‹ Traité de physiologie (volume 2)Chapitre 60 sur 92 · I. — SCISSirARITÉ ou EErROIïtCTÎOÎf TAB SClSStOXt · texte numérisé non relu

I. — SCISSirARITÉ ou EErROIïtCTÎOÎf TAB SClSStOXt

Chez tous les animaux parvenus au terme de leur accroii»sewent, la i s'entretient par un mouvement continuel de composition et de décomp sition, qui çf>nstilue ce qu'mi appelle, à prnprentcnt parler, la nutrilKiO Le balanceajent qui s'établit et se perpétue entre le gain que doiuic I l'animiil l^assiniil.Minn des aliment?, et la perte c^iusée par le» excrélions,'

SClSSlPABiTÊ OD REPRODUCTION PAR SCISSION.

1 la condition première de renlretieti de la vie, et suffit au libre exercice

es fonctions. Mais il est des cas dans lesquels la rupture de cet équilibre

lltnilneavec elle la manifestation d'arles noti'iL[fs*plus intenses qu'à Fétat

L Ainsi, lorsqu'un animal vient à pcnirn quelqu'un de ses organes,

voU apparaître chez lai un phénomène nouveau de nutrition. Ce phéno-

lèoe, comparable à ceux qui, dans son jeune âge, présidaient à son

çcroissement, eu diffère seulement en ce qu'au lieu d'i^tre également

ftpandu dans l'ôrgauisme, il y est, pour ainsi dire, localisé et s'exerce

'une manière exclusive sur le point correspondant à la partie qui vient

l'être enlevée* Il se réalise dans des limites hieii dilférentes suivant les

'érents êtres, mais il s'observe chez tous et dépend de la tendance qu'ont

ms les animaux à reproduire les parties qui leur sont coupées ou arra-

iées. Considérant Télude de semblables phénomènes, surtout dans les

^rés inférieurs de Téchelle animale, comme propre à faire naître une

(sle idée de la reproduciion semipare, nous pensons devoir nous y livrer

ant de décrire ce premier mode de génération.

La régénération^ cette puissance de reproduire des organes, ou la ten- Itnce à se compléter, qui se manifeste dans un tout privé de quelqu'une eses parties, peut se constater chez tous les êlres vivants sans en excepter homme lui-même. Très-apparente dans les êtres inférieurs, elle diminue •activité à mesure qu'elle s'exerce dans des organismes plus compliqués, Dsqu'à ce qu'ejitiu elle se borne, chez Fhomme, à la reproduction de uelques tissus; encore, chez lui, cette rcprorluction est-elle souvent fort icomplète-

Dans les végétaux, la tendance précédente se manifeste à un très-haut egré. On peut couper la tige d'un grand nombre d'arbres, même des plus arfaits en organisation, sans pour cela déterminer leur mort; car bientôt u collet de la racine on voit pousser une nouvelle tige, Réciproquemfcntp l Pon enfonce en terre un fragment de tige, il y pousse des racines, et, peu près, tous les organes qui existaient primitivement sur la plante dont il

isait partie vie une ut, en s'y développait t, compléter encore ce tronçon le végétal. On sait que cette faculté remarquable est utilisée tous les jours

ur la reproducli(m d'un grand noudjre de plantes ; on donne alors, au

Eçon, susceptible de reproduire le tout, le nom de bordure.

Faut^ly pour expliquer ces faits, dire avec J, Mùller (1), que le tronc à'uo végétal est, en quelque sorte, le faisceau de tous les individus qui s'en détachent à une plus ou moins grande hauteur; que chaque bourgeon est W jeune plante, parce qu'il peut, isolé du tronc, continuer de vivre, ou inéme devenir nn nouveau système dlndividus; que la feuille eïlc-mémc

S Kl un individu susceptible de reproduire le lypc entier de respèce, parce u*on voit les feuilles du citronnier, de Toranger, du figuier, pousser lorsuV»n b'S Relie en terre; cnQu, que la pïante développée n'est qu'un multiple le la plante prindlive, un sysièffte dintlividus, qm peuvent être réduilsjusaux feuilles, et qui sont même contenus encore dans le tronc mutilé?

