ACTION OU SUC INTESTINAL
aussi par les innombrables glandes en tubes de Lieberkûbn. Ce fait a été surtout mis en lumière par Colin (1), dont les expériences ont fourni des résultats intéressants pour la question qui nous occupe.
Sur un cheval en pleine digestion, Colin fait au flanc gaucbe une .inci-< Mon de 8 à 10 centimètres, et attire au dehors une anse d'intestin grôle. A ] une des extrémités, il applique un compresseur qui en maintient exactement les deux parois en contact; partant de ce point intercepté, il presse doucement Tanse entre ses doigts jusqu'à ce qu'elle soit débarrassée de son contenu dans une longueur de 1 mètre 1/2 à 2 mètres; alors il applique UD second compresseur. Cela fait, Tanse intestinale est r.efoulée dans le ventre et la plaie du flanc fermée. Au bout d'une demi-heure, 1 animal est sacrifié par efl'usion de sang. L'anse intestinale comprise entre les deux compresseurs est retirée; elle renferme le suc intestinal qu'on Iiisse descendre par son propre poids vers Tune des extrémités et qu'on f^it (écouler à l'aide d'une petite ponction. La quantité de suc intestinal qu'on se procure de la sorte est assez considérable : sur un grand nombre d'expériences, elle a été, en moyenne, de 80 à l'iO grammes en une demiiieure^ pour une longueur de 2 mètres d'intestin grêle. Elle est beaucoup moindre chez les sujets dont la digestion intestinale est suspendue.
Le suc ainsi obtenu est composé de deux parties : l'une, en petite quantité, est visqueuse et se sépare par le repos ou la filtration, c'est évidemment du mucus; l'autre, qui forme le reste de la masse, est trés*fluide, presque claire, d'une teinte un peu jaunâtre, d'une saveur légèrement Ml(^e, à réaction alcaline, avec une densité de 1,010 à la température de 15 degrés centigrades.
L'existence de deux humeurs, concourant à former le suc intestinal, asait déjà été constatée par Leuret et Lassaigne dans une de leurs premières expériences, où ils avaient vu aussi sourdre, par les orifices de la muqueuse, un liquide plus ténu que le mucus*
Ce liquide qui, isolé du mucus, peut véritablement prendre le nom de vjc intestinal^ transforme, d'après Colin, la fécule cuite en sucre et opère 1 •mulsionnemeut des matières grasses, sans leur donner une réaction acide. S<m alcalinité est telle que la chaleur n'y détermine de précipité albumiui^ux qu'après neutralisation par un acide. Ce précipité s'obtient encore par I alcool, l'acétate de plomb, etc. Lassaigne, qui en a fait l'analyse, l'a trouvé composé de
Eftu QS.IO
Albumine , 0,45
Chlorure sodique , \
— potaMique | . .^
Phofphatc t ^. / , '*^
CrbLte { •^»~ )
]jà partie fluide^ et dépourvue de viscosité, est fournie par les glandes ta
l ColU, Traité de phyifioioyit comparée des ammaux dutnestiquen* Paris, t, I, 1854, p. (»45.
32^ DE Là DIGESTION.
tubes de Lieberkiihii; le mucus provient des follicales isolés et agmincs. Le développement considérable de ces derniers follicules, dans le duodénum du cheval, a permis à Colin d'en recueillir le produit, à Taide d'une expérience analogue à celle que nous avons citée. Il obtint 80 grammes d'un liquide visqueux, épais^ doué d'une saveur salée, légèrement alcalin, ne se coagulant point par la chaleur et n'émulsionnant ni n'acidifiant les matières grasses. L'analyse donna à Lassaigne : eau, 98^/i7; mucas, 0,95; chlorure de sodium et carbonate de soude ^ 0,&8; sous-phosphate de chaux, 0,10. Sa densité était de 1,008 à la température de 15 degrés centigrades.
Quant aux fluides exhalés dans le gros intestin, Bidder et Schmidt n'ont pu l'obtenir en quantité suflSsante pour en bien étudier les caractères. Colin n'a pu, sur le cheval, arriver à aucun résultat précis. Steînhauser(i;, chez une personne atteinte de fistule du gros intestin, introduisit, par le bout inférieur, de la viande ou de l'albumine cuite : ces matières furent évacuées par l'apus sans avoir subi d'altération appréciable.
II résulte des faits précédents que le liquide recueilli par Frerichs, par Bidder et Schmidt, était bien du suc intestinal (l'action sur les matières grasses, amylacées et albuminoïdes révèle assez sa nature}, mais qu'il était mêlé à une certaine quantité de mucus provenant de la sécrétion des follicule< agminés et isolés, comme devait le faire présumer la consistance visqueuse et filante que ces expérimentateurs ont trouvée au produit qu'ils avaient obtenu. Colin a donné de ce fait une démonstration qui ne laisse rien à désirer, en observant la séparation du suc intestinal en deux parties, et en assignant, par l'analyse, une composition différente à chacune d'elles.
