GAZ DC TUBE D1GB8TIF
M'azotese trouve eu plus grande quantité chez l'homme mort de maladie que chez rhomme sain; ce qui, dans plusieurs cas, est l'inverse pour l'acide arbooique; 3" le gaz carbonique va généralement en augmentant dans le lube digestif de l'homme malade à la température de + H à 21 degrés ceniii:rades,etilvaen diminuantàcellede— 2'*à + 3*; /^^chez les sujet adultes, 1.1 quantité de gaz hydrogène est plus considérable à la température •l.' + ll à 16 degrés qu'à celle de — 1* à + 6«, tandis que l'inverse a lieu
'lez les neillards dans les mêmes circonstances de température; 5" enfin :L}drogène est plus abondant dans les intestins grêles que dans l'estomac •^t Tes gros intestins^ et; par conséquent, il ne va pas en augmentant vers • e^ derniers, comme on l'avait dit jusqu'à présent.
11 importe de rappeler que, en l'absence des aliments et des réactions ohiiDiqaes de la digestion, on observe assez fréquemment des accumulations plus ou moins considérables de gaz dans le canal alimentaire. Cela a lieu surtout chez les personnes atteintes d'hystérie, d'hypochondrie, de chiorose, etc. Ajoutons que Texpérience a démontré que si une anse intestinale, préalablement vidée de tout ce qu'elle pouvait contenir et comprise -nire deux ligatures, est replacée dans l'abdomen d'un animal vivant, elle .c tarde point à se remplir de gaz, qui souvent finissent par la distendre •utre mesure. Dans ces cas, il est dirficile d'affirmer si le dégagement izenx provient de la décomposition des humeurs sécrétées par la muqueuse Mo&tinale et ses annexes, ou bien si le sang, qui tient en dissolution de acide carbonique, de l'azote et de l'oxygène^ laisse s'exhaler ces gaz à traers les parois des vaisseaux de l'intestin.
Quelquefois, les gaz intestinaux peuvent être retenus et complètement DprisoDnés par le sphincter de Tanus, qui s'oppose à leur expulsion, ^anmoins, en pareil cas, on les voit souvent disparaître peu à peu, ce li ne peut avoir lieu qu'autant qu'ils sont absorbés et dissous par les hu^ «urs intestinales, avec lesquelles ils passent dans les lymphatiques ou tQ< les veines; car, tant qu'ils conservent la forme de gaz, il n'est guère ré^umable que les vaisseaux s'en emparent. Mais, d'autres fois ni Texpul" 00 ni la résorption ne s'opèrent, et alors il survient des tympanites qui tQvent être mortelles si l'on n'apporte un prompt secours. Cela s'observe ^n Fréquemment chez les vaches qui ont mangé des fourrages verts; tmeyran et Fremy (I), ayant analysé les gaz extraits parla ponction d'une Khe ainsi météorisée, ont trouvé qu'ils étaient composés de : hydrogène ^\^ d'hydrogène sulfuré, 80, hydrogène carboné, 15; acide carbonique^ :=100.
Cest dans ces sortes d'accumulations gazeuses excessives qu'on a vu par- 't> réussir une potion ammoniacale préparée en sgoutant 15 grammes l^mmoniaque à un demi-litre d'eau. L'acide carbonique et l'hydrogène njfrjfé doivent, en effet, être absorbés par ce mélange s'il parvient dans la t^titiQ occupée par les gaz. Toutefois, dans plusieurs occasions, on voit vcomber les animaux malgré l'emploi de ce moyen. C'est que, dans les
1. Uimuii et FazKY, BuUetin de pharmacie^ 1809, t* 1, p* 35S. '
gaz développés^ Tacide carbonique etThydrogéne sulfuré ne dominent pib toujours* Ainsi Pfliiger, ayant^xaminé les gaz de deux vaches météoris^^, a trouvé que les &/5** du volume consistaient en oxyde de carbone^ gaz que les alcalis n'absorbent pas^ et dont on ne débarrasse l'animal que par la ponction.
Nous avons déjà fait connaître (p. 176} les mages mécanique des gaz intestinaux. Quant à l'opinion qui attribue à ces gaz une influence chimique sur les phénomènes de la digestion (1), elle ne se fonde sur aucune donnée expérimentale et ne mérite point qu'on la discute.
Pro4«ctlQWi organtoées nhmmrwé^m émmm le talM dlseatlT.
