INFLUENCE DU SYSTÈME NBBYEUX SUB LA RESPIRATION
reconnaissant la persistance du besoin de respirer, en placer le siège et la condition essentielle^ non à la surhce muqueuse pulmonaire, mais dans les centres nerveux, et admettre, en môme temps, que ce besoin doit devenir plus actif, plus impérieux, sous Tinfluence d'impressions qui, partant de la muqueuse respiratoire, sont transmises à ces centres par les pneu*' moga8triques?Si donc ou interrompt cette paire nerveuse dans son trajet, rimpression excitatrice de l'air n'étant plus perçue, le besoin d'iqspirer pourra s'amoindrir, et, par conséquent, exigera des mouvements d'inspi* ration moins souvent répétés.
Quant à Thypothèse dans laquelle le nerf grand sympathique est aussi regardé comme propre à transmettre à un centre perceptif Timpression de Pair sur la muqueuse des poumons, et comme apte, par cette raison même, à exciter le besoin respiratoire, quoique aucune preuve expérimentale ou autre ne la confirme, on n*est peut-être pas suffisamment autorisé à la re» jeter d'une manière absolue.
Mais, nous l'avons dit, il est une portion circonscrite de Taxe cérébrospinal, dont la destruction annule sur-le-champ toutes les puissances respiratrices : cette portion, que nous aidons trouvée à la hauteur du bulbe rachidien^ ne peut-elle pas, à bon droit, être considérée comme le siège du besoin de respirer, et le point central vers lequel convergent les impressions faites à la muqueuse pulmonaire? Pour annihiler ce besoin, de la satisfaction duquel dépend la vie, on conçoit donc qu'il ne faudrait pas seulement, comme le supposent à tort quelques auteurs, couper les nerfs vagues , mais qu'il faudrait détruire le bulbe rachidien luimême.
— Les nerfs vagues semblent n'exercer qu'une action très-indirecte sur V hématose. Si, après leur section, cet acte essentiel se trouble de plus en plus, au point même de cesser entièrement, il faut en chercher la caus# dans les altérations graves et croissantes qui se développent dans les appareils respiratoire et circulatoire, et non dans la suppression d'une influence nerveuse, immédiate. — Le défaut d'un entier renouvellement d'air respirable, par suite de la paralysie de la couche musculeuse des bronches, doit aussi être pris en sérieuse considération.
C'est ici surtout qu'il est de la plus haute importance de rappeler le mode d'agir des nerfs récurrents sur la glotte ; car, en n'en tenant pas compte, on ne manquerait point d'arriver à des inductions différentes sur le rôle des pneumogastriques dans l'hématose. En effet, coupez-les pour rechercher leur action sur elle, et négligez le rétrécissement de la glotte dû à la paralysie des récurrents : parce que le sang, au lieu de jaillir rouge et rutilant par l'ouverture béante d'une artère, en sortira foncé et presque noir, vous en déduirez l'intervention nécessaire et directe des pneumogastriques dans la révivification du sang veineux; tandis que d'autres expérimentateurs, qui auront d'abord neutralisé les fâcheux effets de la section des récurrents en pratiquant la trachéotomie, émettront