‹ Traité de physiologieChapitre 36 sur 141 · COMPOSITION CHIMIQUE DE LA SAUTE · texte numérisé non relu

COMPOSITION CHIMIQUE DE LA SAUTE

D'après Tan&lyse de Berzelius (1), 1000 parties de salive de Tl^omme contiennent :

Etu 992,9

Ptyaline ou matière salivaire 2,9

Mucus, épitbélium i,d

Extrait de Tiande avec lactates alcalins 0,9

Chlorure de sodium 1,7

Soude 0,2

Voici quels ont été les résultats des expériences de Tîedemann et Gmelin (2), sur i 00 parties de salive humaine^ dont la sécrétion avait été provoquée par la fumée de tabac :

Matière soluble dans l'alcool et insoluble dans Teau (graisse phosphorée); matière soluble dans l'alcool froid et dans Teau (osmazôme, sulfo« cyanure, chlorure et peut-être un peu d'acétate de potasse). . . . 31,25 ^

Matière qui se précipite par le refroidissement de la solution alcoolique, fiûte à cliaud (matière animale, un peu de chlorures et de sulfates alcalins) 1^25

Matière soluble seulement dans Teau (matière salivaire ou ptyaline, avec beaucoup de phosphate, un peu de sulfates et de chlorures alcalins 20^00

Matière insoluble dans l'eau et l'alcool (mucus, peut-être aussi de l'albumine, avec du carbonate et du phosphate de chaux) dO,00

Autres analyses de la salive mixte de l'homme dues à F. Simon (3) et à Wright (&}:

Andyie de F. Simon :

Matériaux solides 8,775

Craisse contenant de la cho-

Icstérine 0,525

Ptyaliae avec matières ex-

tractivei 4,375

Matière extractive de sels. . 2,450 Aibumioe, mucus et épithé-

littm 1,400

Analyse de Wright :

Eau »8S4

Ptyaline.^ 1,8

Matières grasses 0,5

Chlorures de sodium et de potassium '1,4

Albuminate de soude 0,8

Phosphate de cbaux et de soude. 0,6

Lactates de potasse et de soude. 0,7

Sulfocyanure de potassium .... 0^9

Soude libre 0,5

Mucus, épithélium 2,6

Mentionnons encore une autre analyse de la salive mixte de Thomme faite par Jacubowitsch (5).

^1) Owr, cité, t. Vn, p. 157.

(2) Heeherehes expér,, physiol. et chim, sur ta digestion^ 1'* partie, p. 15, trad. de Jourdan, Paris, 1827.

(3) Animal Chemistry, t. U, p. 4.

(4) The PhysioL and Patkoi. of Saliva {The Ixmcef, 1841-1842, t, I, p. 819).

(5) De tahrn disfert, Dorpat, 1845, p. 18 et 26.

£au tl95,16

Épithélium

Ptyaline .'

Phosphate de soude

Chlorures alcalins

Sulfocyanure de potassium

Chaux combinée à une matière organique . . . Magnésie combinée à une matière organique.

Voici maintenant la composition de la salive d'un camivore comparée à celle de la salive d'un herbivore.

Composition de la salive mixte du chien d'aprds Jaoubowitseh ^2).

Eau 989,63

Mucus et matière animale .. . 3,58

Phosphates alcalins 0,82

Chlorures alcalins 5,00

Phosphates de chaux, de ma- 0,15

gnésie, etc 0,15

Sulfocyanure de sodium et de

potassium 0,08

Composition de la salive mixtt» du bélier d'après La8saie;ne (3).

Eau 989«00

Mucus et matière animale so-

lubie 1,00

Carbonates alcalins 3,00

Phosphates alcalins 1,00

Chlorures alcalins 6,00

Phosphates dé chaux, de magnésie, etc traces.

Enfin nous allons indiquer les résultats des analyses comparatives de la salive parotidienne et de la salive sous-maxillaire isolément recueillies par Colin sur une vache. Ces analyses sont dues à Lassaigne.

