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MOUVEMENTS DES INTESTINS

Lorsque les aliments ont fait, dans l'estomac^ un séjour dont la durée varie avec leur nature et que leur fluidification est plus ou moins avancée, peu à peu l'orifice pylorique leur livre passage. Ils sont alors poussés dans le duodénum, puis au delà, pour se trouver bientôt en présence de la bile, du suc pancréatique et du suc intestinal, nouveaux agents modificateurs dont nous aurons plus tard à déterminer les usages.

Alternativement resserré d^ns un point et renflé dans un autre, le canal intestinal déplace les matières contenues dans son intérieur, les brasse, les mélange intimement avec les divers fluides digestifs, et ainsi les désagrège de plus en plus, de manière à faciliter leur dissolution, leur transformation, et partant leur absorption, but ultime de la fonction digestive. Mais, dans leur long parcours^ comme les matières alimentaires se dépouillent peu à peu de leurs éléments nutritifs par l'absorption, et qu'elles finissent par laisser un résidu (fèces), les contractions successives de l'intestin, dans une direction déterminée, doivent doiic avoir encore un autre but, celui de concourir à l'élimination des parties excrémentitielles.

Du reste, les mouvements des intestins présentent un rbythme particulier sur lequel se règlent le mode et la vitesse de progression des matières, ainsi que la durée de leur séjour; ils perfectionnent ainsi la digestion et la prolongent assez pour que les fluides digestifs aient le temps d'agir sur les aliments, et les villosités celui d'absorber les principes assimilables. Ce n'est que dans les conditions exceptionnelles^ par exemple dans les cas où une vive excitation nerveuse se propage à l'intestin, qu'on voit les mouvements de ce dernier acquérir une trop grande rapidité et par là troubler le travail intestinal : c'est ainsi que survient ]a diarrhée dans les fortes émotions morales^ etc.

Il ne faudrait pas, dans l'étude des contractions de l'intestin, s'en rapporter à ce qu'on voit sur un animal qui vient d'expirer, et dont le ventre a été largement ouvert. Là, ne s'observe aucune régularité, aucun rbythme déterminé; tout est désordre, confusion, et nul doute qu'une telle rapidité de contraction, qui bientôt s'étend à toute la masse intestinale^ ne saurait s'accommoder avec la lenteur du travail digestif et absorbant.

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