‹ Traité de physiologie (volume 2)Chapitre 64 sur 92 · OVIPARITÊ OU REPRODUCTION PAR GERMES. 72S · texte numérisé non relu

OVIPARITÊ OU REPRODUCTION PAR GERMES. 72S

rdioaire dans l'appareil mÀle^ esl exceptionnelle dans l'appareil femelle, i réciproquement. Ainsi, les ovaires en continuité avec les oviductes se tmvent seulement chez les animaux inférieurs, tandis que les ovaires iparés des oviductes, et n'entrant que momentanément en relation directe irec eux, existent chez les animaux supérieurs et dans l'espèce humaine. L'ovaire est destiné à former seulement les parties essentielles des œufs^ » seules dont la présence soit vraiment caractéristique : membrane vitenOi vitellus> vésicule genninative* Chez beaucoup d'animaux, les œuts Mit expulsés à cet état de simplicité ; mais, chez d'autres, bien qu'ils bandonncnt ToVaire dans le même état, ils s'enveloppent plus tard^ omme nous l'avons dit, d'albumine et de diverses membranes, membrane tK|uillière« coquille, etc. Ces parties, qui viennent les entourer et les pro-^ Sger après leur expulsion, sont produites par autant d'organes accessoires^ omparables à ceux que nous verrons bientôt former des liquides qui se lélent au sperme, avant sa sortie, ou au moment de son excrétion. Elles >nt sécrétées, tantôt par les oviductes eux-mêmes, dont la structure s'est iversement modifiée à cet effet dans différents points, tantôt par des ùr^ aoéi glandulaires particuliers, placés autour des ovidUctes sur <;ertRinë oints du trajet que doivent parcourir les œufs, comme c'est le ôaS potif » raies et les céphalopodes.

Dans les animaux qui s'accoUplent, et surtout lo^sque la copulation doit tre complète, l'appareil femelle se compose encore d'un oi^ane spécial, estîné à recevoir le membre copulateur mftle. Cet organe peut revêtir eux formes principales. Tantôt il est simple, accommodé seulement à l'orane avec lequel il doit être en relation, et disposé de matiièrc à laisser orter directement le sperme sur les œufs (cette forme se rencontre dans 0U8 les cas où la liqueur fécondante doit être utilisée immédiatement près l'éjaculation); tantôt, au contraire, la même liqueur doit être mise n réserve pour servir pendant un temps, souvent très-long, et pour fécon- Icr un grand nombre d'œufs ! c'est pourquoi une partie du même organe e dilate en réservoir, et offre le double usage de recevoir le sperme et de e conserver. Cette dernière disposition est surtout propre aux insectes, et constitue chez eux ce qu'on a appelé une poche copulatrice. Oti le sait, en iffet, chez plusieurs animaux de celte classe, la copulation ti'a lieu qu*une ois dans la vie, le mâle meurt presque immédialcnient après, et là femelle continue néanmoins à pondre, pendant un temps très-long, des œufs susleptibles de se développer : ces œufs, dont un grand nombre ne sont pas néme formés, à l'époque de l'accouplement, sont successivement féconlés> à mesure qu'ils grandissent, par les corpuscules spermatiques que la lOche copulatrice tient en réserve et fait refluer vers les ovaires par les contractions dont elle est douée.

Enfin, une autre modification, dont il nous sera difficile de retrouver 'analogue dans l'appareil générateur mâle, peut s'introduire encore dans 'appareil femelle : elle consiste dans l'existence de chambres incuba- .rices, favorables au développement des œufs fécondés. Ces organes ne (ont pas d'ailleurs exactement comparables, au point de vue auatomique,

ntk !>£ LA GÉNÉRATION.

chez les divers aiiiitiaiix qui en sont pourvus ; ou bien ce »ont des ttB* prunts fails à d'autres organes, ou bien ce sont des créatioDs d*or|:aiie!^ nouveaux, iulcrposés i\ Fovaire, où se forment les ovules, et au canal copiilateiir, par lequel vient le liquide fécondant. Aînsi^ chez les crustac^, ci^ chambres incubatrices sont empruntées aux fausses-pattes; chez le pifia, h la peau du dos; chez certains mollusques, aux branchies, etc*; mak, pour ces animaux, la fécondation est extérieure. Cher, ceux qui sont plu» élevés, et dont les œufs sont fécondés et se développent dans rintériaor môme du corps, existe un nouvel urgane qui porte le nom é*uirr%t$ oa rff fnatrice : celte dernière disposition appartient aux manmiifôres.

On dirait que^ chez ces derniers, les portions inférieures des canaiti vecteurs se transforment en utérus, avant d'aboutir à rextrémité du canal de c(>pulation. Elles acquièrent une structure particulière, et deviennent aptes à remplir des fonctions spéciales, ce qui ne permet plus de les assimiler aux portions plus ou moins analogues des trompes, que les oraft parcourent chez les ovipares, ou dans lesquelles ils éclosent chez les otovivipares. Les i£uf& des mammifères, n'ayant pas en eux ce qui suffit à leor développement, entrent en relation intime avec la matrice : leurs viUosites, ou d'autres or|çanes de formation embryonnaire, dont nous parlerom plus lard, y absorbent les sucs nécessaires à leur accroissement et à cdm du jeune. Aussi reconnaît-on à la matrice, outre une forte enveloppe mascuIlusc, une membrane mut|ueuse propre, très-développée, qui forme eo s'hypertrophiant une espèce de nid pour le jeune ovule, et qui tomber se reproduit, au moins d'une manière partielle, après chaque parturitinq Pour ce qui est de sa forme, la matrice est simple, seulement che l'homme, les singes, les édenlés et les tardigrades, s*abouchant, par se» deux angles supérieurs, avec Textrémité des trompes; elle est double cfa les autres raammifèreSj e'est-à-dirc qu'il y en a une de chaque cOlé, Vu droite, l'autre gauche, partant toutes deux du vagin, et se contint] d'autre part avec les oviductes ; ces deux matrices sont désignées alof plus parti culièremeat sous le nom de cornes utérines. Elle est même primitivement double dans Fespèce humaine et chez, les singes, car elle résulte de la soudure médiane des deux cornes, qui existent ausAi dm eux, mais seulement dans la première époque du développement CHK bryonnairc.

Le testicuk est rorgane essentiel de Tappareil mâle, II a une ^tmoltiifi

plus ou moins conjpliquée, chez les divers animaux, et répétant, d^ns se^

variétés, celles (pie nous venons de signaler pour rovaire. Chez les uuî*, tl

^^^^K consiste en une membrane simplement plissée; chez d*autre$| en ée» ^^^^ capsules réunies en grappes; chez d^autres, enfin, en un ou pîusieuni Itdiv^ ^^P capillaires longuement contournés sur cux-mômes. Ainsi l'appareil mkW W se présente sous trois formes principales ; membraneuse, capsulaîre, inïm

■ taire, lesquelles peuvent aisément se réduire à deux, comparables au\

^^^ deux formes principales de rovaire : solide, ou creusée d*uoe çiivilê ui-

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