Salive parotidieane de la vache :

Eau 990,74

Mucus et matières animales

solubles 0,44

Carbonates alcalins 3,38

Chlorures alcalins 2,85

Phosphates de soude et de potasse 2,49

Phosphate de chaux 0,10

Salive sous-fflaidUaire du m^me aDÎmal :

Eau 991,14

Mucus et matières animales

solubles 3,53

Carbonates alcalins 0,10

Chlorures alcalins 5,02

Phosphate de soude et de potasse 0,15

Phosphate de chaux 0,06

Chez rherbivore, la salive parotidienne est donc sensiblement plus riche en carbonates et phosphates alcalins que la salive sous-maxillaire. Mais celle-ci renferme une plus forte proportion de chlorures alcalins et aussi plus de mucus qui lui communique une consistance visqueuse. Il est à croire que la salive sous-maxillaire contient une quantité assez grande de ptyaline que Lassaigne ne parait pas avoir cherché à isoler des autres matières azotées (*).

(1) Op. cité.

(2) Journal de chimie médicale, 1852. t. VIII, 3« série, p. 393.

(*] Indépendamment des substances qui viennent d'être indiquées dans les précédents tableaux comme entrant dans la composition normale de la salive, on a signalé la présence, en très-faibles proportions : — 1° deJa leucinc(i)\ — 2" de Vuréc (2); — 3" des urate,>' fî^ soude et de potasse (3).

Mais il est permis de douter qu'il s'agisse là de principes normaux de la salive, quand d'une part on se rappelle que ces principes avaient échappé aux plus habiles analy^te^ , et quand on sait, d'autre part, que diverses substances mêlées au sang en circulation peu .'ent éire accidentellement excrétées par les voies salivaires.

S) F. FaEntcRit tinil Stikokleu (MûIIpp'* Arrhio fiir \nii. uni PktfHol.y 18M, p. 441. ) Pbttkmkokkr (Uù*'fm»*r H K»'p*r/orium ^ur </i (3) WiKt.KHRc>Ln Ù'-ut^chc KUnik, 1858, n* 18.

I) Pbttrxkokkr (Uii<'hn**r'R Rt'perlorium fur UU Pharm.f 1848, t. Ll, {*. 28U).

COMPOSITION CHIMIQUE lit lA SAUVE. 18)

Parmi les éléments salins qui viennent d*étre signalés comme entrant dans la composition du fluide salivaire, il en est un sur lequel je me propose d'appeler spécialement rétention : je veux parler du sulfocyanure de potassium.

Treviranus (1) constata, le premier, que la salive peut prendre une teinte rouge, quand on la traite par un persel de fer et spécialement par le perehlorure ; d'où il conjectura que cette réaction devait tenir à la présence d'un corps que Winterl appelait acide sangvin^ et qu'on reconnut plus tard pour être le même que l'acide prussique sulfuré de Porrett, ou ce qu'on nomme aujourd'hui acide sulfocyanhydrique. Tiedemann et Gmelin (2) ont observé^ depuis, qu'en distillant l'extrait alcoolique de la salive desséchée, on obtenait, avec de l'acide phosphorique, un liquide qui possède la môme propriété: mélangé avec du sulfate de fer et du sulfate de cuivre, il produit un précipité blanc, et, après avoir été chauffé avec un mélange de chlorate de potasse et d'acide chlorhydrique, il donne lieu, avec les sels de baryte, à un précipité de sulfate. La conclusion de ces auteurs est que la salive ren* ferme un sulfocyanure à base d'alcali.

Depuis que ces expériences ont été faites^ les auteurs qui ont examiné ce point intéressant de l'histoire chimique de la salive sont arrivés à formuler les opinions les plus divergentes, tels sont : Ëberle (3), Mitscherlich (^], Van Setten (5), Wright (6), Marchand (7), Jacubowilsch (8), Frerichs (9), Lehmann (10), Tilanus (11), Blondlot (12), etc.