(!) J. Mi^LUsii^ Mimuf^i de phymioyk. Pari», 1845, I. Il, p. 558, Lrad* de Joyrdan*

DE Là GÉNÉRATION*

Les faits ne nous paraissent pas justiricr une proposition aussi absolue* i

leur seule autorité ne suflU pas peut-ôlre pour commander une

foncliisinn. Nous voyons seoleuenl, *ïans la fîiversilé a]

breuses parties <ruii végétal, une uniformité réelle clii,

chacune des portions, se trouve la réunion des tissus et des organes fiicjdh

saires à iavte de reoseinble. Sans déciiJer si une partie seule est

vidu entier dans la piaule, nous pouvons nous eontenter de conclut

qu une partie seule est susceptible, lorsquVlle en est séparée, de defeoiri

son tnur un centre de forces procréatrices; qu'une partie seule, parcoure-

quent, est susceptible de reconstituer un tout et de reproduire un ?é

nouveau semblable au premier*

La faculté régénératrice» ou^ pour parler plus généralement, la lac que possède une partie plus ou moins cousidfîrable d'un être vivante reproduire Tensemble de cet étrej réside aussi cbez les animaux, quoiq pour la plupart à un degré moins marqué. Mais, si elle est assez faillie paraître presque nulle dans les organismes les plus élevés, elle devient i plus eu plus apparente, à mesure qu'on descend les divers degrés de ces êtres; et on la retrouve, chez les plus inférieursj avec toute la plénittideet retendue d^action qu'elle présente dans les végétaux.

Chez rbomme et chez les mammifôres, non*seulement les tissus si fiés, les épithéliums, Tépiderme, les poils, les ongles, les cornes^ se repli dujsent conlinucllemenL, mais encore, sll y a des pertes de $ubstan«^ dans les tissus fibreux, osseux, nerveux, clc*, ces pertes, pourvu qu'eH ne dépassent pas certaines limites, se réparent dans un espace de plus ou moins lonjj;. De \h les cicatrices cutanées ou fibreuses, les cabo^ seux, les eicalriccs nerveuses, régénérations qui deviennent toutes plusoi moins mmlogues aux portions du tissu qu'elles sont destinées & réparer. a vu, chez les mammifères, le cristallin se reproduire quand la partie térieure de la capsule était demeurée inlacle; et Bnrdacb (t) dit, d'aprii Vrolik,, qu on a obser\*é, chez Thomme môme, une régénération inc plèlc de cette lentille après Topératiou de la cataracte par abaissement

Si des vertébrés supérieurs nous descendons aux reptiles, nous y Ir vous une lacullé de régénération bien [dus énergique. Ici le tronc mulill reproduit les organes entiers qu'il a perdus. Sans parler de la régénératio presque indéfinie des crochets des serpents venimeux, on sait qur léssards, les orvets, les seps, les geckos, se rompent la queue très-fadlj ment, et qu'ils réparent aussi fort aisément cette perle. «Il est peu( lézards, dit Dugés (2), qui n'aient éprouvé cet accident; et Ton en reco naît les traces h la brièveté, à la couleur plus terne, aux écailles plu> j tites, à la forme plus rapidement conique de la portion reproduite, qa pourtant, à la longue, devient presque absolument semblable à une qucil

{\) BiiiDACU, hmté ffe phfj^tologîr. Paris, lBa7^ t. VUI, p. 289. (2) Ducts, Truite ih phtjsif)fofjkimnpfu*^€ de Vhfjfnme et des uhfmoux, Mohiprllîçr IBS? I, Ul,fKl89.

