle quH n'est pas besoin de réfuter aojonrdlini.w L'électricité moléculaire ou de contact, dit- il, qui préside aux crist^illisations minérales, qui de môme agite évidemment les matières organiques en fermentation, ne peut-elle être considérée comme constituant lagent vital de certains agrégats nouvellement formés, vivi- .fiiiat ainsi ces animaux, sans système nerveux, que Lamarck nommait apathiques?» Lamarck admettait que ce sont les impondérables généraux qui -tiennent lien d agent vital à ces animaux et îes organisent Ollon Frédéric Millier (3) déclare que les infusoires se forment t^ex moiecuUs bmiiset quoad $e>isum nostrum inorganicis » ,
Mais lootes ces opinions s^ôvanouissent devant T observation plus exacte des faits et devant leur discussion plus sérieuse. Nous allons chercher à le démontrer, en nous occupant successivenient des pj'incipaux phénomènes sur lesquels on s'appuie pour soutenir aujourd'hui la génération spontanée des infusoires, et aussi en examinant ceux qui servent de base à la même opinion pour les cntozoaires*
A. — De 1a iréoération dite iponlvnée ehez Jet îiifiafoÂréf,
On a fait trois hypothèses sur la génération spontanée des infusoires ; celle lies mùlértites organiques de BuHbn; celle de la création de spores^ de quelques auteurs modernes ; et celle des ovules spontanés plus récemment émise.
Première hypothèse. — Butibn, voyant d'une part h matière se désagréger, et voyant, de Taulre, naître de petites particules vivantes dont l'origine échappait à Tobservation, supposa rexistcuce iTune foule de corpuscules animés dont chacun serait le centre de forces vitales propres» De la réunion d'un grand nombre de ces corpuscules, qu'il décore du nom de molécules arganiqueSf se formeraient, d'après lui, tous les animaux, sans en
(1) BtJBDACH, Traité de phi/sioiogk% \, I, p, 45.
(2) DucÉs, Trotté de phtjno/o^ te compara de V homme < / det otnmfJn.r. Montpellier, 183Ô, I. lit, p. i99.
(3) 0, Fr* Miii lea, Ammutium in/ïtsoiiorum éuccincta hùtorùif \mf^ I. Coi^enh^fue et Leiptîg, 1773.
LU9IGIIT* — ruiî&iou ni. — à2
658 DE LA GtaÉRATlOH.
excepter les plus grands et les plus parfaits; de leur séparaiioa, de leur isolement résulteraient des espèces de monades susceptibles de conserver à la fois leur état solitaire et leurs facultés vitales, en même temps qu'elles «ont douées d'une vie indépendante, et qu'ellcâ peuvent se grouper ultérieurement pour créer des formes vivantes nouvelles. De la l'idée d'une mutation continuelle, non-seulement dans les éléments matériels quicoostituent les cor[>6 des animaux, mais dans la forme même de ces animaux, conséquence qu'il a vainement essayé d'éluder par la nouvelle suppositioa des moules intérieurs; de là aussi la possibilité de voir apparaître tooln les formes imaginables et inconnues de nouvelles espèces.
C'est précisément comme une conséquence de ces molécules orpniques, que Buffon admet les générations spontanés. « L une de ces hypothèses suit de Tautrc » , dit Flourens(l). Aussi les beaux et nombreux résultats de la science moderne, les découvertes de Redi, de Swammerdan, de Vallisnieri, de Kéaumur^ sont entièrement perdus pour BulTon : o U ya peut-être, dit-il, autant, d'êtres soit vivants, soit végétants, qui se reproduisent par Tassemblage fortuit des molécules organiques, qu'il y a d*uimaux ou de végétaux qui peuvent se produire par une succession coDstiale de générations (2;. » Et plus loin : o Plus on observera la nature, plus m reconnaîtra qu'il se produit, en petit, beaucoup plus d'êtres de celle bçoa que de toute antre. On s'assurera de même que cette manière de génén* tion est non-seulement la plus fréquente et la plus générale, mais la phu ancienne, c'est-à-dire la première et la plus universelle (3). u Et,pourmoiitrer quelle extension Buffon donnait h cette hypothèse : « Dès que les molécules organiques, ajoiite-t-il, se trouvent en liberté dans la matière des corps morts (ît décomposés, dès qu'elles ne sont point absorbées parle mouler intérieur des êtres organisés, qui romposent les espèces ordinaires (U\ la natiirr vivante on vég^Hanto, ces niolécnU'.«î, toujours actives, travaillent à rennier la matière pntréfiée, elles s'en approprient quelques particules brutes, et forment, par leur réunion, une multitude de petits corps organisés, dont les uns, comme les vers de terre, les champignons, etc., paraissent être des animaux on des végétaux assez grands, mais dont les autres, «mi nombre presque infini, ne se voient qu'au microscope; tous ces corps n'existent qu(î par une ;;énération sponîanée (4).... Les anguilles de la eolle iW. farine, eontinue-t-il, etîlles du vinaigre, tous les pré tend un animaux mieroseopiques ne sont que des formes différentes que prend d'elleniême, et suivant les circonstances, cette matière toujours active et qui ne tend qu'à l'organisation (5). » — ^^ Enfin, pour n'avoir pas à revenir ?uree point histori(|ne, voici ce que dit encore Buffon de la génération des entoxoaires : a La géin»ration spontanée s'exerce constamment et universell^
(1) Floiirens, lîi.sloirfi tics travaux et des ùférs de BUFFOlf. Paris, 184d, p. 78. {% Bi'FFON, Histoire unturf/h- f/tifiérti/r et particulière, avec h description d¥ mhinrt l'u «oi, i^dil. de l'Imprimerie royale, iii-4. Paris, 1749-1789. Supplément, t. IV, p. 336. {W) II»., futvr. rit., Supnl., t. IV, p. .'l.')?. (4; iD.fONr/'. vit,, Suppl., t. IV, p. 339. (5) II»., nuvr. *//,, Suppl., l. IV, p. 343.