Nous ne parlerons pas des monades que Leuret et Lassaigne (2) ont regardées, chez les crapauds et les grenouilles, conune un produit ewnt^ de la digestion, ni des autres infusqires que Grubj et Delafond (5) diseol avoir trouvés surtout dans le tube digestif des ruminants; infusoires es lesquels^ suivant ces auteurs, se transformerait à peu près la cinquième partie de la nourriture végétale. Ce sont là des opinions et des assertio qui n'ont pas entravé la marche de la science, parce que personne ne ) a adoptées. Nous ne nions pas l'existence de ces animalcules, mais ce sont que des produits accidentels qui assurément ne résultent point de I transformation digestive des aliments. Des cellules épithéliales ont pu é confondues avec des animaux infusoires, et Leuret et Lassaigne ont vm semblablement pris VOpalina ranarum pour des monades ou pour quelqm espèce du genre Bursaria, Mais il nous serait impossible de présumer o| que Gruby et Delafond ont regardé comme des animalcules chez les herj
bivores. ^
On rencontre très-souvent des tonferves qui se développent sur le coq tenu de l'intestin, sans trouble * la digestion ; d'autres fois leur formatia est un signe que la digestion e t altérée par quelque disposition morbid des organes. C'est ainsi que la S rula eerevisicBy qui apparaît souvent en pe tite quantité dans l'estomac et l'js intestins, ou qui même y est introduit avec les liquides en fermentation, se développe en quantité considéraU dans l'estomac, quand la fécule entre en fermentation se terminant pa la formation d'acide acétique. On la retrouve encore dans les matière vomies qui continuent à fermenter. Frerichs (&) a obsen'é ce fait sur de4 filles chlorotiques.
Outre la Tomla cerevisice^ on trouve encore, mais plus rarement, dans I
(1) Graves, Dublin Journal of Medic, se, t. VIII, p. 498.
(2) LfeoRST et LaSSAIGRE, Rech, physioL et chim. sur la digestion^ p. 173 et ffi^ Parif, 1825. ^ I
(3) Grubt et DelàpoUD, Dans Comptes rendus de tAcad, des se. de Paris ^ »éuiee4 11 décembre ISftS. I
(4) FRBMiai8y loc. cit.
GAZ DtJ tUfiE DlGfôtlF. 3^7
canal digestif de rhomme, des filaments confervoïdes avec leurs spores. Très-rares àTintérieur de restoinac,ils existent plus souvent dans le rectum lors de la décomposition des fèces dans cet intestin.
Plus fréquemment on rencontre le petit cryptogame que Goodsir a appelé Sarcina ventriculi. On le croyait particulier à Testomac, et Goodsir, Bell, Hasse et d'autres auteurs ont vu dans sa présence la cause d'une dyspepsie spéciale. Goodsir Ta surtout signalé, concurremment avec les acides lactique et acétique, dans le fluide aqueux qui est rejeté lors des accès de pyrasis. Mais il est certain qu'après la mort on trouve quelquefois la Sarcina dans le tube digestif de sujets qui, pendant leur vie, n'avaient présenté aucun trouble de la digestion. Frerichs Ta vue se développer dans Tcstomac de chiens qui portaient une fistule de cet organe; mais elle â été rencontrée parfois aussi dans l'intestin. Le môme auteur, qui a eu occason d'étudier le développement de cette algue, en a donné une descriplion exacte : elle est représentée, dans l'état parfait, par des petites masses cubiques, ordinairement composées de quatre, quelquefois de huit ou de >eize cellules cubiques réunies qui, au commencement, n'en formaient qu'une seule.
Dans la cavité gastrique du lapin, et quelquefois aussi dans le rectum de rbomme, on rencontre des frustulaires à cellules ovales, isolées ou rangées en séries, dont chacune porte dans son intérieur trois vésicules plus lucides. Dans l'estomac des batraciens, il existe beaucoup de conferves qui, ressemblant aux espèces des eaux stagnantes, paraissent avoir été ingérées par la bouche. Chez la salamandre, Schiff a aussi rencontré une algue semblable tX'ASarcina; seulement chaque cellule portait un filament vibratilc très-long H très-mince, analogue au filament des monadincs et de beaucoup d'algues globuleuses.
L«KCT. — PMYSIOL, |. — 22
Nous avons vu que tout être organisé a le pouvoir de réagir sur les corp> qui Tentourent, de former avec leurs éléments des combinaisons nouvelles et de les convertir en sa propre substance. Aussi longtemps qu'un organisme est en possession de la vie, il s'y opère incessamment une absorption et une expulsion de matériaux dont le renouvellement^ indispensables l'intégrité et à la permanence des organes, représente une des condition^ essentielles du mouvement vital. L'absorption, ou pénétration du dehors au dedans de liquides et de fluides élastiques, est bien en eflet le premier terme de cet échange continuel qu'entretient l'être vivant avec les cbo>e> du dehors.
