INTRODUCTION. XXIX
glandes, etc.; mais elles sont plus ou moins atrophiées, quoique bien reconnaissables dans d'autres tissus ayant atteint leur développement, par exemple dans le tissu tendineux.
On admet généralement que les corps organisés animaux sont constitués par la réunion de plusieurs tisçus élémentaires, tels que les tissus cellulaire, osseux , cartilagineux, fibreux, nerveux, glandulaire, etc. Mais ces divers tissus ne se montrent pas isolés dans les organes, ils ne se retrouvent pas également chez tous les animaux aux différents degrés de réchelle, et ne représentent en quelque sorte que les éléments des différents systèmes qui forment les animaux.
Le tissu cellulaire est celui qui se présente avec le plus de constance dans l'échelle animale : toutefois, il n'est vraiment bien reconnaissable et ne présente tous ses caractères que dans les classes élevées où il s'associe à d'autres éléments.
Les vaisseaux sont des tubes dans lesquels circule le liquide nourricier des animaux : on les retrouve dans presque toutes les classes, non-seulement chez tous les vertébrés, mais aussi chez beaucoup d'animaux sans vertèbres.
Les vaisseaux des végétaux sont cloisonnés à leur intérieur et constitués par une juxtaposition de cellules.
Si, malgré les différences qu'ils présentent dans les animaux et dans les plantes, les systèmes cellulaire etvasculaire sont communs à ces deux règnes, au contraire, les systèmes nerveux, musculaire et osseux n'ap* parliennent qu'au règne animal et n'ont pas leurs analogues dans les végétaux. L'observation, d'accord avec le raisonnement, a fait découvrir Texistence du système nerveux et du système musculaire à presque tous las degrés du règne animal. Quant au système osseux (y compris les cartilages), il n'existe en réalité que chez les vertébrés ; mais il est représenté chez les mollusques par leurs enveloppes calcaires, chez les insectes par des téguments cornés ; chez certains autres articulés on trouve des parties composées de matière animale mélangée avec du carbonate et du phosphate calcaires, qui offrent quelque analogie avec les os.
Ces différents systèmes et tous les autres qui entrent dans la composition du corps des animaux ne sont pas groupés au hasard, ils sont assem-* blés de manière à former des appareils qui concourent à une même fonction. En étudiant chacune des fonctions à part, nous aurons soin de signaler, pour celles qui sont communes aux végétaux et aux animaux^ les principales différences et ressemblances qui existent entre elles dans ctô deux règnes.