‹ Traité de physiologie (volume 2)Chapitre 56 sur 92 · MB^^ 0£ i^A GKNÉBATION · texte numérisé non relu

MB^^ 0£ i^A GKNÉBATION

suffi pour produire des végétaux d*especes différentes; et, ajouUot à cet exemple celui des plantes nouvelles qui croiîiserit sur les lieux niTiigéi par l inceiidiet il dit : «M est parfailemcnt ronforme à TanAlogie avec U f( malion des infosoircs, que les produits de la combustion, variant scloîi nature du sol et celle des substances combustibles éparses à sa surfi donnent lieu aussi au développement de plantes différentes* « CVst :iii qu'il prend toujours le rhiingement des circonstances extérieures, et suite des conditions d'existence des divers êtres organisés, pour la m(>me de la production de ces ^trcji. N'esi*il pas plus simple de ii*jr *^ que la cause de leur développement, que la possibilité pour eux dcvtire dans des lieux où Ton n'avait pu les voir encore» parce qu'ils n'avaient y trouver jusque-là les éléments nécessaires h leur existence? T des expériences précises nous dénionlreuL que celte conser\ >

graines et la persistance de leurs propriétés vitales avec leur poifioir germinatif, quelque élonnantes qu'elles puissent nous paraître, sont néiimoins des faits irrécusables. Ainsi ^ on a vu germer des graines de f^enitive qui étaient, depuis soixante ans, dans Therbier de Tournefort, à» baricols recueillis depuis cent ans, des mousses conservées aussi depuis deux cents nns, eiiQo du blé et du riz trouvés dans les plus anciens m^ numenls de la vieille Egypte, N'y eût-il aucune cause d'erreur dans l'cipérience de Fray qui a vu se développer des animalcules dans rinfusiûQ des débris d'une momie, que les faits précédents suffiraient pour lui ôlcr lout cachet de sponléparité.

Les œufs des animaux ne paraissent pas, il est vrai, pouvoir cocserter leur viabilité pendant un temps aussi long; mais encore plusieurs soot-tb susceptibles de la garder durant un certain nombre de mois et roénK d'années. Tout le monde sait qu*en soumettant les anifs de vers h soie à une basse température, les agriculteurs parviennent k les conserver peu* danl un temps assez considérable. Chez plusieurs animaux (et notamm^ chez quelques-uns assez parfaits en organisation pourqu*on ne puisse élever aujourd'hui à leur égard seulement le soupçon de génération spoDlanée), on a constaté des faits analogues h ceux que nous avons cités chei les végélanx. Ainsi, on a vu des animaux paraître, à certaines époques, dans des lieux où on ne les avait pas rencontrés depuis fort longtemps. Adanson a vu, au SénégfjK de petits marais, desséchés neuf mois de l'aDnée, qui, plus tard, lorsqu il avait plu, se peuplaient de poissons dont Id espèces étaient différentes de celles qui peuplaient les eaux environnaatei» On voit souvent les eaux jïluviales des fossés qui restent à sec la maje partie de rannée, et quelquefois plusieurs années de suite, se peu; rapidement de myriades de petits crustacés, en particulier de daphoj de cypris, de cylhérées, et même d animaux d'assez grande taille, comi les Branc/tipcs, les Apm : llesmai est l'a surtout remarqué pour ces derniers (1), Il y a quelques années, dans la forêt de Fontainebleau, on trouvait des flaques d'eau pleines de petits crustacés bien connus des t&â&ui«*

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DE LfL GÉNÉRATION DITB SPONTAKÉE CHEZ LES INFUSÛIRES. G73

stes, longs de 4 centimètres, nommés Apus, et qu'oo ne rencontrait dans les lieux voisins. Une année ils disparurent complètement, et^ dant les deux ou trois années qui suivireat, on n*en trouva plus du put; puis ils reparurent bientôt eu grand nombre. Comment expliquer pus ces phénomènes, si ce n*est en disant que les germes de ces divers nîmaux étaient restes viables dans la vase, tant que les circonslances ivorables à leur développement ne s'étaient pas présentées? Entourés 'une humidité suffisante, et protégés par la surface desséchée, végétante Déme, du niarccage, iis onf bien pu s'y conserver longtemps sans périr*

