OVÎPARITÊ 00 REPRODUCTION PAR GERMES
La forme membraneuse se rencontre chez les méduses, les polypes, etc.
La forme capstilaire est plus fréquente : parmi les animaux les plus inférieurs, nous en trouvons im exemple chez les stéphanomies; plusieurs insectes présentent le même mode d'organisation, mais varié à des degrés divers : ce qu'il y a de plus imporlant à rappeler, sous ce rapport, c'est que, tantôt les capsules sont simples, comme dans les forficolesp où elles sont au nombre de deux; tantôt, au contraire, elles sont nombreuses, comme dans l'abeille, qui possède peut-être 150 capsules très-allougées, agglomérées et présentant réellement un état intermédiaire entre la forme capsulaire et la forme lubuleuse. Cette dernière forme de testicule, la forme tubuleuse^ est la plus fréquente de toutes : dans ce cas, le tube peut encore être simple ou raraeux, droit ou pelotonné, etc.
Quand le sperme s'est formé dans Torgane dont il s'agit, il doit s'unir aux œufs et les féconder. Chez quelques êtres, cette union se fait dans le corps même de ranimai, qui porte à la l'ois les œufs et le sperme; nous en avons déjà cité des exemples, et entre autres celui des synaptes : il n'est aloi*s besoin de Fadjouction d'aucun organe conducteur, ou évacuateur, destiné à porter la liqueur fécondante î\ la rencontre de 1 œuf. Mais, ainsi que nous Tavons dit, il n'en est pas de même chez le plus grand nombre : en effet, tantôt le sperme doit être déversé au dehors, tantôt il doit être porté, plus ou moins profondément, dans le corps d>in autre animal.
L*évacuation du spenne au dehors est surtout facile chez les stéphanomies, les méduses, elc, dont les testicules Ûottenl à Textérieur» Mais, pour tous les animaux chez lesquels cet organe, mieux protégé, est renfermé dans le corps, il doit exister quelque moyen à l'aide duquel le sperme soil versé dans le point où se Irouvenl les œufs. Déjà, chez quelques méduses» telles que les rhîzostomes, les organes génitaux, au lieu d*êtrc à rextérieur comme chez les équorées, tendent a rentrer dans le corps, et circonscrivent des cavités qui débouchent directement au dehors ; cependant il n'y a pas encore là de canal excréteur. Lorsque ce dernier commence à paraître, la nature l'emprunte d'abord à Fappareil digestif: ainsi, chez les polypes, les testicules entourent cet appareîl digestif, et quand ils crèvent, le sperme tombe dans la cavité intestinale, pour être njelé par la bouche. Chez le poulpe, la sèche, parmi les raoUusqucSj et chez certains poissons, tels que la lamproie, l'anguille, etc., la liqueur fécondante n'est plus évacuée par le tube digestif. Bien que la nature n*ait encore rien créé de nouveau, ce n'est plus à cet appareil qu'elle emprunte un moyen d^excrétion : le sperme, chez les premiers, tombe dans une poche particulière, sur un point de laquelle s'ouvre IV'xlréniilé interne du canal qui sert à son expulsion ; il tombe, chez les seconds, dans la cavilé abdominale, el de là passe au dehors par un double orifice situé au voisinage de Tanus.
Mais, en général, le testicule est en rapport avec un canal excréteur qui lui est propre, et qui, le plus souvent, à l'inverse de la disposition que nous offrent Tovaire et roviducte, est en continuité directe avec lui : ce canal a reçu le nom de spermidncle ou de rann! tUférmt, A mesure que
72ti
DE U GfeNÉBATlOW, -■
rappareil mâle se perfectionne, ses deux portions» celle qui étaboff^ ^Bpet-me et celle q\û le conduit el révaciic* rleviennent de plus en plu^dil ^Bemblables, A l'aide d'un appareil litnsi composé, fa fécond ' ^accidentelle peut toujours s'effectuer; raais^ en outre, lu it; .1,, rrecte devient possible, et son succès mieux assuré. Enfin, lorsqu'cme 1 ^tionile plus grande, dans la distribulion des m;itièpes, vient h <'^i ►"Baire, le canal excréteur se compIMe par la lormrition d*uii ré^L rperfeetionnemenl, qui se rencontre déjà cher, des animaux d'une organii 4ion [R»u élev(5e, se réalise alors paVuu simple renflement Mi 9permiimi^ ^Mais bien lût un troisième élément se joint aux deux autres» une Fdistincte se forme vers rextréniité externe du canal déférent, el joue 1
rôle d'un véritable réservoir spcrmatique : elle porte le nonn de
Il faut meuLionnej' encore, sans les mettre néanmoins sur le môrae rang, quelques organes accessoires qui se rencontrent, chez les mâles, dan<l voisinage des ori^^ancs génitaux, vers le point où le canal déférent se le mine en dehors : ce sont des glandes, quelquefois très-développée», do le nombre est assez variable dans les diverses espèces* Elles sé^ liquide muqneux, destiné à se mêler au sperme, à en faciliter li remploi, à le diluer, à contribuer peut-être h la conservation des spermatozoïdesj et môme, chez quelques animaux, à former pour ces élément de fécondation des enveloppes connues sons le nom de sjjermatojJ/orey^ iiûé sont destinées h les protéger momentanément.
