‹ Traité de physiologie (volume 2)Chapitre 68 sur 92 · C. — Xtfea dani lequel l'opère la fécondalioii · texte numérisé non relu

C. — Xtfea dani lequel l'opère la fécondalioii

Déterminer le lieu dans lequel s'opère la fécondation est le dernier problème que nous ayons à examiner dans l'histoire de cet acte physioloirique: c'est aussi un de ceux dont la solution est aujourd'hui le plus facile.

L'opinion la plus ancienne qui se soit produite à ce sujet est celle d'Aristote, d'Hippocrale^ de Galien, qui faisaient de l'utérus le siège de la fécondation. Parmi les analomistes des deux derniers siècles, les uns,

(1) Lord Morton, Singuiar fnct in Satura/ litHory (Pht/os. Trauxact, ib> bmdrrt, 1821, part. I, p. 20). — EtEvERARD Home, Lectures of Comparât. Aimt. Londres, 1823. in-A, l. lU, 1. 307.

(2) Simpson, Gazette médicale de Paris, avril 1859, p. 240.

comme Harvcj (1); Buffon (2), Darwin (3), ont partagé cette croyance; les autres, frappés de l'existence des grossesses extra-utérines, n'ont pu se les expliquer qu'en adoiettant que rmaire était le siège de la conception. Us ont même atfritiité la chute des œufs à lu sltniiilatioii provoquée par l'arrivée du lluide séminal sur Torgaue qui les produit. De nos jours, uonseulemeut ces deux opioious extrêmes ont été de nouveau mises en lufliière^ mais une troisième a surgi qui admet la possibilité de la fécondation sur tous les points du canal vecleurj particulièrement vers son milieu, et, par exception^ sur Fovaire et dansFutérus*

Ceux des physiologistes qui ont admis cette troisième manière de voir, rappelant que les spermatozoïdes, quelques heures après l'accouplement, sont présents dans toute retendue des organes génitaux, depuis l'utérus jusqu*à l'ovaire, en ont conclu que leur rencontre avec les œufs, et, par suite, rimprégnation, pouvaient s'opérer partout, sur l'ovaire, dans Tovi* ducte et même dans la matrice, selon que le rapport sexuel avait lieu avant, pendant ou après la déhiscence : sur Tovaire, si le rapprochement précédait de douze ou quinze heures la chute de Tœuf; dnns un point quelconque des trompes, suivant que ïa rupture du follicule venait de se faire ou était plus ou moins imminente au moment du coït; dans Futérus enlin, si les approches n'avaient lieu qu'au moment où l'œuf, détaché depuis longtemps, commençait h s y engager.

Mais, comme le dit Gosle (h), il ne suffit pas, pour que le contact des œufs et de la semence soit etîicace et aboutisse à Timprégnation, que ces deux éléments se rencontrent sur un point quelconque du canal vecteur; il faut surtout qu'ils se Irouvent, au moment de leur jonction, dans une aptitude réciproque. Or, les nombreuses expériences qn'il a faites pour détiTminer rigoureusement quel est le lieu où s'opère la fécondation. Un ont démontré que^ chez les oiseaux et les mammifères^ le germe se dégrade quand les œufs, lombes spontanément des ovaires^ s'engagent dans les oviductes sans imprégnation préalable. Cette altération, qui, chez les poules, se manifeste par la dégénérescence des matériaux de la cicatricule en goullelelles muqueuses transparenles, étant déjà sensible sur les œufs tombés de Tovaire depuis quatre ou f*inq heures et arrivés seulement vers le milieu du canal vecteur, Coste (5) suppose qu'elle a dû commencer très-haut dans ce canal, et considère Vovairevomme le hnioù se fmt normalement ia fécmidQtiùn, Si, par exception, ce mystérieux phénomène s'accomplit dans l'oviducie^ ce ne peut ôtre, selon lui, qu'au moment presque insaisissable du passage de l'œuf à travers le pavillon. Il en Irouve la preuve dans des recherches d'un autre ordre, dont voici le résultat :

Des poules pondeuses, tenues dans Tisolement, furent livrées au coq

(1) HàBVEY, Exêreiié de gmemU anima f mm. Londres, i651»

(2) Buffon, Wh/. nat^ g^nér* et partie, Paris, 17Û9, t, IV,

(3) l)ARwnij Zùonomit. Gatjd, 1812, L U, p. 250.