Tel est donc le^uc intestinal que, dans quelques-unes de leurs expérience chez l'animal ou hors du corps, Bidder et Schmidt (2) ont trouvé dou d'une action passablement énergique même relativement aux matière albuminoïdes. Aussi Leuret et Lassaigne (3) ne s'éloignaient^ils pas tro de la vérité, quand, en parlant des liquides fournis par l'intestin, ils disaien que il sans doute ils étaient les mêmes que ceux de Testomaou Sans vouloir ad mettre l'identité de leur rôle, évidemment on ne saurait nier une certain analogie sous divers rapports.
Rappelons, en terminant, que, contrairement à l'opinion souvent émise que le mucus du caecum est acide, Frerichs a prouvé qu'il est alcalin comm^ celui des autres portions des intestins. Nous dirons, plus loin, pourquoi le contenu du caecum est néanmoins si souvent acide.
D'après tous les détails dans lesquels déjà nous sommes entré à propo de l'étude de chacun des fluides digestifs (salive, suc gastrique, bile, fluide
(1) Steuiiiauser, De semihUitate et functionibus intestini crassi, Leipûg, iSàU
(2) Bidder et SchhiDt, /oc. ci7., p. 282.
(3) Leuret et Lassaigne, ioc,cit„ p. 145.
pancréatique et suc intestinal), il nous sera permis d'abréger beaucoup Texposé qui va suivre.
Le plus simple examen fait reconnaître que la dfgestion des diverses substances alimentaires est loin d'être achevée dans l'estomac, et que, parmi elles Jl en est même qui n'y subissent aucune modification appréciable.
Dans le cas d'alimenlation mixte, le chyme, lorsqu'il entre dans l'intestin grêle, contient : des matières albuminoïdes qui n'ont pu encore 6tre digérées ou absorbées dans l'estomac; des matières féculentes dont une assez laible partie seulement a été transformée en sucre par la salive; toute la graisse qui, ingérée avec les aliments^ est devenue liquide par la chaleur ducorpsets'est divisée en gouttes ou gouttelettes encore visibles à l'œil nu; les parties insolubles ou peu solubles de la nourriture animale, tels que les ligaments, les tendons, les os; des parties désagrégées, mais non digérées, de la nourriture végétale; divers sels qui ne sont que peu solubles dans l'acide gastrique; de la salive^ du suc gastrique et les matières que ces fluides tiennent encore en dissolution; enfin de faibles proportions d'acide lactique, quelquefois d'acide acétique ou môme d'acide butyrique qui pro- Tieonent des métamorphoses des aliments eux-mêmes, faibles proportions qui, du reste, augmenteront ultérieurement dans l'intestin.
La précédente masse acide qui, comme nous l'avons vu, ne traverse pas d'emblée le duodénum, mais est ramenée par des mouvements antipéristaltiques plusieurs fois vers le pylore, se mêle bientôt et peu à peu aux divers fluides qui sont versés dans cet intestin. Elle y rencontre la bile^ \e fluide pancréatique ei le suc intestinal ^^écr étions alcalines qui diminuent, mais ne neutralisent pas d'abord Vacidité du chyme due, en ce point, sur- U>ut au suc gastrique. Ce sont ces différents sucs digestifs, dont nos études intérieures nous ont révélé le rôle physiologique, qui mélangés vont con- L'ourir à l'accomplissement de la digestion intestinale dont Timportance, (ous le rapport des effets produits, ne le cède point généralement à celle de 4 digestion stomacale.
Métamorphose plus complète des matières féculentes en dextrine et en ;i;cose, conversion du sucre de canne en glycose, puis formation d'acide icétique et d'acide lactique aux dépens d'une portion de ce dernier prin- -ipe sucré; production accidentelle d'acide butyrique; émulsionnement les matières grasses; dissolution et transformation complémentaires de la Kjrtion des matières albuminoïdes quia franchi le pylore sans être digérée laos l'estomac; enfin séparation des produits à absorber et de ceux à ex- ^ser : tels sont les phénomènes nombreux de la digestion dans l'intestin^ phénomènes dont la plupart ont déjà longuement fixé notre attention.