D'après les uns, il faudrait nier, dans tous les ccls et d'une manière absolue, la présence d'un pareil sel dans le fluide salivaire; suivant d'autres, sa formation résulterait, soit d'une altération spontanée de ce fluide, soit des manipulations chimiques elles-mêmes; pour quelques autres, enfin, son apparition serait purement éventuelle, et dépendrait d'un état particulier du système nerveux : c'est ainsi, par exemple, qu'à la suite d'impressions vives et pénibles, on aurait trouvé ce produit en abondance dans des salives qui auparavant n'en avaient, dit-on, décelé aucune trace.

Rappellerai-jc, en passant, que ce sel étant réputé toxique à certaine dose, et ayant été aussi trouvé dans la salive du chien, on en est bientôt venu à supposer que l'exagération de sa production expliquerait les propriétés malfaisantes de certaines salives, et, en particulier, la transmission de la rage par l'inoculation du liquide salivaire des animaux atteints de cette maladie ;

(1) Biologie, t. IV, p. 330, 1814.

(2) Ouvr. cité, 1'" partie, p. 9 et suiv.

(3) Physiologie der Verdauung, etc., p. 36. Wurzburg, 183A.

(4) Ann, de Poggendorf, t. XXYIU. — RusT, Magazin fur die gesammte Heiikunde^ t. XXXVUI et XL.

(5) De saliva ejusque vi et utilitafc, Croningœ, p. 2, 1837.

(6) The LanceU 1S42.

(7) Lehrbuch der physiol. Chernie, p. 410, 1844.

(8) De saliva dissertatio. Dorpat, p. 15, 1845.

(9) Ann. der Chemie und Pharm., t. LXV, p. 344, 1846.

(10) Uhrbuch der physiol. Chemie, t. I, p. 464 et t. U, p. 18, 1850.

(11) Dùssertatio inauguvalin de saliia et muco, Amslerdam, 1849.

(12) Traité analytique de la digestion, p. 123. Nancy, 1843.

18^ DP. LA DIGESTION.

qu'ainsi le principe actif du virus rabique pourrait bien n'être autre cbosc qu'un sulfocyanure? Hypothèse qu'aucune expérience probante ne justifle, et qui, d'ailleurs, est en complète opposition avec les idées admises aajourd'hui sur les virus en général.

Au milieu de toutes ces incertitudes et de tant d'opinions contradic* toires, je me suis appliqué, avec quelque persévérance, à vérifier la réactioa signalée par Treviranus, réaction à laquelle il me répugnait tout d'abord de donner la signification qu'on a vu Tiedemann et Gmelin lui accorder, après avoir eu recours, il est vrai, à d'autres caractères chimiques que celui de la simple coloration. Aujourd'hui, me fondant sur le résultat général d'un grand nombre d'expériences variées de bien des manières, je n'hésite point à émettre, comme conséquence de mes propres observations, l'assertion suivante :

Le sulfocyanure de potassium^ qui, d'après l'opinion la plus généralement admise, n'existerait pas dans la salive de l'homme, mais s'y développerait sous certaines influences fortuites, ou môme dont l'apparition serait liée à un état pathologique, doit, au contraire^ être considéré comme un des principes normauXy constants et caractéristiques de ce fluide.

A l'appui de cette assertion^ contraire aux opinions les plus récentes, j'exposerai sommairement mes expériences^ en traçant d'abord quelques règles qui me semblent indispensables à observer, quand il s'agit de re* chercher ce sulfocyanure dans la salive humaine, spécialement à l'aide du perchlorure de fer.