L'Absorption est un phénomène tellement général qu'elle n*a besoin pour s'accomplir d'aucun appareil, d'aucun organe spécial. L'observation jouri nalière nous fait voir, sur le champ du microscope, des infusoires formé-i d'une seule cellule ou bien des éléments anatomiques qui se gonflenj par absorption lorsqu'ils se trouvent dans des conditions favorables! Les feuilles et les racines des plantes absorbent directement dans l'alinoi sphère ou dans le sol les éléments de leurs tissus ; et, vers les degrés ini^ rieurs de l'animalité, des êtres dont le corps ne consiste qu'en une massj de tissu cellulaire absorbent, par leur périphérie, les fluides annbianls m gazeux que liquides. Chez eux, aucune partie n'a encore de besoins propre et différents de ceux des autres parties ; il y a diffusion dans tout Faniro^ des substances apportées du dehors. Mais à mesure que Ton s'élève dausl série animale, à mesure que des organes spéciaux se montrent et que Iti humeurs prennent des directions déterminées vers tel ou tel d'entre eu^ on voit naître des vaisseaux qui alors sont à la fois les réceptacles des pr^ duits absorbés et les distributeurs de ces produits : c'est ainsi, par exempi^ que du moment que l'absorption gazeuse se sépare de l'absorption liqui(| ou alimentaire, des voies spéciales deviennent indispensables pour porter j produit de cette dernière des organes digestifs aux organes respiratoire! Un des rôles du système vasculaire, dans les organismes complexes, est (j servir de voies aux fluides absorbés ; mais c'est une erreur de considéd
DE l'absorption. 339
l'absorption comme l'œuvre particulière de ce système^ puisqu'en réalité cet important phénomène se passe dans chacun des éléments anatomiques dont Tarrangement constitue les tissus et les organes.
Il serait donc logique de commencer à étudier l'absorption dans les éléments anatomiques eux-mêmes : après avoir vu le phénomène se modifier avec Tespèce de ces éléments, on pourrait constater l'aptitude plus ou moins grande de chacun d'eux à se laisser pénétrer par telle ou telle humeur et l'on arriverait peut-être ainsi à avoir le secret des absorptions électives. Mais les notions de la physiologie générale ne sont pas assez précises sur ce point pour nous permettre d'aborder ainsi la question dans sa base. D'ailleurs, VcAsorption interstitielle y opérée dans l'intimité de la trame organique aux dépens des matériaux apportés par le sang, appartient au chapitre de la Nutrition^ où elle sera spécialement étudiée. Ici, noua devons surtout nous occuper de la pénétration des substances extérieures dans l'immense réseau de l'appareil circulatoire chez l'homme et chez les animaux supérieurs. Or, c'est par les surfaces interne et externe qae pénètrent ces substances : ainsi , la peau se trouve habituellement ou accidentellement en contact avec des liquides ou des gaz auxquels, dans certaines conditions, elle livre passage ; la muqueuse digestive est également apte à iaire passer dans l'organisme des substances qui ont subi ou non le travail préalable de la digestion ; par la muqueuse des voies aériennes, s'établit continuellement, pendant l'acte respiratoire, un échange entre Tair atmosphérique et les gaz contenus dans le sang ; la muqueuse des organes gônito*ur inaires, celle qui tapisse le globe de l'œil, etc., jouissent aussi à un haut degré de la faculté absorbante. Les réservoirs placés sur le trajet de certains appareils sécréteurs sont surtout destinés à contenir, pendant un temps plus ou moins long, les liquides qui proviennent de l'élaboration du sang dans les organes glandulaires ; mais ces liquides peu* vent subir dans leurs réservoirs certains changements de composition, et quelquea^ns de leurs éléments peuvent y être repria par les agents de l'absorption. Quant aux fluides sécrétés dans les cavités séreuses, et dont l'usage principal parait être de favoriser le glissement des deux feuillets de la membrane séreuse l'un sur l'autre, évidemment ils s'y accumuleraient bientôt en trop grande quantité, s'ils n'étaient sans cesse absorbés, puis déversés dans les voies circulatoires. *- Rappelons que toutes ces surfaces absorbantes sont couvertes^d'un revêtement épithélial plus ou moins complet, et qu'elles ne présentent pas ces innombrables ouvertures supposées par quelques physiologistes pour expliquer le mécanisme de l'absorption. L'occasion s'offrira souvent de revenir sur cette notion si importante.