1. — Divers physiologistes ont cru qu'au delà de l'estomac les matières lh\minùtde$ peuvent continuer à se transformer à l'aide du suc gastrique ont elles sont imprégnées, tant que le chyme reste acide, ce qui a lieu ian« une assez grande longueur de l'intestin grêle. Mais il ne saurait en être
ainsi, du moins pour la majeure partie de ces matières, attendu que la bile, dès qu'elle est versée en quantité suffisante, et le suc pancréatique lui-même IP empêchent l'action du suc gastrique et anéantissent son ferment. Suivant Bidder et Scbmidt, quand plus loin le chyme est devenu neutre ou alcalin, le suc intestinal domine et dissout la portion des matières azotées qu'on regarde comme échappée à l'influence du suc gastrique. D'après une autre opinion. c'est au liquide mixte provenant du mélange de la bile et du suc pancréatique que serait confié ce dernier rôle : le suc gastrique se bornerait même à dissoudre la partie celluleuse de Taliment azoté (viande, par exemple] et ne ferait qu'en dissocier les autres éléments ; puis cette partie serait précipitée de sa dissolution par la bile, pour être définitivement dissoute avec les autres éléments dans le précédent mélange. Plusieurs fois déjà nou^ avons dit ce qu'il fallait penser de celte manrère de voir, suivant nou< erronée. Enfin, d'après une autre opinion à laquelle nous nous rangeonN. le suc pancréatique peut, même seul, opérer la digestion des matières albuminoïdes échappées à l'estomac, ce qui n'exclut pas l'idée qu'il puif*^ Aussi agir concurremment avec d'autres fluides intestinaux (2).
II est des auteurs qui hésitent encore à dire si l'albumine, qu'on fait digérer dans le suc intestinal, s'y dissout simplement, ou bien si elle y subit une transformation réelle comme dans le suc gastrique. On trouve toujour>. il est vrai, dans l'intestin grêle une certaine quantité d'albumine seulemcnl dissoute et reconnaissable à l'aide des réactifs ordinaires; mais, cominf cette albumine diminue à mesure qu'on se rapproche du gros intestin^ t^t qu'elle se rencontre surtout au commencement de l'intestin grêle, on a pu supposer qu'elle provient des sécrétions intestinales et du suc pancréatique lui-même si riche en albumine. D'ailleurs, le fait a été constaté, on la reu^ contre aussi dans l'intestin d'animaux dont la nourriture (gélatine, elo.| n'en contient aucune trace. Sa plus grande abondance, après un repas copj posé d'aliments azotés, s'expliquerait, soit par l'hypersécrétion des pre<v dents sucs digestifs, soit encore par la présence de certains albuminoîdt incomplètement transformés par le suc gastrique. D'après les expérience déjà citées (p 321 et suiv.), il est démontré que le ^e intestinal ne di$>ou pas simplement l'albumine, mais que, pour la rendre assimilable, ii lu fait d'abord subir une transformation isomérique.
Autrefois on avait admis, avec Viridet, qu'une seconde digestion dt^ matières albuminoïdes pouvait avoir lieu spécialement dans le cœcuffi Tiedemann et Gmelin adoptèrent cette opinion ; mais rien ne vient à Tappil d'une pareille hypothèse, si ce n'est l'acidité de la masse alimentaire da[j ce compartiment de l'intestin. Nous aurons occasion de revenir sur il point.
Arrivés dans le gros intestin, les aliments azotés ont ordinairement déi{ éprouvé toutes les modifications dont ils sont susceptibles, et alors ce q&
(1) L. COHViSART, Métn. ciié.
tbid.
en reste est expulsé, avec les fèces, le plus souvent sans aucun autre changement qu'une désagrégation partielle et une coloration plus prononcée due à rimbibition de la matière colorante de la bile. Avec le régime animal, on retrouve néanmoins assez souvent des particules de viande quand on soumet les fèces à l'investigation microscopique.
11. -* Quant aux matières féculentes, elles trouvent, surtout dans les sucs pancréatique et intestinal, des agents qui les changent en glycose et qui complètent ainsi l'effet commencé par la salive. Déjà, dans l'estomac ot au commencement de l'intestin, beaucoup de grains d'amidon, qui ne sont pâi encore transformés en sucre, sont dépouillés de leur enveloppe et dis* sociés en granules; toutefois, quand ringesllon féculente a été abondante^ on peut trouver encore, môme dans le rectum, des grains d'amidon épars qui n'ont pas été altérés. On sait depuis longtemps que la glycose elle-même ve change assez facilement, dans l'intestin, en acide lactique : c'est ce qui arri?e surtout dans l'iléon et aussi dans le csecum où, chez les herbivores, les aliments séjournent si longtemps. Dans l'intestin, la métamorphose de i'amidon ou plutôt de la glycose peut encore se poursuivre ; d'où la formation d'une certaine quantité d'acide butyrique.
On admet généralement que la plus grande partie de la glycose pro-duite dans Tintestin est absorbée sous cette forme, tandis qu'une faible partie seulement éprouve la fermentation lactique : les expériences.de Lehf iTjaan (!) tendraient à faire croire que la glycose serait à peine absorbée avant sa transformation en acide lactique, ce chimiste n'ayant pu trouver des quantités appréciables de glycose dans la veine porte des animaux nourris de ouitières féculentes. Mais nous verrons, dans une autre partie (le ret ouvrage, que l'opinion de Lehmann n'est pas admissible, et qu'en réalité la plus grande partie de la glycose formée pénètre, en nature, dans 1^ système vasculaire. — Plus récemment, A. Sanson (2) a même démontré ^ue le principe amylacé peut être absorbé déjà à l'état de dextrine.