{i) Coste, Histoire générale et particulièrv du développement des corpt organisée, Paris, 18S9, L II, p 75.

(5) <:ki&TK, llid, yen, H partie, du dévek>pii, des corps Qrgmùés. Piris, 1859, l. Il, p* 79,

DE L4 t-ftNtKATlO.W

douze heures avant U ruplum probable des capsules nrariennes, de Wière que les spermatoïioïdes, auxquels il faut également douzcheurcs pc L arriver du vagin jn>qu*iiux ovaires, rencontrassent TœuT au moment oùî lT*>nait de tomber. Or, lorsque la dchiscence avait eu lieu» si haut dans le ] trompes que se fît la rencontre des deux produils» Cosle a toujours va lie premier <eof pondu était stérile, tandis que les cinq ou six qui vena I après étaient féconds» bien que les poules, scqneslrées après Taccouplc^ Ijnenl, n'eussent pai§ subi de nouvelles approches* Ces derniers ara.îenl I donc clé féconilés dans rovaire, longtemps avant leur chute et par If [même lluide séminal qui avait trouve le premier œuf indilTêrent k mm Icontact.

CVst aussi dans Tovaire {peul-èire dans les pavillons et à l'extr ' libre des trompes) que, d'après Coste (1)* se ferait la fécondation chi*3e mammifères. Ici, toutefois, l'expérience n'est pas aussi facile à cooduare que cliez les poules, parce qu'en général les femelles ne sont disposées à s'accoupler qu'au moment où il y a dans leurs ovaires des œuf^ en nnaturite. Aussitôt que ces œufs ont rompu leurs capsules et sont tombés dans le canal vecleui", Texcitation causée pai^ le travail ovarien cessant, les me 11 es résistent tout à coup aux entreprises du mâle. Cependant, eu ma tiplîanl les épreuves, on finit par rencontrer des femelles chez qui. p» exception, Tardeur sexuelle survit à la déhiscence. ou qui subissent Taccouplement par contrainte, bien qu'elles ne soient plus en chaleur. Lci spermatozoïdes font alors leur ascension, comme de coutume, et, quel qm soit le point où ils rencontrent les œufs, dans la matrice ou dans l'oviducle, ils passent sur eux, ainsi que nous Pavons déjà dit, sans pénétrer rnlbnmine qui les entoure, et sans exercer aucune action sur le germe Malgré leur présence, ce germe, loin de se segmenter (ce qui est Je stg caractéristique de la fécondation), reste dans la plus complète inertie, devient le siège d'une décomposition profonde qui le convertit en masâc informe, ou en vésicules transparentes grandes et petites^ n'aça absolument aucun des caractères que présentent les sphères organique&il

De ces faits qu'il a observés plusieurs l'ois, Coste déduit la con^téquenesf" que la fécondation, chez les mammifères comme chez les oiseaux, dmt s'accomplir normalement dans lesomù^s, et que» si elle a lieu quelque pari dans l'oviducte, ce ne peut être que dans le quart supérieur de ce canal et dans le pavillon qui le termine : elle serait impossible dans tout l«j de son étendue, et, k plus forte raison, dans les cornes utérines.

Cependant I*ouchet (2), en exagérant Fimporlance d'un principe principe de la chute spontanée de l'œuf), en est venu à reproduire l'opinion d'Aristute, et h soutenir que le lieu de réunion des ovules et sperme est évidemment et incontestablement la cavité de T utérus ou environs. îl admol que jamais un seul zoosperme n'arrive ni sur Tovair ni dans les franges, ni même à la partie moyenne des trompes de Faîlof

Mnal et Icjjg^J

(1) VmTfL,nuvi\ ctt. Pîifis, 1859, t. II, p. 79,

[2) }*aiCHIîT, Théorie pif ititivf* de topiihtimn ypmilnn*^. W^., p. Îî7f.