Telles sont les parties les plus essentielles de Tappareîl niâlc. Touiefd elles ne suffisent pas lonjours pour assurer la reproduction. En <!■ tous les cas oîi il y a accouplement, et où la fécondation doit s'opL. ^. ..,.qi^ Tintérieurdu corps, un appareil copnlateur vient s*adjoindre à l'appareil mAle, de même que nous avons vu un appareil cnpulateurcompi ce cas, renscmble des organes femelles. Mais ici encore, la nature !.l pas de créer un nouvel organe. Chex beaucoup de crustacés, par exem| tels que la langouste, elc, bien qu'il y ait copulation, il n*y a pas d'or copnlateur propreoienl dit, ou plutôt celui-ci ne se constitue, pour < dire, qu'au moment de fonctionner, par le retournement, ou le rpuf^r ment en dehors, de la portion terminale du canal déférent : il ne p€ y a\oir, comme on le voit, une forme plus simple, Ouand la coputati^ doit se faire plus fréquemment ou d*une manière plus complète, la nal ne se contente plus de faire un emprunt, eîle crée un ofgane spécial, vi culairc, érectile, enlouranl rextrémité du canal excréteur, et connu le nom de uer^e ou de pénh. Chez les tortues, ce pénis est trèa*simpte ^ consiste seulement en une gouttière, Chez des animaux mieux constitué il ee complète et forme un véritable tube* Enfin, potu' plusieurs autr dont la réunion sexuelle doit durer plus longtemps, la nature ajoute pénis de nouveaux organes, destinés à fixer fe mAle h la femelle d'une niére plus nu moins solide. Ainsi la verge des papillons, par exemple de i ^frale de la vigne, formée par le spermidiictc, qui se renverse en dehor
OVIPARITÊ OU REPRODUGTIOBi PAR GERMES. 727
est hérissée de nombreux aiguillons, qui s'introduisent facilement en faisceau, mais qui se redressent ensuite et s'accrochent si solidement, dans l'intérieur du vagin, qu'on ne peut Ten retirer. Chez la plupart des autres insectes, il y a autour du pénis des appareils copulateurs d'une autre forme, mais d'une action aussi énergique : des vésicules, des pinces, des crochets, des espèces de cornes^ etc. Il en est de même pour certains mammifères ; chez le chieu, entre autres, il existe un simple renflement qui, par TefTet de l'érection pendant le coït, rend momentanément impos< Bible la disjonction des sexes.
Nous venons de parler des éléments de la fécondation et des organes qui les préparent, de l'incubation et des appareils où elle s'opère; mais ces actes ne sont pas les seuls auxquels se borne toujours la reproduction ovipare. Souvent, en effet, après que Tincubalion est terminée^ les matières natritives que le jeune porte avec lui ne suffisent plus à son développement; et cependant ce fœtus ne peut pas encore se nourrir lui-môme, et trouver une réparation convenable dans les aliments qui seront appropriés plus tard à son organisation. Des éléments nouveaux s'ajoutent alors aux appareils principaux de la génération : quelquefois, par un simple emprunt organique, comme chez les oiseaux, il y a sécrétion, dans l'un des estomacs, d'un liquide nutritif spécial, que la mère déverse par son bec, pour eti nourrir son petit. Mais, en général, un appareil particulier se constitue: cet appareil, dévolu à la femelle, et destiné à sécréter un liquide nutritif doDé de caractères généraux non équivoques, porte le nom à' appareil mammaire. Sa présence a paru suffisante pour caractériser toute une classe de ?ertébrés, les Mammifères.
Ainsi, dans l'oviparité en général, comme dans les autres modes de gé« nération, et en particulier dans chacun des divers actes dont se compose Tensemble des phénomènes de la reproduction ovipare, c'est par la divilion du travail que le perfectionnement s'opère, des animaux inférieurs iiox animaux les plus élevés. Le phénomène est ici plus compliqué que dans la scissiparité et dans le bourgeonnement, à cause de la multiplicité même des faits qui le constituent. Ces faits pouvant se grouper entre eux de bien des manières, suivant l'organisation des animaux, leurs conditions d'existence, les milieux qu'ils habitent, il en résulte une immense variété de moyens, variété d'autant plus remarquable que le principe et le but k)nt partout identiques. Les décrire ou môme les énumérer tous, nous uirait beaucoup trop éloigné de notre principal but, qui est de faire conlattre la reproduction de Thomme. Nous avons donc esquissé seulement es modifications les plus importantes, celles auxquelles peuvent se rattacher toutes les autres. — Il en est une dernière dont nous n'avons pas sarlé, parce qu'elle n'est ni aussi générale, ni aussi en rapport avec les jivers actes de la génération de l'homme, mais que nous devons pourtant îitcr, parce qu'elle nous offre un exemple, encore plus remarquable que ous les précédents, de la division du travail physiologique; c'est le mode l'oviparité particulier à certains insectes, notamment aux abeilles. (Sn
DK l.h ntHtfiA'IIOS.
cfl'el, chez ces animaux, deux iudiviflus up suffisent plus pour aeromtirtr lous les actes di: b reproduction de l'espèce : une division plus gniiidt*j une distribution nouvelle, s'introduisent dans les rôles de la matemilé. Outre les nrtâies qui sécrètent le sperme, outre les femelles qui proi]ui>eni1 et pontient des œufs, il existe des neutres, ou plutôt des femelles Infécondes qui, incapables de produire pjir elles-ménies, sont destinées à soigner les œufs, A élever les jeunes, et sont pourvues d'organes accessoires sécréteur* très-développés, qui leur permettent de jouer^à l'égard de ces derniers, lt| rôle de nourrices.