Herbst (5) prétend avoir observé chez des chiens, après des injections i>mpois d'amidon faites dans le tube intestinal, qu'une très-petite quan^ tité d'amidon passait dans le chyle sans avoir perdu la propriété de se co« •>rer en bleu par l'iode : cet auteur admet, en effet, que des granules nicroscopîques d'amidon sont absorbés, à l'état solide, à l'aide de la pression exercée par les parois de l'intestin. Bien que cette doctrine du pas** ^'ige de matières solides dans les vaisseaux absorbants puisse paraître noms improbable, depuis qu'on assure que le fait sur lequel elle repose a 'i^ directement observé chez quelques animaux inférieurs, notamment »"> infusoires, nous avouons qu'il nous répugne toujours de l'admettre, et ioufi pensons qu'on ne saurait encore généraliser un pareil fait qui parait lié à quelque circonstance particulière jusqu'à présent inconnue.
Mi LEflifA!m« Physiol. Chemie, Ifî, p, 3Al-3âA.
'2/ A. SajuoH, Ue i'otngine du sucre dans i* économie animaie [Jounu delà physiol, de ^l^jitnnê et dêt animaux, t. I*', 1S58). ,>} Hebbst, Dos Lymphgefâsssystem. Gôttingen, ISftft, p 233.
III. — Toutefois, ce qili arriverait exceptionnellement pour les particules solides peut-il se produire normalement, dans Tintestin, pour les liquides réduits à des globules microscopiques, non miscibles à Teau et incapables de pénétrer dans l'organisme par voie d'osmose? Cela a été admis pour les matières grasses.
L'observation démontre qu'en général, au commencement de l'intestin^ on trouve encore les matières grasses sous forme de gouttelettes visibles ù l'œil nu, mais que dans la longueur du canal intestinal elles s'émuUioiment, c'est-à-dire se divisent en globules d'une finesse extrême suspendui;! dans un liquide. Ces globules, qui souvent n'ont pas plus d'un millième de millimètre de diamètre, adhèrent en partie aux villosités ; puis, d'après les recherches de Weber, Lehmann, Frerichs, Kolliker, etc., ils pénètrent dans les cellules épithéliales qui en sont bientôt remplies. Plus tard, après l'ingestion d'une nouvelle quantité de matières grasses, on trouve les globules graisseux plus avancés ; ils pénètrent dans le tissu même de la villosite, puis bientôt dans un vaisseau lymphatique qu'ils remplissent de plu> en plus en formant une strie lactée. Frerichs dit avoir surpris quelquefois un globule graisseux à demi engagé. Si cette observation laisse quelque doute, c'est qu'il est très-facile de prendre deux gouttelettes de graisse pour une seule qui ne serait que divisée par le contour d'une cellule épithéliale.
Ces faits, que nous exposerons plus amplement dans le chapitre de I'Absorption, joints à ceux qu'ont observés Bouchardat et Sandras, Lehmann, Bidder et Schmidt (faits qui démontrent que la graisse contenue dans le chyle s'y trouve à Véiat neutre)^ rendent très-vraisemblable l'opinion que l'absorption des matières grasses s'accomplit régulièrement par une pénétration mécanique des parois des vaisseaux absorbants et qu'elles sont en effet absorbables surtout à l'état d'émulsion, c'est-à-dire quand elles sont réduites en particules microscopiques, mais non décomposées. Toote* fois, il ne faudrait peut-êl repas absolument nier, contre le sentiment de Moleschott, qu'une certaine partie de la graisse, celle qui séjourne plu^ longtemps dans l'intestin, ne pût aussi être absorbée à l'état de savon pour redevenir ensuite graisse neutre.
Les matières grasses, on l'a vu plus haut, s'émulsionnent surtout à l'aide da suc pancréatique et du suc intestinal. La bile contribue aussi à leur émulsioD* nement; mais le rôle important de ce fluide dans l'absorption des graisser paraît être de déterminer, comme nous Tavons dit, la contraction de> villosités intestinales qui chassent ainsi vers les lymphatiques la graisse dont elles sont presque exclusivement remplies, pour faire place à l'introduction d'une nouvelle quantité de cette matière. A mesure que les mouT^ ments de l'intestin présentent, au contact de ses parois, le chyme mêlé dans son trajet à de nouvelles parties de bile, les contractions lentes de< villosités se renouvellent. Quant à la portion de graisse ingérée, quieiwrf' le pouvoir absorbant en rapport avec une digestion complète, elle e«t expulsée avec les fèces.