FÉCONDATÏO^^

Selon lui, h Topoqiie du mt, et probablcnieTit duraiU lout Tàge où lacoixceplioo est possible, clicz les mammifères, intérieur de ces canaux serait rempli, depuis les pavillons jusqu'à environ 20 ou 25 millimètres de l*ijtérus, d'un mucus compacte, blane jaunâtre, formé de î^Iobules microscopiques diaptianes^ ovoïdes, très-serrés les uns contre les antres, pleins euxmômes de granulalious excessivement fmes. Ce mucus opposerait au sperme une barrière insurmontable, l'empècliant de jamais franchir Tespace qu'il occupe dans les trompes, ce qui lui a fait dnnneî% par Pinichet, le nom de mucus infranrhissfible. Mais, nous devons le dire, nous n'avons janjais rencontré ce mucus, tandis que nous avons eu occasion de constater, comme tant ifaulres observateurs, la présence du sperme dans la partie supérieure des trompes, et de trouver daii?» le même point des ovules ûéjk fécondés.

Si, comme semblent le démontrer les expériences de Goste, la fécondation, chez les mammifères, se faît le plus ordinairement à ï'ovaîre, et, par exception, datjs les pavillons et rians le quart supérieur des trompes, tout porte à croire qu'il doit en être de même poiu' resp^^ce humaine. Du reste, les grossesses abdominales ne paraissent laisser aucun doute h cet égard. Elles prouvent que, chez la femme aussi, la semence monte jusqu'aux ovaires et y exerce son influence, puisque les ovules tombent, fécondes^ de ces organes dans la cavité péritonéàle.

On sera d'autant plus disposé h admettre tjue V imprégnai iot} ovarienne ^ pour les espèces à fécondation interne, est la lui générale, qu'on étudiera plus attentivement le phénomène chez les animaux où un accouplement actuel opère, par anticipation, sur um [ïonte éloignée, ou sur une succession tïe générations, sans que Ton puisse en attribuer la cause à un dépôt de semence tenu en réserve dans une bourse annexée aux conduits génitaux femeiles. Ainsi, les oiseaux sont dépourvus de poche copulatrice, et néanmoins les recherches de C<jsIl' nous ont donné la prcrivc qu'un accouplemetït féconde des ovules qui ont à peine, au moment des approches du mâle, le volume d*une petite noisette, et dont la ponte n aura lieu qn*au bout de quinze ou dix-huit jours.

A ce fait, dont on ne peut méconnaître Timportance dans la question qui nous occupe, Coste et Gerbe (1) en ont ajouté d'autres qui leur ont été fournis par les crustacés. Sur âe& femelles de rrabc comumu venant de s'accoupler et portant, dans une dilatation de rcxtrémitc inférieure de roviducle, la masse concrète de semence que le mâle y avait déposée, ils ont trouvé les ovaires lellcment atrophiés, qu*à peine pouvait-on y distinguer à rœil nu les ovules qui devaient former !e contingent de la pontefuture. Six semaines plus la ni, ces ovules n'avaient presque pas augmenté de volume, et pourtant la semence, dont la liquéfaction avait commencé quinze jours environ après le rapprochement, était déjà complètement

(1) Coste et IIerbi;, ffinL g^.(dt\ d partie, du tiénelopp* ehs corps or^andtét, Pavtij 18â9,

836 DE LA GÊNÊBATiON.

résorbée : il D'en existait plus de trace dî daos le liea de dépôt, ni dans loat le parcours du canal vecteur. Quatre mois seulement après le rapprochement^ les œufs, dans cette espèce, sont arrivés à maturité et ont été pondus. Ici donc la fécondation s'accomplit bien évidemment dans l'ovaire, et eUe s'y {'Aïi^par anticipatioiiy sur des produits en quelque sorte onicioscopiqiics. Chez d'autres crustacés, Coste et Gerbe non-seulement ont vu les mêmes phénomènes se reproduire; la semence passer de l'état solide k l'état liquide et être absorbée peu à peu bien avant la maturité des ovuler ; mai&, de plus, ils ont constaté qu'un même accouplement féconde, dans Tovaire, deux générations à la fois. Ainsi des Maia femelles, séquestrés à la suite du rapprochement, leur ont donné une première série d'œufs qui, après plusieurs mois d'incubation sous la queue et après éclosion, ont été immédiatement remplacés par d'autres œufs tout aussi féconds. Cette seconde génération, ayant eu lieu sans accouplement préalable, a dû nécesôairement être imprégnée en môme temps que la première par la même semence, et dans la profondeur de l'organe qui Ta produite.

