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une opinion opposée à la vôtre. Les assertions de Dupuytren (i), qui« dans ses expériences, ne fit point cette opération préalable, forent ccmbattues par Dumas (de Montpellier), et surtout par Legallois, qui démontrèrent que^ dans les cas observés par l'illustre chirurgien, le trouble immédiat de Thématose avait dépendu de l'introduction d'une quantité d'air insuffisante dans les voies respiratoires, rétrécies au niveau du lar^. Cette dernière remarque appartient exclusivement à Legailois ; car Dumas n'avait aucunement déterminé le siège et ta nature de l'obstacle qui alors s'oppose au libre accès de l'air dans le tissu des poumons.
Ce libre accès étant ménagé, il est incontestable qu'après la section des pneumogastriques, le sang veineux continue, pendant un certain temps, à acquérir la coloration du sang artériel ; que l'air est d'abord Ticié, comme avant l'opération ; que l'oxygène est encore absorbé et l'acide carbonique exhalé, etc. Toutefois ces faits ne sauraient autoriser & conclure aoee certitude que la sanguiflcation artérielle puisse s'effectuer, d'une manière complète, sans le concours du système nerveux; car, en admettant qu'un pareil état pût avoir lieu en l'absence des pneumogastriques, il existerait toujours l'influence possible du grand sympathique, qui, à cause de la disposition même de ce nerf, ne peut être directement constatée.
Valentin (2) s'est récemment occupé de rechercher quels troubles sur* viennent dans les phénomènes physico-chimiques de la respiration, après la résection des nerfs pneumogastriques. Que ce savant observateur eut d'abord trachiotomisé ou non les animaux (lapins), il estarriTé à cette conclusion : La quantité d'oxygène absorbé, et surtout la quantité d'azote et aussi de vapeur d'eau exhalée, sont plus considérables qu'à l'état normal, tandis que l'exhalation d'acide carbonique est généralement moindre. Dq reste, d'après Valentin, ces changements ne dépendent pas directement de la suppression de l'influence des nerfs pneumogastriques sur les poumons: ils doivent être rapportés au trouble du rhythme respiratoire qu'occasionne toujours la section de cette paire nerveuse.
— Beaucoup d'observateurs, ayant eu occasion de couper les nerf^ pneumogastriques, ont reconnu, après la mort, la présence d'un épancbement écumeux dans les bronches et d'un engorgement sanguin du tissu pulmonaire f).
(1) nopuTTREM, Expér. toudiant t'influence que les nerfs pneumogastriques exercentsw^ respiration (Bibtioth. mé<L. 1807, t. XVII, p. 1).
(2) Valehtih, Die Einflùsse der Vagusiâhmung. Francfort-sar-le-Mein, 1857.
(*) Pour la description détaillée de ces altérations et lear mode de développemeot, voja mon Traité cTanat. et de physiol, du syst, nerv,, t. II, p. 299 et siiiv. Paris, 1842.
D*apré8 ses expériences, Tràobb (Beitrâge zur experim, Physiol. und Patkol.f Bèfi f; Berlin, 18d6) soutient que les altérations de Tappareil respiratoire qui succèdent à U ssetiop de la paire vague sont dues exclusivement à l'introduction, dans cet appareil, de la salive et des mucosités du pharynx, ou encore de ^réelles alimentaires. MENOELSSomr {Der itedienitmi der Bespirat. und Circulât, \ etc., Berlin, 1845) affirme que ces altérations recoBoaisfentpottr cause première le resserrement de la glotte, qui s'oppose au libre accès de Tair dans lei jMWmons. Ces deux assertions nous paraissent également inexactes. — Scuir {Tubing» Àrchh, 1847 et 1850) s'est appliqué à réfliter les opinions des précédents observateurs.