Bidder et Sclimidt croient pouvoir expliquer autrement le rdle de la bile dans l'absorption intestinale de la graisse : si l'on plonge dans l'buile deux tabès capillaires dont l'un est humecté de bile intérieurement, on voit l'huile s'élever beaucoup plus haut dans ce dernier que dans l'autre; de là ^ette conclusion que la présence de la bile dans une membrane augmente ia perméabilité à la graisse et que la bile doit agir de la sorte sur les parois je l'intestin. Il est diflScile d'adopter cette explication ; Car, assurément, es parois de l'intestin gonflées d'eau ne sont guère comparables à un tube le verre qui ne contient d'autre liquide que la bilé qui l'humecte.
IV. — La cellulose paraît réfractaire à tous les liquides digesUrs et passe out entière dans les fèces. Môme chez le castor, dont elle constitue en Tandc partie la nourriture, on n'a pu encore trouver un agent qui la disoive; et Lehmann(l] ainsi que Weber (2) n'ont pas réussi à découvrir [léme quelques fragments de cellulose partiellement transformés en amidon >n en dextrine. Les expériences que 0. Funke (S) a faites avec le produit de I sécrétion du grand cœcum des herbivores, ont été également négatives, 'outefois, il n'est pas impossible que l'alcali du suc intestinal n'opère elte transformation sur une portion de la cellulose ingérée, à la matière des solutions alcalines très-étendues^ comme l'a découvert Mitscherch (/)]. La substance intra-cellulaire étant soluble, les cellules ligneuses oivent tendre à se désagréger de plus en plus.
Les ligaments, les tendons, hpeciose surtout, demeurent assez souvent resque intacts, après avoir parcouru le canal alimentaire : on peut les rerouver, en grande partie, dans les fèces.
T. — Dans le duodénum^ le chyme, imbibé des séci*étions aqueuses qu'il eçoit, devient très-fluide, beaucoup plus qu'il ne l'était en sortant de l'es* >fflac. Dans les portions inférieures de l'intestin grêle, au contraire, il rend plus de eomUtance en raison de la résorption de la partie aqueuse de es sécrétions et des matières dissoutes : vers la fin de l'iléon surtout, le hjme se concentre davantage, car il y est très-longtemps retenu par les wuvenients antipéristaltiques de cet intestin. Enfin, dans le cœcum, la erte d'eau est devenue si considérable, que le contenu intestinal, en Dtrant dans le côlon, n'est guère plus humide qu'au moment de son ipulsion du rectum.
Quant à Vaeidité du chyme, qui d'abord est due surtout au suc gastrique, iie est ordinairement neutralisée peu à peu par la bile, le fluide pancréa- >que, le suc intestinal et, dans le voisinage du gros intestin, par un peu I ammoniaque qui résulte d'un commencement de décomposition. De là '-ent qu'en général le dernier tiers de Tintestin grêle contient un chyme
1} UiMAm, PhynoL Chemie^ t. lU, p. 2Sd. % Vim, Berichte der Leipziger Akademie, t. II, p. 192. "i. WAfiiEa's PhynoL, d' édit. Leipzig, 1S54, p. 227. >) Hmcanuai, AnnaL Med, Chem. Pharm,^ t. LU, p. 305.
m DE LA DIGESTION.
d'abord neutre» puis alcalin. Mais, dans les cas où les aliments contieDDent une grande quantité de sucre on d'amidon, il peut se former, dans l'intestin, de Tacide lactique et aussi de l'acide butyrique, au point que si un animal a mangé du pain de seigle, par exemple, souvent tout le contenu de son tube intestinal est acide ; toutefois cette acidité est plus laible que celle de l'estomac et môme du duodénum. Le développement de Tacide lactique dans le cœcum est surtout très-manifeste après une nourriture végétale ; et, comme le résidu des aliments y séjourne quelquefois làv longtemps, le contenu ccecal peut rester encore acide lors môme que^peodaût vingt-quatre ou trente-six heures, l'animal n'a pris que de la viande. C tïl ce qui arriva dans quelques-unes des expériences de Tiedemann et Gmeliiu et fit supposer à tort que la sécrétion du cœcum était acide. Même chez lo animaux dont le cœcum est très-petit, les aliments y restent longlempïà cause de la lenteur de ses mouvements et donnent lieu aux mêmes phéD«h mènes. Dans le gros intestin, l'acidité peut augmenter^ après une alimenlii- Jion légèrement azotée, par la formation diacide butyrique, ou diminwv^ des aliments azotés il se dégage de l'ammoniaque.
