‹ Traité de physiologie (volume 2)Chapitre 72 sur 92 · Ahhitdvim^ mikr9U · texte numérisé non relu

Ahhitdvim^ mikr9U

(IJ KR4C9E, ïtondhuch der Anoiomie^ U l, p.

(2) Berre», Jnhrb, rf. Oeftr, Staate^^ N. F, GefÀide, Heu 10, l. 10.

(3) JACûPEmKHj Archives ffénéf\ de wiérf., 1838, 3* sérîc, t, 111.

, Bd. lin, p.

DÊYELOPPBIUQIT DE L'CBDF FÉCONDÉ. 867

Bonamy (1), et quelques autres anatomistes, sous le nom de tissu inter-utéroplacentaire^ n'est autre chose que cette portion de caduque ou muqueuse utérine, considérablement hypertrophiée, creusée de lacs sanguins^ établissant les relations de la mère au fœtus. 11 est en rapport, par sa face externe, avec le tissu musculaire de l'utérus, qui lui envoie ses nombreux et larges vaisseaux; par sa face interne, avec les villosités du chorion converti en placenta fœtal. Les vaisseaux capillaires de ce dernier, plongeant dans les sinus de cette portion de caduque, y exercent, au profit de l'œuf, une absorption étendue et continuelle des sucs nutritifs destinés à l'accroissement de l'embryon (*).

A la circonférence du placenta, la caduque est très-épaisse. Dans cette sorte de bourrelet circulaire, on voit la veine coronaire décrite par Meckel et Jacquemier. Cette veine, entourant le placenta, quelquefois incomplètement, est très-volumineuse dans certaines parties de son étendue, très-étroite dans d'autres. Elle communique largement avec les sinus utérins, dont elle offre, d'ailleurs, l'aspect : c'est une succession de sinus creusés dans la membrane caduque et s'ouvrant largement les uns dans les autres, plutôt qu'une véritable veine.

Le mécanisme par lequel les villosités du placenta fœtal pénètrent dans les vastes sinus veineux du placenta maternel n'est pas encore très-bien connu. D'après Sharpey, le placenta de la chienne est formé par la pénétration des villosités fœtales dans les canaux glandulaires ramifiés de l'utérus, qui sont entourés, comme chez la femme, d'un réseau vasculaire très-riche. Les canaux et les villosités, croissant et se ramifiant sans cesse, s^engrènent de plus en plus les uns dans les autres, au point que la paroi des vaisseaux du fœtus arrive enfin à être en contact avec la paroi des vaisseaux de la mère*

Il n'est pas certain qu'il en soit de même dans l'espèce humaine. Il est plus probable que les touffes de villosités fœtales, s'enfonçant dans les espaces que forment à la surface de la caduque les plis dont celte membrane est partout soulevée, se creusent des espèces de loges dans ces cavités primitivement superficielles, en même temps que les plis s'accroissent autour d'elles et les embrassent dans toutes leurs divisions, de la même manière que la caduque réfiéchie embrasse la totalité de l'œuf. Les vaisseaux prennent un développement considérable^ tandis que les autres éléments de la muqueuse s'atrophient, et peu à peu les parois vasculaires très-molles des deux systèmes fœtal et maternel arrivent au contact et contractent des adhérences. Les vaisseaux du fœtus conservent, relativement à ceux de la mère, un calibre peu considérable qui permet au sang de circuler rapidement des vaisseaux aûérents aux vaisseaux efférents; tandis que ceux de la caduque se dilatent considérablement dans toute leur portion veineuse, de manière à former les vastes cavités dans lesquelles s'accumule le sang.

(1) BoNAMT, Gazette médicale de Paris, 28 mars 1840»

(*) Voy. planche II, figure 7, n, caduque. La portion réfléchie est colorée en bleu, comme la portion utérine. Dans la portion placentaire, on voit plonger les villosités [(q) du placenta fœtal.

k6S DE LA GÈI^ÉiATlON.

On comprend ainsi corainent une injection poussée par les Taisséim ( la mère passe rarement dans ceux de reofant; au lieu que la Iraosit s'effectue sans peine, quand on opère en sens inver&e* Il est iid'ailleurs, de soutenir encore avec Flourcns (1) l'hypothèse d*uii nication directe entre les vaisseaux de la mère et ceux du fœtus.

La situation du placenta, dans la matrice» correspond généralerae l'insertion de l'une des deux trompes : on le rencontre le plus sonveotélT avant, mais souvent aussi en arrière. Ce lieu d'éïection dépend de la soi môme de l'œuf du canal vecteur; FcEur, s attachant à la matrice peo temps après son arrivée dans cet organe, ne peut se fixer que dans no p assez rapproché de l'orifice de la trompe. On reconnaît, chez les fem: enceintes, le point d'insertion du placenta, par le bruit de soufQe que produit le sang, en passant des artères utérines dans les lacs veineux qui leur font suite.

Lorsque les villosités fœtales prennent un développement énorme, sur 1« point de Tœuf adhérent à la paroi utérine, et forment le placenta déT-'' ou placenlJï proprement dit, les autres viilosités du cborion s'atropi Alors aussi la caduque se développe considérablement, dans le point respondant, pour former le placenta matenicL mais en même temps portion réfléchie s atrophie, perd ses vaisseaux, s'amincit, par suite de distension que détermine l'accroissement de l'œnT, et n'a plus aucun n (pL II, lig. 7). Un peu plus tard^ vers le quatrième mois de !a grossesse, partie utérine elle-même de celle membrane commence à perdre les cai tères de vilalilé énergique qu'elle avait eus jusqu'alors; elle est chaque jour moins adhérente aux parois utérines; elle s'amincit, s'atrophie el deriei véritablement caduque.

Pendant les premiers temps de la gestation^ les deux caduques sont élo gnées Tune de l'autre par une matière albumîneuse, sanguinolente, pitts ou moins fluide, qui baigne la cavité de Tutérus. Mais, par suite du ûéf loppement de Tœuf, elles arrivent au contact. L*cspace qui les séparait ^ disparu vers la fin du quatrième mois- Bientôt enfin elles adhèrent telle*" ment entre elles, qu1I devient impossible de les séparer. La membrane unique résultant de l'accolement de ces deux feuillets s'amincit ensuite de plus en plus, tandis que la portion placentaire continue à croître avec les progrès de l'œuf; mais eîle ne disparaît pas entièremenl. Peu de teai| après la naissance, elle sort avec rarrière-faix, c'est-à-dire avec le placent et les antres enveloppes de Tœuf. On peut même la séparer quelquefois ( ces dernières (chorion et aranios), et retrouver encore, sur la face adhj rente au chorion, les vestiges des cellules épithéliales dont elle est tapissél

Enfin, en même temps que la caduque utérine commence h s'atrophier

vers le quatrième mois de la grossesse, on voit paraître, entre elle el paroi musculaire de la matrice, une membrane très-mince, molle, feutrée

{1} ¥LmnE»\, Ann. tien scienfei nat,, 2* série, Zootofjte^ i. V, p. 65.

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