On pourrait dire que c'est là seulement une hypothèse, et que personne l'ayant vu les (cuts de ces crustacés, on ne saurait affirmer que les choses B soient passées comme nous le supposons* Cela est vrai» sans doute, mais 'analogie autorise l'hypothèse, et ce qui serait à démontrer, pour les Apyin^ le Test plus pour les infusoires et notamment pour les liolpodes. Ces ani- Oaaux, comme la plupart des microzoaires, aussitôt que les circonstances leviennent défavorables, quand le liquide au sein duquel ils nagent va arir, s'arrêtent, se roulent en boule, et sécrètent par toute la surface de cur corps un liquide particulier qui se condense en membrane et leur orme un abri protecteur. Toutes leurs fonctions sont alors suspendues, ils peuvent sous ce nouvel état subir une dessiccation complète, passer des extrêmes chaleurs de Tété aux froids extrêmes de Thiver, rester ainsi des années entières sans perdre la faculté de revenir ;\ la vie active, ïl sutïit, en elTet, de les remettre à l'eau pour les voir sortir de leur kyste, e (1) a fait revivre des kolpodcs enkystés qu'il conservait à sec depuis •e ans, et il a vu les corps oviformes, résultant de raccouplcment de IX individus, se comporter absolument de même. Du reste, ce ne sont pas seulement les germes d*uu grand nombre de ces êtres infimes qui sont susceptibles de conserver leur viabilité, jnalgré le dessèchement et Tabsencc de tontes les circonstances lécessaires à leur évolution. Plusieurs animaux, plus élevés co organisaon, sont aussi doués de la môme faculté, Spallanzani (2) constata, en ixaminant les mousses qui se trouvent sur les toits et dans les gouttières, Texistence de petits anim;iux, curieux h bien des égards et connus sous le nom de rotïfères : ces animaux desséchés ne donnent aucun signe de TÎlalité et ressemblent à des grains de poussière; nnus, dès qu'on leur donne de l'eau et qu'ils en sont humectés, ils reviennent à la vie et se font même remarquer par la vivacité de leurs mouvements. On critiqua d'abord le fait ; Bory-Sai ni -Vincent (3) admit que les rotifèrcs desséchés mouraient înèvîlablemeut, et que, si Ton avait cru voir ces aniniiilcules desséchés retivrc, on n'avait vu en réalité que de nouveaux animalcules provenant d*œuls promptement développés, Ehrcnberg {h), tout en supposant que le

il) Gëriie, rommumcatioïi orale.

2î SpAtLAHïAm. (ipuidiks (h phfjvùfue am'mah pt végétale^ L II, p. 2iJtl. (3) BoRT-SAiNT-VmcEWT, Enajdùpédit^ méthifU(jUi\ 1824, art. MiCItOSCOPTOUES et VlBRiows. ^•[hctionnairr rhs^}tjtte ffhi<!ifïit'e nnimt'I/r^ art. EûTl PÈRES.

(H) EIIRE5BE11C, lit^ hifttwrit'n ah voi/kommenc ihfjanasmçn, LeipJtij, 1838, p. 492, LOKt;itT, *- PUÏSUIL. ' iïu — ÛJ

DE LA GÊNÊRATÎOIf.

rotifèœ coDtinuait h vivre, garanti par la mousse et le Hablê^ penia ' moins que, loin d'être iolerronapus, les actes vitaux se pour^uivai^Hit i loi avec îa même rapidité, et il admit qu'entre le rotifère qu'on exAdiii) avant le dessèchement et celui qu'on retrouvai l après, il y avait tioe de générations intermédiaires; en un mot, que celui-ci n'étall qo^ttn dei , arrière- petits-enfû lits de celui-là. Mais on a repris ces expérienees, (H \'^ a vu que non-seulement Spallunzaui avait bien observé, mai» qu*» rt*tl mort apparente peut même durer pendant neuf mois. Le^ tard i grade» J« auguillules, etc., jouissent de la mt'^me laculté* Doyére (1)» en pourmiivaBl les recherclies de Spallanzani, a vu un fait plus curieux encore; c'est que, malgré la loi générale d'après laquelle toute vie est incompatible avec nm température trop élevée, ces animaux, une fois desséchés, peuvent, mw périr, être soumis à une très-forte chaleur. Descloizeaux (2), il est rnti, i présenté à rAcadémie des sciences des conferves recueillies en Islande, et qu'il avait trouvées végétant dans la source thermale de Grôf à une terDp rature de 98 dêj^rés; mais en i^éaéral il y a peu danimaui qui résisteall une chaleur de plus de 50 à 60 degrés : à cette température, ils meurent Im», même très-promptement. On conçoit qu'if doit en être ainsi, ne serail-<c que par retiet d'un commenceaient de coagulation de ralbimiifie : aub Chevreul {'S) a constaté que raihumine, quand elle a été préalablement d<^ séchée d'une manière lente, peut être fortement chaulfée sans se ooai^iler, c'est-à-dire san-s perdre la propriété île se redissoudre dansFean. C'e^tl pff Gisement ce qui arrive dans les expériences du genre de celles qu'a iostituées Doyère, et, grâce sans doute à cette seule ciiTonstancc», les rotifèrei préalablement desséchés peuvent être chauffés jusqu'à iOO degt^scentigra<to ou même au delà» et conserver, pour la plupart du moius, leur viabilité (*)*

Après les présomptions que devaient faire naître les travatii à» premiers observateurs attentifs; après les expériences positives que oou» avons rapportées, et les réponses que nous venons de faire aux principal» objections des partisans de l'hétérogénie, on ne saurait admettre que des infusoires naissent spontané m eut.