SCISSIPARITÉ 00 BEPnODDCnON PAR SCISSION. 689

normale. A l'iotéricur, cm y trouve peau, muscles, vaisseaux, prolongement nerveux enveloppé d'un étui solide; mais cet étui n*est jamais divisé en vertèbres, ni même parfaitement ossiûé : c*est un cylindre uniforme de cartilage auquel est incorporé un peu de phosphate de chaux. »

Chez les grenouilles et chez les crapauds encore jeunes^ Duméril et Bibron (i) ont vu les pattes se reproduire. Mais les salamandres reproduisent ces organes et quelques autres avec bien plus de facilité. Spallanzani (2) en a vu qui reproduisaient non-seulcmcnt une patte, mais toutes les quatre. Il en a vu d'autres^ auxquelles il avait coupé la queue, en reproduire une nouvelle avec toutes ses parties : peau, muscles, os, vaisseaux, nerfs, moelle épinière (3). 11 a observé aussi la régénération de la queue chez les têtards de grenouille {U), et celle de la mâchoire inférieure ellemôme chez les salamandres. Enfin, sur ces dernières. Bonnet (5)^ et, après lui^ Blumenbach (6), ont constaté la reproduction de l'œil, dans Tespace d'une année, quand le nerf optique avait été ménagé et qu'une portion des membranes oculaires était restée dans le fond de l'orbite.

Chez des poissons auxquels il avait coupé une nageoire, Aug. Broussonnet (7) vit bientôt se former un renflement, d'où naquit un prolongement membraneux, d'abord épais, mais qui s'amincit en se développant, et qui, après trois mois, renfermait les rudiments encore cartilagineux de deux rayons. Ces rayons acquirent plus de longueur en s'amincissant, et, vers le huitième mois, la nageoire était complètement reproduite. Toutefois Dugès (8) n'a pas été assez heureux pour pouvoir répéter cette expérience avec succès. Philipeaux (9) a également échoué toutes les fois qu'il a coupé les nageoires ou la queue jusqu'à la racine; mais il a vu ces organes se reproduire lorsqu'il laissait sur place leur partie basilaire.

Ces phénomènes de reproduction partielle sont un peu plus sensibles chez les animaux articulés : les crustacés, les insectes, les arachnides. Il est inutile de rappeler les nombreux exemples que, sous ce rapport, nous offrent les téguments dans les mues des larves d'insectes. Réaumiir (iO) a très-bien décrit la reproduction des pattes, des serres' et des antennes de Técrevisse. D'après Amoreux, les autres crustacés, les cloportes et les araignées ont de plus que les insectes une aptitude remar-

(1) DOMERiLel BlBRON, Erpétologie générah, ou Histoire naturelle complète des Reptiles. Pftri», 1835-1847, t. I. p. 206.

(2) SPALLAifZANi, Prodromo ffi un opéra da imprimersi sopra la reproduzioni animali, llodena.i768,p. 85.

(3) Spallawzani, ouvr. cit., p. 6"^.

(à) ID., OMIT, cit,, p. 36.

(5) BoNMCT. Trois mémoires sur la reproduction des membres de la salamandre aquatique^ dans tes Œuvres. Neuchâtel, 1779-83, t. V, p. 284.

(6) BtUMEîfBàCH, K/einc Schriften^ p. 129.

(7) Aug. Brodssoî«net, Obst^rvations sur la régénération de quelques parties du corps des Poissons (Mémoirf!s de l'Acad. dps se. de Paris^ 1786, p. 684).

(8) Dugès, Physiologie comparée. Montpellier, 1839, t. Hî, p. 190.

(9) Philipeaux, communication orale. «

(10) RÉAimuR, Sur /^v divers'fs reproductions qui se font dans les Kcrrvis^eSy les Homards, les Ct^abes^etCtCt, entre autres, sur celles de leurs jambes et de leurs écaillcs{Mém. de PAcad, des se. de Paris, an 1712, p. 226; et 1718, p. 263).