En résumé, si, dans l'espèce humaine et les mammifères, \a fécondaiiat exclusivement ovarienne laisse quelques doutes, il ne saurait en être de même en ce qui concerne les oiseaux, les crustacés, et proliablement b plupart des animaux à fécondation interne. Chez eux, le sperme exerce manifestement son action sur l'œuf dans l'ovaire, et il l'exerce non-seulement sur les ovules dont la maturation est imminente, mais même para»' ticijKtlion, comme nous venons de le dire, sur ceux qui, avant de quitter le follicule où ils se forment, auront longtemps encore à y séjonrnf»r. — » pourrait-on pas trouver dans ce dernier fait l'explication de rinflm^nce que semblent exercer les auteur^ d'une première fécondation sur le< produit* des fécondations ultérieures dus à d'ciutres pères? Ne pourrait-on pn*: supposer au^^si. avec quelque fondement, que cette influence, insttffisonf^ pour déterminer le développement, est néanmoins assez profonde pour que, à la suite dnne seconde alliance, les produits portent l'empreinte d'une paternité mixte?

Mais commenl les corpuscules spermatiques arrivent-ils jusqu'à l'œuf, malgré la paroi résistante de la vésicule qui le renferme. ('>>l là un prrblême qui attend sa solution de recherches ultérieures. Les seule- conjectures que l'on puisse faire aujourd'hui, c'est qu'ils sont pcut-t'tri* i-ntrainé< par une sorte d'absorption, ou qu'ils pénètrent à travers une ouverture que les micrographes ont été jusqu'ici impuissants h découvrir. Hiioi qu'il en soit, l'admission des spermatozoïdes au sein du follicule qui contient Tovule est un fait dont les animaux à gestation ovarienne fr»u missent une preuve irrécusable. Chez les pœcilies, par exemple, l'œuf fécoudé dans la capsule de l'ovaire se développe dans celte capsule, et n'en rompt la paroi qu'après que l'embryon y est arrivé à terme (1).

(1) DrvERNOY, Oh.'tf^/rfit. /tour svrriV // /« cnnnaixw tlu fléveiopp. de la Pœcdir tif SunNant '^^omptes rendu" de CAcud. /A's sciences, 15 et 22 avril 1844).

La conception, dans l'espèce humaine, est-elle instantanée ; s'accomplilr elle pendant ou immédiatement après l'acte copulateur?

Presque tous les auteurs ont admis, jusqu'à nos jours, que les grossesses extra-utérines, et surtout les grossesses abdominales, étaient produites par quelque sensation extraordinaire, par quelque frayeur qui troublait toute l'économie et dérangeait principalement Faction des organes génitaux. Astruc paraissait n'en pas douter. Marc (1), Lallemand (2), Velpeau (3), ont professé la môme opinion. Dans cette hypothèse, la frayeur agirait sur les organes générateurs immédiatement après le coït, probablement en faisant cesser l'état d'orgasme qui maintenait les franges des trompes appliquées contre l'ovaire. L'ovule devait être fécondé quand il est tombé dans la cavité du péritoine, et néanmoins les émotions auxquelles on attribue l'accident seraient survenues immédiatement après le coït ; d'où il faudrait conclure que la fécondation est un phénomène très-rapide, presque instantané dans l'espèce humaine (&).