Il est vrai que plusieurs des physiologistes, qui croient encore k ce mode de génération, en resserrent étroitement les limites : ils ne supposent pt$ que des ôtres vivants puissent naître de composés minéraux et ils se cd tentent de les faire provenir de la dissociation de parties organisée •c'est-à-dire d*éléments ayant déjà appartenu à d'autres corps doués de

(1) OoiÉBE, suite de son Mémoire mr tea Turdigrnde^ (Ânn. «tesf sdenctrnat.f î* tkk^

(2j DEfiCLUiZEAUX, Cumptta rmdm de CAernâ* des seumctfr^ iB46, t. 1X111^ p^ 9à4«. (3) Ca£Vit£[;L^ Df rtn/tttf^nce que Veau exerce sur les sniisUmcet asotées êùHdm [àtm, ^ chimie H de pht/sttfUf^ t. XIX, p, Al).

(*) A propos de la conlrovcrse qui ft'est élevée, à ce suiet, entre DoTtHE et PuvJCIU, en* suites surtout rîtitércB^anl Iravâil de Gavaruet^ intitulé : Soutetiei 4:xpcnen€eâ smr êm HêHférm^ ifs Tfii^ifjtnde'( ft /t'v AttgutUufes des mousse* def hits {Journal du PrOfrhjL îî, p. Â21, et t. V^ p. 1), et le HapfHjrt xur/es nnijmu^ resrwicilanh ^ tu A lu Sociélé Al tiioltf». par BioCA^ en ranrt 1860.

r>E LA GÉNÉRATION MTE SPONTANÉE CHEZ LES INFUSOIBE& 675

fie. Ainsi ils pensent qae la formation d'infusoires n*est pas, à proprenenl parler, une production primitive de matière organique, mais qu'elle suppose déjà Texistenee d'être* org;misés. Aucune substance organique, en effet, ne parait pouvoir se développer d'elle-même. Les végétaux vivants Mmblen lavoir s^euïs 1p privilège de transformer les copabinaîsons binaires do règne minéral» Teaii, Tacice carbonique, Tammoniaque, en corahinaiton ternaire organique, et par suite en matière organisée. Les animaux, au contraire, d'après les vues générales émises et développées successivement par Brirdaeh (1), J* Mutler (2), J* Dumas (3), vivent en général de fliatiéres organiques déjà formées; mais ils n*ont pas le pouvoir d'en créer eux-m^mes avec des éléments ou des composés minéraux: en un mot, leur existence suppose celle des végétaux.

Néaoraoins nous ne croyons pas que, mâme avec cette restriclion, on puisse admettre davantage la génération spontanée des infusoires. Ainsi, dans tous les cas que nous venons d examiner, nous ne reconnaissons aucune hétéi'Ogénie ; nous v voyons seulement une révivification de certains animaux dont la vie était restée latente par Teflét du dessèchement on de quelque autre circonstance; ou bien un développement de germes qui étaient demeurés plus ou moins de temps sans éclore, parce qu'ils ne se trouvaient pas dans des circonstances favorables à leur évolution.

D'ailleurs Ehrenberg (/*) a découvert la véritable germination des semeocefi de champignons et de moisissures, et par là le mode de propagation âe ces végétaux. U a fait voir comment on peut produire de nonvelles moisissures avec des graines de moisissures, et il a rendu probable que, dans le cas où ces êtres apparaissent d'une manière inopinée, leurs graines, disséminées par l'eau ou par l'atmosphère, n'ont fait qtie trouver le sol nécessaire à leur gerniinatioo. Quant aux animaux infusoircs, Ehrenberg a reconnu qu'un grand nombre a une structure compliquée, et il a pu, chez plusiein*s, observer des œufs et la prQpag.ition par des œufs. Balbiani (5) a constaté également qu'un grand nombre de microzoaires ciliés, tels que \m paramécies^ les stylonichies, les stentors, les spirostomes, etc., ne font pas exception à la loi générale qui régil la reproduction des animaux, et qu'il y a chez eux union sexuelle et production d'ovules proprement dits. Gerbe (6), de son côté, a vu les kolpodes s'accoupler, se fusionner, et de la masse unique résultant du mélange de deux individus, se dégager des corps oviformes qui, après complète formation, ont une inemi)raae enveloppante et un contenu finement granuleux, au sein duquel est un

ft) BniiÂCii, Trmïé de phifsiato^k. Piru, 18S7, t. nt, p. 401* (î) J* MûLtEt, Mnnuel dç physioloQvt, Pari», 1845, t. I, p. 18.