L'état du chyme est donc sujet à de nombreuses variations, et landi* qu'en général l'acidité due à une nourriture végétale est plus réparuliit dans tout le trajet intestinal, l'acidité qui résulte d'aliments azotés, biru marquée au commencement de Tintestin grêle, fait place plus bas à lalcatinité. On peut voir, dans Touvrage de Tiedemann et Gmelin (i), comme ces règles générales se modifient dans les difl'érentes expériences, et ( oiubien il est souvent difficile, après l'ingestion d'aliments composés, de >* rendre compte de la cause des phénomènes variés qu'on observe sou>ci rapport.
Rappelons que, quand le chyme est devenu acide dans le gros inteslfl, 6on acidité peut encore aider à la dissolution de plusieurs de ses élément et rendre par conséquent absorbables quelques matières échappées à I ao tion de l'estomac : c'est ainsi que, chez les herbivores, s'achève la dissolo* tion des sels de chaux et de magnésie, et môme de plusieurs inatièr<i albuminoldes végétales qui sont solubles dans les acides dilués. Les aoi^ lyses comparatives, données par Tiedemann et Gmelin, fournissent dn preuves positives à l'appui de cette assertion.
La coloration du chyme ou de la bouillie alimentaire varie quand on Tob* serve à des hauteurs diverses de l'intestin. Après son arrivée dans l'inlcslii grêle, la bile donue d'abord au chyme une couleur jaune plus ou nioin< marquée; et comme, dans la décomposition de la bile, sa matière roifr rante est en général à peine absorbée, la couleur se fonce davantage «i devient verdâtre vers la fin de l'iléon. Là, -cette matière colorante H encore reconnaissable à sa réaction particulière avec l'acide nitrique; prà elle devient brune dans le gros intestin, et alors elle ne se reconnaît pl^J^ à l'aide de cet acide. C'est elle qui, chez l'homme, donne aux fèces leui
(1) TiEDEMAHH el Gmklin, Rech. expér. physiol. et chim. sur la digestion^ trad. de Joui^i*t. I, p. 192, 252, 2^^, 382 et suiv.
DES DITEBS ÉLÉMENTS DU CIITMB GOlfSiDÉAÉS DANS LES INTESTINS. iH-
fonleurcaraetérisUque^ couleur qui manque dans les cas d'ictère quand rafflux de la bile dans Tintestin est totalement empôchér Gbet les herbi<* tores, les changements de la matière colorante ne paraissent pas aller aussi luin; celle-ci reste verte. Chez le chien, elle semble être absorbée dana intestin en proportion assez notable : c'est ainsi que peut s'expliquer la Couleur pâle qu'offrent si souvent les fèces de cet animal.
Valentin(i) attribue surtout à la décomposition de la bile Vodettr partiolière qui s'exhalç des matières fécales. Si, dit-il, on dessèche le préci- )îlé de la bile humaine en décomposition, on obtient un corps brun qui, l'j moment où Ton y ajoute de l'eau, répand l'odeur d'excrérnents hunains de la manière la plus prononcée. En répétant cette expérience avec le la bile de bœuf, on a une matière jaune verdâtre qui exhale l'odeur jien connue de la bouse de vache. Il est vrai qu'en l'absence de la bile la inomposition des matières albuminoïdes elles-mêmes peut aussi, dans intestin, donner lieu à une odeur des plus désagréables : quand, dans 'ictère, la bile cesse d'être versée dans Tintestin, les fèces sont assurénent très-fétides, mais elles n'ont plus leur odeur naturelle.
La même nourriture, chez différents animaux, ne produit pas la même "ipur de fèces; au contraire, celles-ci retiennent toujours l'odeur propre
tel ou tel animal, odeur qu'on retrouve, mais moins prononcée, dans ixhalalion cutanée, l'urine et le sang lui-même.
Le? observations de Valentin prouvent, en effet, que si l'odeur caractéi-^tique de l'animal provient du sang, elle est inhérente aussi à d'autres quifies, mais bien plus faiblement qu'à la bile; dès lors, si la digestion ^t assez rapide pour que la putréfaction ne puisse avoir lieu, et si en lême temps les autres sécrétions intestinales sont versées en abondance^ « excréments pourront contracter encore, jusqu'à un certain point, •«leur caractéristique de l'animal sans le secours de la bile. C'est ce qui irait avoir eu lieu chez le chien porteur d'une fistule biliaire et soumis à •observation de Blondlot : malgré la soustraction de la bile, non-leuleifTît l'animal rendait des excréments ayant l'odeur ordinaire, mais, assure ^1 auteur, il digérait aussi en partie les corps gras, et il se maintint long- ^mps en bonne santé ; ce qui prouve que les autres fluides, qui suppléaient action de la bile, avaient dû être relativement sécrétés en plus grande li^'odance.
Tout en admettant, avec Valentin, que les excréments doivent surent leur odeur à l'intervention de la bile, il faut donc reconnaître aussi [ïip les autres liquides intestinaux y. contribuent pour une certaine part. blondlot (2) est assurément trop exclusif, quand il ne rapporte cette odeur [ni un principe huileux sécrété par le gros intestin.