LONGET. — PRYSIOL. Ul. — 44

quable à reproduire» tantôt les antennes, tantôt les pattes : c'esl ce qitifail que Ton rencontre souvent des écrevîs&es« et parfois den araignée^ dit Dogès, ayant une patte beaucoup plus petite que les autres et pr^ifiie

rudiraentaire. Cependant Gœze (1) a vu les libellules reproduire lenri pattes; et Heineken{2) a vu les larves des blattes et des capriconies réf^ nérer leurs antennes,

La même force de régénération est plus étendue encore chez les mollusques. On Ta observée fréquemment pour les bras des céphalopodes, lai tentacules des limaçons» etc* Pour ces derniers, Spallanzaoi (3) a tnémr constaté , dans ses nombreuses expériences» la régénération de la tôte dMl quelques-uns d'entre eux. Treviranus (û), qui n répété ces observations» i observé aussi un certain nombre de Fois le même phénomène chei ce» mollusques. Mais Dugès fait remarquer qu'il ne faut pas aller jusqu'à enlever» en raérae temps que la tfite, les ganglions nerveux qui entourent I'cesophage. ScbsElTer (5) a exécuté les mêmes expériences avec lemAme sucoéfii» pour la tête et l'îibdomen des limaces.

Chez les vers, la force de reproduction devient bien plus grande etvé

tablement surprenante : elle ne s'exerce plus seulement sur les pattes <

sur la queue, mais sur des portions entières du tronc. Ch. Bonnet {9H

Gœze (7) et Spallanzatii (8)» disent que lorsqu'on coupe en travers

lombric ou ver de terre, ou un ver d'eau douce, chaque moitié reproduite

qui lui manque. Sangiuvani ('J) a confirmé ces observations. Tout le mood

sait aujourd'hui que les naïdes et les lombrics reproduisent de nouveam

anneaux avec assez de promptitude à la partie postérieure du corps» quand

celle*ci a été tronquée. « Nous avons trouvé au printemps, dit Dugès (10),

de nombreux échantillons de lombrics ayant une sorte de queue, longue

quelquefois d'un pouce, beaucoup plus mince et plus pâle que le reste» ri

parfaitement annclée; ici évidemment Fanus appartenait à un anneau de

[nouvelle formation. M Quant tï l'extrémité antérieure, elle ne se reproduil

jpas avec autant de fiicilité. tf Noua nous sommes assuré, ajoute ce physta

|logisle'(li)» que la reproduction de l'extrémité anlérîeurc n'avait paslo

[jours lieu» et que le tronçon postérieur périssait, après un temps plus ffH

(1) CœzEj Rfpf'odwtionskffiff f/et dm huerten* (Natur/brachcr^ 12 Stiiek, p* 221). Voyez ausM TRËvmAHUS^ Butiogie, I. lU, p. 615.

(2) Froriep's iVofiie/ï, L XXVUl, p. 196.

(3) SpALLAJït*L»i» ùuvt, €tt,, p. ti2. — Voyejï auiBi Baultati di espericnse êop9^ la rtfir^ j duzione délia testa nelie Luniûche ierrmtri {Mem. délia Soadà ilaliuna, i, 1, p. 5Si ; L I^J rp. 506 J.

(à) TlEViBARUS, Biologie^ t. UI, p. 513.

(b) SCHJKrrER, Er^tere Vetsu^hr mit Schncden, Begensburg, 1768, p. 11. — Tofcs lef tal autres mémotres sttr le même sujet, 1769^ 1770.

(0) CB, BoPiUET, Traité d^imccioiofjie (2* partlb), ou Observatioruf sur qwdqiÊtf ^pétm é verx d'eau douct qui^ coupée jmr morcmax, devienntnU autant ttanimattr compiHim P««^ 1745. — Dans ws Œuvres, L l» p. 115-258,

(7) GoEït, Von stnchttiltenfn WassertDÙrmcn der^i Stûcke nach einiffen Tûffn «nl«fcf- H'achsen und vaiikommene Thierr wet^dcn*^ (Natttrforfchfrj 3 StUck^ p, 28)»

(8) S^ALLANZAni, Prùdmmo di un opera^ etc.» p, 13.

