DE LA MORT
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a fciil de la sagesse I attribut des vicnllards. Ils sont sages parce qu'ils commeDcent à devenir étrangers an monde au milieu duquel ils rÎTeol, parce que leurs sens an^ortis et ^^puisés ne peuvent détourner leur esprit d^H Tôbjel qui les occupe, parce qu'ils ont pour eux lexpérience d'un auP^^ âge sans en avoir les passions. Les vieillards vivent plus eu eux-mêmes; iNissi ne nianquent-ils pas de s'isolrr du monde qui n*est plus fait eux ou piutôt pour lequel ils ne sont plus faits. Les bruyants amu&emeQ de renfance les agacent, les plaisirs bouillants de la jeunesse les irrit les joies mêmes si pures dv lYige mûr lesaflligenl; tout cela leur rappelle i passé qui ne doit plus revenir, le jour d'hier qui n'aura peut-Atre pw ' lendemain» Ce qu'il leur faut, ce qu'ils désirent, ce qu'ils exigent, c'est j repos, la chaleur du soleil, l'ardeur du foyer pour ranimer leurs men engourdis; c'est le silencis qui ne trouble pas la voix de leurs son aÉîaiblis; c'est, pour leur amour-propre, quelque ttatterie. L'habitude le a fait une nécessité des soins de la famille, des caresses de leurs pettlj eufants^, des prévenimces dont on les entoure; mais le plus souvent le cœur y est insensible, leur corps seul les reçoit. Us sentent que leur tâche dans ce monde est rempîie, ils croient que chacun pense de même à le égard et leur reproche la place qu ils lienncnt encore sur cette terre : de| leur méfiance pour tout ce qui les entoure, leur jalousie pour tout ce cstjeune;delà aussi leur désir d'être seuls et l'irrégularité de leur humea ^- Sans doute, tous les vieillards ne sont pas ainsi : il en est dont le c^o reste jeune et bat vivement dans un corps alfaibli ; mais, en général, ils ! moroses, à charge à eux-mêmes, à charge aux au très quand ils ne sont entourés d'enfants ou de pelits-cnfants qui aiment en eux le passé et cxc sent le présent.
Ainsi, les années se succèdent pour eux, et chaque pas que le lemf fait, rapproche le terme de leur carrière, chaque heure leur apporte une ride nouvelle, une nouvelle faiblesse, un nouveau regret. Leur corps, ex gérant tous les caractères que nous avons tracés, tombe dans la décrép tude; leur colonne vertébrale, trop faible pour les soutenir, leur fait pren^ dre cette attitude courbée qui les rapproche de la terre, etc., et pourt leur amour pour la vie augmente par le danger qu'ils courent de la perd à chaque instant; la mort leur inspire le plus grand effroi. Mais, tnexc rable* celle-ci, marchant toujours, les saisit, cl bientôt a sonné pour eux" l'heure suprême.
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ik ift imrf, — Tout ce qui a eu un commencement doit avoir une la naissance implique Tidée de la mort. Mais ce terme de la vie, ce mai qui fait entrer dans la matière inerte le corps que la vie avait aaimé, peut arriver plus tôt ou plus tard, accidentellement ou natiirellemenl.
La mort accidentelle arrive lorsqu'un des organes essenli(!lsà laviecesse d'agir pour une cause quelconque : ces principaux organes sont le cerveaUj les poumons et le cœur. Toutefois l'action du cerveau peut èlre supprimée [uesque en lotalile, et la vie se continuer; la respiration pfulèiri quelque temps suspendue et la vie persister encore; quand les baltemeflU