Mais en prenant l'analogie pour guide et en invoquant les faits nombreux dont la science est en possession, on arrive à une conclusion diamétralement opposée. La conception chez les animaux où le fluide séminal va au-devant de l'œuf dans le sein de l'organisme, loin d'être instantanée, n'a lieu au contraire qu'après un certain laps de temps. Nous venons de voir que, chez les crustacés, la semence mise en dépôt, par le mâle, à l'entrée de Toviducte, ne commence, selon Goste, à se liquéfier et à faire son ascension vers les ovaires que quinze jours environ après l'accouplement, et que ce phénomène ne dure pas moins d'un mois. Nous avons également vu, d'après le même auteur, que, chez les oiseaux, le sperme déposé dans le vestibule du canal vecteur met à peu près de douze à quatorze heures pour monter de ce point jusqu'à l'ovaire, qui est le siège normal de la fécondation. Or, cet acte, qui consiste dans le mélange de l'élément mâle et de l'élément femelle, ne saurait, dans ces deux classes, s'accomplir immédiatement après la copulation, puisque, dans un cas, il faut plusieurs jours, et dans l'autre, plusieurs heures pour que les corpuscules fécondants se trouvent au contact d'un œuf apte à être imprégné.

Si nous prenons les mammifères, dont l'organisation a plus de rapport iivec celle de l'espèce humaine, nous verrons qu'ici encore il est bien difficile de soutenir l'opinion qui veut que la fécondation se fasse soudainement.

D'après Coste (5), le fluide séminal ne serait pas lancé directement dans la matrice, comme le pensaient les anciens, et comme sont encore disposés à l'admettre la plupart des physiologistes, mais serait versé dans le va-

(1) Marc, Dict. de,^ sciences méd., t. XIX, p. 899.

(2) Lallemand, Observations pathologiques propres à éclairer plusieurs points de physiologie, Paris, 1825, 2* édtt.

(3) Velpeau, Traité complet de tart des accouchements, t. I, p. 224.

(4) Lallemand, Pertes séminales. Paris, 1843, t. II, p. 522.

(5) Coste, liist, génér, et particulière du développement des corps organisés. Pari», 1859, l. H, p. 54.

828 DE LA GtN£RA110N.

gÎD, d'où il ne gagnerait Tuténis qu'après un séjoai 6^ vjup-tiiin^ i tcau^ minutes. Les recherches nombreuse^ qu il a faites. pàz^^iTuidir^aiâu ^atk lapin, lui ont démontré qu'en effet ce n'est qu'après ist^ t^ifni-ôtHzr? efi- \iron que les spermatozoïdes commencent à s'engairt? cins L jrifee externe du col. L'action qui les porte vers les ovaires ^'€x*r^nat l«Htf«SMfit, ils n'arrivent sur ces organes, après avoir franchi tMiue î «ëwSC-iT^» «ii» ctxmn utérines, et dans l'étroit canal que forment les trc«m|^e«. qc jl^x 'z»ia£ de dii ou onze heures.

L'imprégnation n'est donc pas plus insiaulaDé<e chez jh^ jLkmmJimi que chez les autres animaux a fécondation interne, r^ l 't^o^i'i âosuÉïK. sous ce rapport, ne saurait faire exception.

Pour compléter ce qui est relatif à la génération, il ii«:-S2 r^c^Zfà i ner quels sont les agents de transport de la semezMr» c^i^ Les cvureâ.ef des oeufs dans l'utérus.

Rien de plus facile à expliquer que le transfioft dt C'j^f L^àpcL^ L'<»vaiR jusqu'à l'utérus. En même temps que la vésicule de dr Griuif Arrive à outurité, le pavillon de la trompe se dresse, embrasse ToràLr^. «ec «a 'Jadkt. pour ainsi dire, la >urface à l'aide des contractions CvZéi .l :r-.{ZLpe tûol entière et les franges méme> du pavillon deviennent îe ii-t-z*. »j*^-^^^ t vésicule se rompt, fœuf est donc recueilli immédlateuîciL: >ir l'exir^soilé et Toviducte : puis ce tube devient le siège de contracLcc:* If d^î, pitfiisa.'tiques. semblables à celles de l'intestin, et se dirize.ujit Ci l'oT'.Lr*» v«k U matrice, où elles 6ni>sent par amener l'ovule.