(9) SAnaiOVÀNNl, Medîcinùich^hirurçùehe Zeitung, iÈ2à^ L \\, p; iS*

(10) Ddgés, Trndé de physiologie comparée ^ U ÏU, p, 186.

(11) (}ufn', al,, i, m» p. 191*

SCISSIPARITÉ OU REPRODUCTION PAR SCISSION. 69i

ins long, qoand on enlevait à Tanimal plus de huit segments antérieurs. m lui en retranche une moindre quantité, quoiqu'on enlève la bouche e ganglion céphalique même, la plaie se cicatrise, et au bout de dix à lie jours, du milieu de la cicatrice commence à saillir un bouton cooe et rougefttre; en huit à dix jours, il devient pointu, rouge, fort itractile, et Ton y reconnaît déjà la bouche, la lèvre, les anneaux voisins; ont, petit encore, mais servant déjà à conduire Tannélide. Plus tard, te tête prend les dimensions normales, mais reste longtemps moins [>rée que le reste.» Rien de semblable n'a été vu, chez les hirudinées, Moquin-Tandon ; et, chez les clepsines, Dugès n'a pu voir non plus la indre partie du corps se régénérer. '

laivant Bonnet, et aussi d'après Rœsel (1), les naïdes reproduisent la 3 et la queue jusqu'à douze fois de suite, quand on enlève la nouvelle Ue à mesure qu'elle se forme : une naïde, divisée en six segments lon^^ idinaux et plus, devenait un nombre égal d'individus nouveaux. Il sufit que chaque tronçon eût au moins 3 à /i millimètres de longueur (2). P. Mûller (3) a repris ces expériences sur les naïdes. Il a vu que, sur litres annélides, les parties divisées continuent longtemps à vivre, mais elles ne se complètent pas, notamment sur les néréides, et même les B de terre sur lesquels toutefois nous avons rapporté des expériences 8 récentes et décisives. Mais il en fut tout autrement du Nais proboscidea» même observateur le divisa transversalement, et il vit, an -bout de trois quatre jours, le bout caudal se compléter par la formation d'une noule tête et d'une nouvelle trompe. De môme l'extrémité céphalique se Dplétait par la formation d'une nouvelle queue. — Cet anima la encore la ailé, que nous aurons à étudier plus loin, de se reproduire par une le de bourgeonnement : il se forme à son extrémité postérieure de non* ux anneaux qui se multiplient au point, qu'au bout d'un certain temps, larés d'abord par un étranglement, puis par une scission entière, du le du corps, et reproduisant une tête, ils forment par leur ensemble B nouvelle naïs ou une progéniture de la première. La centralisation \ facultés vitales est même si faible chez ces animaux, que, d'après F. Mftller, la division, la décapitation de la mère ou de l'individu génceur n'exerce pas d'influence notable sur le développement de la jeune s. De Quatrefages {U) a observé une force reproductrive analogue sui* $ syllis des côtes de la Bretagne.

}uant aux vers intestinaux, on sait que les ténias^ rompus par accident, ;énèrent toujours des segments nouveaux, tant que leur tête n'a pas été misée.

Hais, dans la classe des vers, c'est surtout chez les planaires que la force reproduction devient considérable. Les planaires sont des vers plats,

1) tlcESEL, Insecten-HrlmUifunij^ 3lc Tlieil, 8. 433. •

2) EOGEll*S Von (fer W'iederet'zeufjungj p. 37. ,

3) 0. F. MuLlëR, Sntttrrjcsvhichfc einiger Wunnarten des siisse» nnd saliigen Wasscis. •enhague^ 1810.