;i. ^ÂLoma, Uhrimeh der Phyêioiogie^ i I, p. 360, -* Grundritêder PhymL^ «ic ''«Jil.,p. 160.
''h BlmmjOt, Traité de la digestion^ p. 443.
332 DE LA DIGESnOR*
Liebig (1) fait observer que, pour produire une odeur rappelant ud peu celle des fèces« les matières albuminoldes ont besoin d'être traitées, artifi* ciellement, par les alcalis et à une température qu'on ne retroQTe jamais chez l'animal vivant.
VI. «— Nous venons de dire comment se produisent graduellement le cours de la digestion intestinale, la consistance^ la couleur et Xaieur dti matières fécales.
Quant à leur composition^ les analyses chimiques faites par Zierl, Sirnoo, Schrœder, Einhof et Thaer (2), Berzelins (3)^ et plus récemment pai Schmidt (A), Ihring (5) et Vehsarg (6), conflrment les résultats que les eipé riences physiologiques et l'induction avaient déjà fournis sur la nature d éléments de ces matières. Celles-ci ne renferment pas seulement les pri cipes insolubles ou une partie des aliments ingérés en excès; ony retrouv encore des substances très-assimilables, mais qui arrivent sous cerUi conditions, comme des graines ou des fruits entiers dont les tégumeo^ n'ont pu être mécaniquement divisés ni transformés dans le canal alimen taire. On y rencontre aussi quelquefois des parcelles d'albumine (méoi quand les aliments n'en avaient pas contenu un excès)^ si, dans Tintestî grêle, ces parcelles se sont trouvées comme emprisonnées dans des coa binaisons insolubles des produits de la bile. Outre la cellulose et répidem végétal, on retrouve, dans les fèces, des débris de tendons et de tiss fibreux animal^ de la viande désagrégée, mais non digérée, sur laquelle reconnaît encore les stries transversales du tissu musculaire ; des fragme osseux ou de la poudre calcaire si l'animal avait mangé des os; des parti colorées de quelques végétaux particuliers, quelquefois des feuilles tières, mais peu reconnaissables de prime abords à cause de leur déco^ ration ; enfin, des graisses et de l'amidon non altéré.
Quand, par une cause quelconque, il s'est développé de Tammoniaql dansj'intestin, on voit souvent dans les fèces de petits cristaux de phc phate ammoniaco-magnésien. Schœnlein (7), qui les a découverts dans 1 fèces d'individus atteints de typhus, les crut particuliers à cette affeclioi mais il en existe chez beaucoup d'autres malades et même dans l'état sai Déjà on peut les apercevoir dans le côlon.
Si les aliments renferment beaucoup d'amidon, on pourra constater da
les fèces la présence du sucre (^/yco^e) avec des grains féculents inaltérés.
' Les fèces ont une réaction neutre, alcaline ou acide. Quelquefois ool
(1) Liebig, Thierchemie^ etc., 3* édit.,p. 137.
(2) EiHHOF et Tbaer , Gt^ndtaetze der rationellen Landwirthsdiafl, t. lY.
(3) Bbrzclios, Traité de ehhnie, Xnà. franc, par Etslinger, t. \H, p. 268 el 273. P<i
(4) ScHimiT, loc. cit.
(5) IiRiHC, Mikroik chemische Untersuchung menschlischer Fœces» Giesaen, 1852.
(6) Vbhsarg, Mikrotk. und chemische Unterauchung der Fctces gesunder Memchi Gietsen, 1853.
(7) SciIflniLBlli (MÛLUR's Archiv, 1836, p. 258.}
GhZ DU TUËE DIGESTIF. 333
troaTe acides dans leur centre et revêtues d'une écorce alcaline. Dans beaucoup de diarrhées où les matières parcourent trop rapidement le canal mtestinal^ la cooleur et la consistance des fèces peuvent rester ce qu'elles étaient au commencement de l'intestin grôle : ces matières sont aqueuses, et le principe qui les colore est encore verdàtre ou môme jaune.
Lors d'une abstinence prolongée^ les fèces ne contiennent que des cellaies d'épithélium et les divers produits de^la métamorphose des sucs inlestinaux. Tel est aussi le méconium des nouveau-nés (1).
(k Valentin (2) a donné de belles figures des éléments microscopiques des fèces normales.
«as ëm tmhe dlgeatlff.
Quand on ouvre un animal vivant, on constate que son tube digestif renferme toujours des gaz, dont la production et la quantité dépendent, en partie, non-seulement de la nature des aliments dont l'animal s'est nourri, nuus encore de l'état de santé dans lequel il se trouve.