Dans chaque essai, pour quatre centimètres cubes de salive recueillie dans les conditions les plus variées, j'emploie constamment quatre à six gouttes d'une dissolution de perchlorure de fer (contenant U parties d'eau pouC 1 partie de ce sel); puis je verse comparativement, dans pareille quantité d'eau distillée, ce même nombre de gouttes du réactif, afin de prouver, une fois pour toutes, qu'avec ces proportions l'eau ne prend jamais qu'une teinte jaune safranée. D'ailleurs, j'avais préalablement constaté que, pour communiquer une teinte très-légèrement rougeàtre, mais appréciable à k centimètres cubes d'eau distillée', il faut au moins 1 centimètre cube (environ 16 gouttes) de la précédente dissolution qui tache, il est vrai, le papier blanc en jaune, mais qui, vue par transparence et en quantité assex grande, est d'une belle couleur rouge. Il n'est donc point indifférent que l'expérimentateur verse, dans la salive qu'il examine, telle ou telle dose du réactif, puisque cette dose étant relativement trop forte pourrait déjà seule et par elle-même, sans décomposition aucune, donner à la salive la teinte caractéristique de la présence du sulfocyanure; tandis qu'en procédant comme je le conseille, l'objection tirée de la couleur même du réactif n'est plus possible. En outre, ayant souvent reconnu que les matières déposées par la salive, à l'aide du repos^ n'ont pas la moindre influence sur la réac* tion qui nous occupe, j'ai préféré dès lors faire toujours usage de salive filtrée, afin de rendre plus facile l'examen des colorations comparatives avec l'eau distillée.

COMPOSITION CniUtQVE DE LA SALIVE. 185

Cela posé, quand les recherches portent sur un assez grand nombre de personnes prises au hasard, $oit avant ^ soit après le repas^ il devient manifeste que la propriété rubéfiante de la salive vis-à-vis du percblorure de fer (en se conformant aux proportions indiquées plus haut) est loin d'être la même chez ces différents individus et que la coloration rouge produit, dans sa dégradation, diverses nuances, jusqu'à ce qu'elle devienne parfois si peu sensible qu'on puisse même la nier, etr avec elle nier aussi la présence du sulfocyanure.

Plus loin viendra l'explication de ces derniers cas qui, comme je le prouverai par d'autres expériences directes, ne sont qu'en apparence exceptionnels et opposés à ma manière de voir. Pour l'instant, il m'importe seulement de faire remarquer qu'après des essais maintes fois reproduits, il m'a été possible de déterminer la teinte que prend le plus communément, avec le percblorure de fer^ la salive filtrée; teinte que j'appellerai volontiers nomalty et que j'ai pu faire renaître à volonté, après bien des tâtonnements, dans les conditions suivantes :

Après avoir versé 6 centigrammes (1 goutte] d'une solution de sulfocyanure de potassium (/^.parties d'eau pour 1 partie de sulfocyanure) dans 125 grammes d'eau distillée, si l'on prend k grammes de celte eau et qu'on y ajoute la quantité indiquée de perchlorure de fer, aussitôt apparaît la coloration purpurine type. Celle-ci est encore facile à reproduire par la simple addition de deux gouttes de sang à k grammes d'eau pure.

Mais il est important de rappeler que Vacétate de soude^ qu'on a supposé exister dans la salive humaine, peut aussi donner lieu à une réaction analogue avec le précédent sel ferrique, d'où l'assertion de certains auteurs que raction rubéfiante du fluide salivaire doit être rapportée, non à la présence d'an sulfocyanure, mais à celle d'un acétate alcalin. C'est encore là une question préalable qu'il nous faut examiner. Existe-t-il, en effet, dans la salive, un acétate de cette nature? Dans aucune des analyses les plus exactes et les plus récentes, il n'est fait mention de la moindre trace de ce sel; et pourtant, comme on le verra tout à l'heure, il en faut des quantités trèsnotables pour obtenir, avec la solution de perchlorure de fer, la teinte purpurine que j'ai appelée normale et que j'ai prise pour type dans les réactions de- ce dernier sel avec la salive. Une confusion de langage, basée sur une simple vue théorique, a causé toute l'erreur à cet égard. « Gmelin et Tiedemann^ dit Berzelius (1), nomment constamment (à propos de la salive) les lactates alcalins acétates et fondent cette dénomination sur une conjecture émise par moi, que l'acide lactique n'est autre chose que de l'acide acétique combiné avec une matière animale. J'ai effectivement mis cette conjecture en avant; mais je crois que^ quand bien même on pourrait la démontrer, il ne serait pas moins inexact d'appeler les lactates acétates^ que dénommer les sulfovinates sulfates ou les nitroleucates nitrates. » C'est, en effet, d'après Tiedemann et Gmelin, que d'autres auteurs ont rép>été à tort que le fluide salivaire renfermait de l'acétate de soude, au lieu de lactates