à) bt QtJATREFAGES, Annûies d€< scwfircs nnt.y 3" série, 1844, U I» p. 22.

vivant dans les eaux douces, les autres dans ta mer, et ayant Uni cl'«fia* logie avec les douves, les amphislonies^ les distomes, les tristomes et aatrc^ vers intestinaux du même genre, désignés récemnieot par E. FV-- ■* H sous le nom d'aiiévonnes, qu'on ne peut s'empêcher, maigre leur < d*habitallan, de les ranger aujourd'hui dans le même groupe. Drapamautl avait déjà observé leur force régénératrice. Dugès (!) a varié les expè* j rieuces de toutes les manières, et il est arrivé à ce résultat que, « soit qu'oi^ divise les planaires transversalement, soit qu'on les coupe obliquement oa dans le sens de la longueur, pourvu que le fragment détaché n*ait pas moins de la dixième partie du lotal, ce fragment devient bientôt un aniiml [parfait. *» La lendancc à se compléliM' est ici bien plus marquée que dani Lies autres vers, puisque le sens de la section n'est plus limité au diamètre liransversaL Voici d'ailleurs comment Dugès (2) raconte les principciui [phénomènes de cette reproduction : cfCoupe-t-on une planaire en travers, la moitié antérieure et postérieure séparées continuent à ramper daoh le [même sens; le bord formé par la solution de continuité se régularise, i vient tranchant, siiillant» blanchAtrc; il s'élargil par degrés, et prend petii 'peu la forme d'une queue au segment antérieur, d'une tête au si'i^meiitj [postérieur* Le suçoir ou trompe se reforme de toules pièces au segtii« qui s*en trouve privée et souvent même à tous les deux, parce que Tancii suçoir, situé au milieu du corps, s'est souvent détaché à la fois de Tuiie^ de Tautre partie pour mourir dans Feau, où il s'est agile pendant quelqa temps. Si Ton partage une planaire longitudinale ment, en deuit moitiés" latérales, cbaque partie se refera de hi même manière une autre moitié, ^un autre suçoir. Dans tous ces partages, Tanimal nouveau est seulemeot plus petit que l'ancien, et les portions réparées restent longtemps plu» [blanches, »

Parmi les rayonnes, chez les échinodermes, chez les étoiles de mer, m j segment perdu du corps se régénère avec tous ses viscères. Bien plus, non- I seulement une astérie reproduit un des rayons de son corps, lorsipj'il luii été arraché, mais d'un seul de ses rayons, lorsqull est complet (cN à-dire quand on a eu soin d*en conserver toules les parties intactes jusque l'axe du corps), on voit, dit-on,promptement renaître les quatre autrcâj se former dans son entier un nouvel animal.

Enfin, chez les actinies, d après Diquemare {k), et surtout chc hydres, d'après les fameuses expériences de Trembley(4)i souvent répété depuis» l'aptitude à la reproduction partielle est encore plus active et atteint I son maximum, Toules les parties du corps d'une hydre peuvent égalemeul élre remplacées, de niauière que cbaque morceau reproduit uu anirml enlier, quel que soit le sens dans lequel on Ta divisé, qu'on Tait coupéi

(1) BuGKs, fbiff,, l'««érie, 1828, l. \V\ p. CiQ.

(2) DUGKS, Trnifé di> phffsto/ngte cûmpotéej t. NI, p. 192.

(3) DïStfUEMàRE, f if/sensation^ vwr irii Anémftnfx de wwr (Jmtrtirtf tir pkijn'ffête^ t, t, B , Ifl, \, VU, VIII, Win, XXXI, WXII; tiPkitosophiml Trmuml,, soL IXHI, LXV, LIVH).

(â) ÎREiiHLtiv. Mémoirr pour \enit' à i'hj.vtoit'e (t'ttu ijenrctft^ t'ohjpt-H */>^w z/butr»^' I ft}rmc dtï cornes» Loydo^ 17ii, avec ligures*

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