(3) J. niiMAS, Efsm sur la jÊOttifjtif chimiffue fies étret organh-^s^ 3*édit., févrîiîr iHàà.

(4) ËHMUfBinio, NtHHt Àcta nat» ctinW* , vik. l(cliiition de J . M ûller^ dans : Manuel rit* phy iwL, l. U p. 13).

(5} BALbiAJd, EMfx KHr In refii'^Hiitrtion *le.i proto^oatrrH [Jourttnhlf phtpmL de t'hommf «f rf^T finimnnji,, n'>» de janvier IHtiO). — H***h^rt'h*»x ^ur lef phértwnffir'jf vrjute/* dt^ infusoire^ (Même journal, n^« de janvier à oclobie ÎHbl j.

C6) Gerbe, Comp'fn f^>vhts tie VA'-mL de» yc* d* Ptiri^t^ 1864, t LIX, — Oktioti . tim* t^rr^fl tfhixt nnt , ail. KMtpoM» 2^ éûiU Paris, 1868. i, VU.

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Dt: IK GÉNÉRATION,

noyau treinspai'enL Lu rcprodiicUoii sexuelle des infusoires e»i donc tm îiiii aussi incontestable que leur propugation par scission ou hitu mir core par gemmes. Devani revenir sur ces divers modes de reprodtiû» tion, nous ferons scuîcmeni observer ici que celle multiplication, cha les infusoires , peut Otre exlrômement rapide : c'est ce que proti?e l'exemple d'un rotateur {VBf/fhtina sen(a)^ duquel, d'après Ehr»' ' peut résulter en dix jours un million d'individus. C'est ce que • encore cet autre exemple, cité par B.dbiani (2), d*un Patamecium aurella devenu souche, en quaranle-deux jours, de plus d*uu million de descendants. Si l'on ajoute à cela que le développement de ces aniiuaui parait être riche en formes successives, et qu'il peut arriver de preodit pour une difTérence d'espèces ce qui n'est qu*unc différence ci v !•

ques degrés de développeDient,, on n'éprouvera plus aucune <» ;, se rendre compte ni de leur multiplication exlraordinaire, ni de leur vcrsité.

Bien que les observations d'Ehrenberg nous aient révélé les détails structure les plus curieux dans les infusoires, il n'est pourtant pas ejcai de dire que tous ces animaux, les rotateurs exceptés, aient une organi: tion complexe, et notanunent un estomac composé, comme radmell ilabord ce micrograpbe,qui leur avait donné le nom ^ù i^olygastriquet {l\ Dujardin a démontré que plusieurs consislent seulement en une espèce gelée vivante, de sarcnde (pour nous servir de T expression de ce uati liste}j susceptible de changer de forme tant au dehors qu'au dedans, p< vue d'organes locomoteurs (cils vibratiles), et dans laquelle les alimenl se creusent progressivement un certain nombre de cavités stomacale destinées à opérer une digestion successive des matières ingérées '4), M^ ces fails n otent aucune valeur aux conclusions que ïa connaissance plt» approrondie des infusoires permet de déduire contre Thypothèse des géoé* rations primitives.

En outre, Ehrenherg n'est jamais parvenu à obtenir, à Texemple Jt Treviranus^ dlnfusions déterminées, des formes d'infusoires égalemetit déterminées. Jl a vu tantiôt les unes, tantôt les autres se produire, quoique la préparation t'ùt absolument la même. Cette assertion détruit celle de Gruithuisen (5), qui dit n'avoir jamais trouvé ces animaux parfaiteineiii semblables de forme, de taille, etc., dans plus de mille expériences fiôlai sur des infusions de substances diverses et au milieu de circonstanoesiBF' férentes; et celle de lîurdach (0), qui prétend que les diverses espèces d'infusoires prennent une conjiguration en iiarmonie avec les circonstaoceL Le fait de celle diirércneej fut-il avéré, ne saurait d'ailleurs devenir un argument en laveur de la génération spontanée. Qu'y aurait-il d'étonnant,

(1) EHKKifrtEna, Annales dm sciences nntureiJe^f, 2* eérie, Zoo/oyie^ U I, p. 138.

(2) BAJ.nHNr. Comptes rrmftts de VA en H, det se, de Pfîris juin 1800, L L, |i. H 9 1. *{Z/ tïifiENBEliG, Oit* fnfu\wn\tlitf>*che» nt^ voUkommt^ue Ot^nui^meti. Ltipiick, IB3H.

(4) Dljaki^iîj» àiémoiie t<ur lorgamsation dev ht/h'toiret {Ann, dea tc* ftotur.^ 2* SÊfii% j Zooloijw^ ïm%^ l. X, {K 230).

(5} GRiUtHiiSEi^i, Or^/wosoortom M?. Munich, 18il» p. 104. ((î) BtriiDACHj Truilé de physiaioffie^ L I, p. 7l>,

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