L'impulsion imprim*'e à l'œuf pnr le* c«jL:riCl!or> itr^ trinL^î ce pArait j a-d'ai:Ieuis élre !a ^eulequi lendeà tr^nspori':: .t ;:>i— : -a '. ovaî:* dans j*i:lér»;>. L faut y rijonter celle qui résulte ce * 1:^:1 : :s :.'.? vlbntiiej- d'-nt :.i muqueuse du pavilloc et des îr..-:i-pes >r ". •: 7r :^- .s-c»r. Nosseu'.erî.er.t Hol!.- i a rtconr.ii l'vxi-îer:Ct' -ie ie; !tir.iii '.i.-i^^c 4 j ^urf^ce *l^^ ii.tt.zrs ùu pwl.ln. cbez 11 fen.rî.e. ni.- =*- : .:e. i^-ic >-.. Puiki::je -tt Valtc:::; 2 .BifcLoil i .Pcu^Ltit 4 .^1: :^::i- -. l.j les laiiLaî;x.q»je !vr ci'.ï tir- pvî épiihèli'jn: re se ciiitr.-.ciei: j.id.? ■*-! Ciz.- li seul se:-s. ot ôir^-iTit t-iujours le:^:? ci ji:*.eL:er.;> 'i-: ..i..:.-i-;r ± . -virrieur. de Er^ir-ic:-. i enlr^ûLer 1 • '.u'.e au *:e'L::> iz: .- -: i. .-:l .:: :-:î*ii:-.

Les .'l'.lii r> Çil ôetvrniiL-r.t le : ;'i**»'f ^/-j *.>• "■ -^-* - '--" •--^. -'-*-" la t: :'::;pe •;: ;L:-:ua 1 • 'idlr»^. y.:.'. ; lu- Lnb:-r:>. >.:..- t± -ijc^. iii.? el.es s^L*. .1 ;>-: f >.:- ii;fM':l!t> à •!é:-::rï:irirr que Ccl.r> i :: izZni. : 1 jrgrtïsivn lie l'.'rcif. N-iii-r.»- p»;u\or;-. avtc J.Mûller T» . ::z:p«:-:-* i-: ::cn*bre de *:-:< i-ti:::? *:elle «ie- • :!> \:irii:les. car nous v^r.:i- if ^ .: ç-^c Iti*: mou'.-::-c:i: a t- ijcur- lieij «Jir> î.:n ^e::^ inver'se »:e ."r.— r^r ro : !r sç-frzîr dias sâ p:i *:reï>i'>L. O^^^t .=ti Eiouvertieiit propre les sTc:-::-i;:ioIie>.

l M.:LLt4J'■.^ . . ISi^. p. lîi.

1 PzvLJdi e: Valutl^, £*? 1., '* -i •::.';■.■. p. 5t. — XJi:lcl * i':.i-, ^^il. pc Ô..2

o £:>:*: rj. r*'.^.. c-^m? r > .' . .. v- >• v.^ ■•* ■ ...V-/:-. Fij>. L*i? 7. i^.

i r. .CSET. T ^: •! y .'.:.".-'• : Pi.-.*, t S 17. p. 131.

KÈCON DATION.

quoique Henle(l) ait mesuré le chemin qu'ils peuvent parcourir daus un lemps donné, onirc saurait leur attribuer une aussi grande part que le fait cet observateur dans la marche active du sperme de Textérieur vers Tinté rieur,

Bïundell(2), Bischoff(3), onl regardé connue contribuant puissamincnt ;\ rascensiou du sperme les mouvements propres de la matrice et des trompes, quHs ont vus s'exécuter avec une j^raude vivacité chez des chiennes et des lapines vivantes ou récemment tuées. Ces mouvements ne seraient point, à proprement parler, péristalliques, mais se dirigeraient immédiatement vers l'ovaire et ressembleraient à ou élan de la trompe vers cet organe, Courty(^i) croit à la possibilité de contractions antipéristaltifjues existant temporairement dans la trompe, et remportant momentanément sur celles qui dirigent l'œuf vers la matrice.