Toutes les fois qu'onaccomplit un mouvement de déglutition^ pour avaler ies aliments ou seulement de la salive, on avale aussi une certaine quantité l'air qui passe dans le canal digestif. Il est même des individus qui peutut introduire assez dé ce fluide dans leur estomac et jusque dans leurs Dlestins, pour donner lieu à une tympanite et simuler ainsi un état morlide. Les aliments entraînent aussi avec eux une certafne quantité d'air tmosphérique qui leur reste adhérent ou qui les pénètre pendant la masicalioQ. Quant aux autres gaz du canal digestif, s'ils proviennent surtout e la réaction chimique que les substances alimentaires ingérées dans ce anal exercent les unes sur les autres pendant la digestion, ils semblent Q>si pouvoir provenir des mouvements de décomposition et de recom* (>^ition qui résultent du mélange même des divers liquides (salive, bile, nide pancréatique, suc intestinal, mucus)^ versés dans les voies digesites.
L'oxygène, l'azotie, l'acidecarbonique^ l'hydrogène^ l'hydrogène carboné, hvdrc^ène sulfuré, et exceptionnellement l'oxyde de carbone, tels sont A divers gaz qui^ en s'associant d'une manière variable^ entrent dans la omposition du produit gazeux de l'appareil digestif. Mais la science n'a w^re pu établir rien de précis relativement à Vorigine de chacun de ces az : on a r^ardé comme probable que la décomposition des sulfates en a^Qce des matières organiques produisait l'hydrogène sulfuré, qui, • ailleurs, existe en assez faible proportion; que l'acide carbonique prove- «it de l'action exercée sur les carbonates des aliments par les acides proir^< au sue gastrique ou par d'autres acides qui se développent durant le •^Avail même de la digestion. Du reste, on sait combien ce même gas car-
ly Lmuniv Pfaftioi. Chemie^ t U.
•3) G. VAUomjr, Grundrûs der PhysioL^ t. I, flg. ivu.
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bonique et l'hydrogène prennent facilement naissance dans les fermentations organiques.
Les produits gazeux gastro-intestinaux offrent des difftrmt» suivant U portion du canal alimentaire où on les recueille. Dans la cavité de Testomac, on ne trouve le plus ordinairement que de Tair atmosphérique introduit pendant Tingestion des aliments. L'oxygène de cet air est prompiement absorbé, et déjà, dans Tintcstin grêle, il n'y a plus que du gaz azote uni à de l'acide carbonique, à de l'hydrogène pur, ou, dans le gros intestin, à. de l'hydrogène carboné et à de l'hydrogène sulfuré. Chez les animau: en bonne santé, ces gaz sont en général peu abondants; leur quantité aug mente notable ment dans les mauvaises digestions. La nature des alini6nt> comme nous Tavons dit, a d'ailleurs une influence incontestahle sur leu production.
On doit à Chevreul (1) plusieurs analyses concernant les gaz intestinau (le rhbminè. Elles ont été fkites sur des suppliciés ouverts peu de \m\ après la mort, et qui, jeunes et vigoureux, présentaient les conditions h plus favorables à de semblables recherches. Nous donnerons ici une de a analyses.
' Les gaz contenus dans l'appareil digestif d'un jeune homme de Tii)g quatre ans, qui, deux heures avant son supplice, avait mangé du pain du fromage de gruyère et bu de Teau rougie, contenaient :
Oxyfèna
Acide oarbohique
Hydrogène pur
Aiote
Hydrogène carboné
Estomac
Intestin grèle.
Grot iol«§tiB.
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Jurine (3), de Genève, a avancé que la quantité d'acide carbonique i plus grande dans Testomac et dans l'intestin gréle que dans le gros loti tin^ et qu'au contraire celui-ci contient plus d'azote que l'intestin gréle Testomac, résultats qui ne s'accordent point avec ceux de Chevreul. I recherches de Jurine, faites à une époque où les procédés eudiométriqi laissaient beaucoup à désirer, avaient eu pour sujet un fou mort de froid autopsié immédiatement.
Quant à Chevillot (3), à qui Ton doit les recherches les plus étendues ^ tes gax du tube digestif, surtout dans l'état pathologique, il est arrivé a conclusions suivantes : 1** dans l'état de maladie, on ne rencontre que espèces de gaz dans le tube digestif de l'homme (azote, acide carboniqi hydrogène pury oxygène, hydrogène protoarboné et hydrogène suifùr
(1) Ouvuui. , Nouveau imiieUn de là Société phihmathique , iSie, p. 129. — id. é
Annales de chimie et de physique^ t. II, p. 292*
(*) Avec trace d'hydrogène sulfuré.
(2) JuRiivE, Mém. de la Soc, de niéd,, t. X, p. 77 et suiv.
(3) Chevillot, Recherches sur les gaz de l'estomac et des intestins de l*homme à fd maladie; Uièse inaug. Paris, 1833, n<» 194. — Id. datts i^s. méd. de Paris^ 1S33, r et suiv.