(1) Traifé de chimie, Trad. franc, de Esslinger. Paris, 1833, t. VII, p. 160.

alcalins qu'il. contient réellement. Or, il y a là plus qu'une question de mots: je me suis assuré qu'avec la solution de perchlorure de fer ces lactatessoni absolument impuissants à produire la moindre coloration purpurine, et que d'ailleurs cette même impuissance se retrouve dans les autres suIh stances organiques ou inorganiques contenues dans la salive, hormis k sulfocyanure qui fait l'objet de notre étude.

Mais prouvons maintenant que d'après la manière dont l'acétate de soude se comporte relativement au précédent sel ferrique, il ne saurait réelliment exister dans la salive sans qu'on dût facilement l'y retrouver p:ir l'analyse; puis je dirai le nouveau caractère qui s'est révélé à mon obseivation, caractère bien propre à faire admettre que c'estefTectivementàun sulfocynanure et non à un acétate alcalin que la salive doit son pouvoir rubéfiant en présence du réactif indiqué.

On avu, précédemment, quelle minime quantité d'une solution de sulfocyanure il fallait verser dans Teau distillée (1 goutte dans 125 grammt'> d'eau),afln de reproduire, par Tentremise du perchlorure de fer, une teinte rouge semblable à celle que j'ai le plus habituellement observée aveclasalivc filtrée et le môme réactif. Pour obtenir la môme teinte, avec ce dernier et l'acétate de soude, il m'a fallu ajouter à la môme quantité d'eau db* tillée (125 grammes), non plus une goutte, mais huit grammes d'une di^ solution d'acétate de soude contenante p. d'eau pour 1 p. de sel H- ^^' lors, n'est-il donc pas bien évident que si ce sel existait en pareilles proportions dans la salive, il n'aurait pu échapper aux moyens analytique' môme les plus grossiers?

Mais avec une autre preuve de la non-existence de l'acétate alcalin, de sa non-intervention pour produire la précédente coloration, en voici nue nouvelle en faveur de la présence du sulfocyanure et du rôle évident quil remplit dans cette réaction.

La preuve dont il s'agit, je la tire des curieuses différences que j'ai ob>ervées entre l'acétate de soude et le sulfocyanure de potassium relativeaunt à leur manière d'être vis-à-vis du perchlorure de fer. Ainsi : i"* soient, d une part, k centimètres cubes de salive filtrée, et d'autre part, comme terme? de comparaison, U grammes d'un liquide provenant de 125 grammes diai; distillée auxquels aura été ajoutée, comme plus haut, une goutte de la>olution indiquée de sulfocyanure de potassium; si je verse dans l'un et l'autre liquide, quatre à cinq gouttes de perchlorure de fer (solution au quart. il se manifestera aussitôt dans chacun la môme teinte purpurine. 2" Si»ienl encore, d'un côté, U centimètres cubes de salive filtrée à laquelle j'ajoute quelques gouttes d'une solution d'acétate de soude, et, d'un autre côte, p^'^r servir de termes de comparaison, U grammes d'eau distillée avec une quantité d'acétate de soude calculée de manière à avoir, dans les deux cas. exactement la môme teinte rouge à l'aide du perchlorure de fer. Cela fait, j'abandonne le tout au contact de l'air et de la lumière : en général, au

(*) Quant à l'acide acétique pur et concentré, j'ai dû en employer jusqu'à 32 cenuniètm cubes pour 125 centimètres cubes d'eau distiUèe, avant d'avoir, avec le perchlorure de fer, U coloration voiUue ; au conlruire, l'acide lactique est toujours resté sans effet.

Page 1