Les anciens avaient allribué te phénomène à une sorte de succion. De Graaf (5), Yallisnieri ;(i), Dionis (7), expriment cette opiriiou, et regardent comme le signe probable d'un coU lécondanl le conlact du gland avec le museau de tanche. Haiïer (8), Giuither (9), Bischoiî (IQ)^ supposent aussi à cette sorte d'aspiration une grande intluence sur le transport du sperme. EnTm, Pouchct(ll) fait résider en elle seule la cause de rascension de la liqueur fécondante. Selon ce (iernier auteur, le spasme convulsirqui s'empare des organes génitaux de la femme au moment du coït, en eon- I raclant énergiqucment Futérus et les Irompes, tend à diminuer la capacité de ces organes, à l'elfacer, de manière que, durant son action, le mucus qu'ils contiennent se trouve totalement expulsé. Puis, quand le spasme cesse, l'utérus et les trompes, se dilat^mt, redonnent fi leur cavité Fampleur accoutumée, et le lluidc séminal versé dans le vagin est en partie aspiré par Futéius et par les trompes.

Assurément, ce dernier mode d'action des organes génitaux peut avoir une grande inlluence sur la marche du sperme: mais est-il seul à déterminer rascension de ce liquide? Il est permis d'en (îouter. Un sait que Fimmense majorité des femmes n'accuse aucun sentiment qui dépende d'une aspiration aussi énergique et qui puisse constituer un signe certain d'imprégnation. On connaît la grande fécondité de certaines femme s^ irèsfroides, les nombreux exemples de coït fécondant malgré des circonstances qui auraient dû le rendre infécond, comme il arrive dans les cas de vioi, ou lorsque la leinme est dans un éUitde catalepsie, d'ivresse, de sommeil,

(1) Heule, Amt. ffénér. Pans, 18 A3, (. II, p. 533,

(2) BlupîDELL, (lesemchc^ l^hy^iiof. and PuihoL Londres, 1824, p. 54.

(3) BisciîûFF, Dévdoppemeni fie ihommr' citiez mammifèref^ p* 25, 563. (à) CûifiTV, otivr. rt/,j p, 84.

(5j De liRAAF, l>€ tntiiierum ùrgarnx, €,. Y., p. Î53.

(ti) Vallissierï, flîstorm tMta iferia^azion''. Venise, 1721.

(7) DioNis, Trotté fjéfiéral dfs accouchement. I^aris, I7i8.

(8) Haller, Eif^aetita phyuoiofftn^^ t. VIM» p. 21,

{9) CÏNTUER, IJnt^i'suchinffen itnd ErfnhtHi'jt'n im Oebkte *kr Anahmic^ etc. tM fiDvre, 1837.

(10) BlsctlOFF, o«tv . c\t.^ p. 24.

(11) POOCWET^ CïMtV'. r;(/ , p. 387*

830 DE LA GÊRÊIATION.

de narcotismc. Eofin, on ii*ignore poial qu'il est des cas ob réjacabtm extérieure, c'est-à-dîre à l'onfiee même de la vulve ou au devant d'une membrane hymen restée intacte, a suffi pour assurer la conception, d*oè. par conséquent, la nécessité d'une aspiration encore bien plus considénble, même de la part du vagin. Sans éclairer davantage la question sur k vrai mode de progression du sperme, ces exemples prouvent que cette progression est souvent assurée par des agents organiques dont la puissance a le droit de nous étonner.

Ce que ni les ondulations des cils vibratiles, ni les mouvements progressifs des corpuscules spcrmatiques, ni les contractions de la matrice et de$ trompes, ni leur dilatation à la suite d'un spasme supposé, ne suffisent à accomplir, \^ capiUarité^ selon Goste(i), peut le réaliser avec une permanente précision. Son action indépendante et toujours prête à s'exereer. élèverait la semence dans les conduits génitaux, comme elle élève m liquide quelconque en un tube ou entre deux iames de verre. «En admettant ce mode de transport, on comprend, dit Coste, comment chez les wA> maux aquatiques où le mâle dépose le fluide séminal sur le corps de h femelle, à une certaine distance des ouvertures génitales, ce fluide est absorbé par les oviductes dès que Teau en ramène les particules h rentrée de ces conduits; on comprend aussi qu'une femme puisse conserver tous les attributs de la virginité et devenir grosse par suite du dépôt de la semence à Torifice de la vulve et au devant de la membrane hymen demeurée intacte ; on comprend enfln que la complète inertie de la matrice et des trompes pendant Tivresse, la catalepsie, le narcotisnie, etc., ne soit point un obstacle a la fécondation, puisque les spermatozoïdes monteraient dans ces organes comme dans un appareil de physique. »

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