Noos nous proposons d'étudier d'abord Vabsorptim en général^ indépendamment des lieux où elle s'accomplit, puis de passer en revue les phénomènes d'absorption qui se produisent aux diverses surfaces vivantes.
Notre étude sur l'absorption en général comprendra : l"" l'examen orilique des diiTérenles théories qui ont été proposées pour expliquer i'ab- H^rption, théories dont certaines n'ont plus qu'un intérêt historique; 2* Tez-
3^0 de: l'absorption.
posé des conditions qui iniluencenl Tabsorption; Z'* l'étude de la part qui revient au système vasculaire dans raccomplissement de ce grand phénomène physiologique.
THÉORIES DE l'ABSORFTION.
Théorie de» bonehee abeorbantee* — Une seule théorie^ avec quelques variantes, a régné au commencement de ce siècle : on gratifiait l'origine des lymphatiques et des veines (vaisseaux absorbants) de prétendues bouches absorbantes jouissant de la faculté de choisir et d'aspirer ce qui doit être introduit dans le domaine circulatoire.
Cette théorie a été étendue aux végétaux eux-mêmes par divers physiologistes qui ont attribué aux racines et à leurs prétendus suçoirs la faculté de faire un choix dans les substances liquides et de prendre seulement celles qui peuvent servir à la nutrition. C'est là une pure fiction que sont venues détruire les expériences deTh.'de Saussure (1), J«eger (2), Becker(5), Schreibers(/i), Gœppert (5), Marcet jeune (6), etc., expériences intéressantes et nombreuses, desquelles il résulte que des plantes ont absorbé les principes vénéneux les plus divers et que cette absorption a exercé sur elles une influence plus ou moins délétère et funeste.
Il est également facile de réfuter l'hypothèse des bouches absorbantes de> vaisseaux : les injections des lymphatiques au mercure ont montré que ce liquide ne s'échappe jamais au dehors, si ce n'est dans le cas de nipture de la paroi vasculaire. De plus, l'examen microscopique a fait voir que le> lymphatiques se terminent par des réseaux anastomosés entre eux ou par des culs-de-sac, et non par ces prétendues bouches absorbantes. II n'y en a pas davantage dans le système veineux^ comme les injections et le microscope l'ont bien démontré.
Il fallait donc recourir à une autre théorie pour rendre compte de l'absorption.
Théorie de rimbibitlen. — Les observateurs comprirent bientôt qu'une substance^ pour être absorbée, doit être fluide et susceptible, si c'est un liquide, de mouiller le corps absorbant.
L'état fluide est en effet la première condition de l'absorption, aussi bien pour les végétaux que pour les animaux. Chacun sait, par exemple, combien la matière amylacée est essentielle à la nutrition des plantes qui, générale-
(1) Recherches chimiques sur la végétation, Paris, 1804.
(2) Dissert, de effectibus arsenici in v€irios organismes, nec non de indieii* quibusdam veneficii ab arsenico iilati, Tubingœ 1808.
(3) De acidi hydrocyanid vipemiciosa in plantas, lenae 1823. (â) Ibid,, len» 1825.
(5) De acidi hydrocyanid vi in plantas, fireslau, 1827.
(6) Méni. sur V action des poisons sttr le règne végétal, dans Mém, de la Soc, dé>phys. et fVhùt, nat. de Genève, 182A, Biblioth. univ., t. XXXI, p. 244, et dans Arm. de phys. ^t de chinuy t. XXV^ p. 209.
THÉORIES DE L*AB$ORPTION. — IMBIBITION. 3.'ll
ment, en reaferment à profusion dans presque tous leurs organes, et quej rôle important elle joue aussi dans ralimentation de Thomme etde beaucoup d'animaux. Or^ Tamidon ne se dissout pas dans Teau, et, d'après ce qui précède, il faut nécessairement, pour que ce principe devienne assimilable au sein de l'organisme animal ou végétal, qu'il éprouve un changement qui le rende soluble. C'est ce qui a lieu. Quand, par exemple, un grain ou fruit de céréales vient à germer, que ce soit du froment, du seigle, de l'orge, etc.» tout l'amidon contenu dans ce grain est bientôt transformé, sous l'influence d'une substance particulière (la diasiase), en matières solubles, la dextrine d*abord, puis la glycose^ toutes deux faciles à absorber. De même, quand l'amidon est introduit dans les voies digestives des animaux, bientôt intervient l'action de certains principes contenus dans des fluides spéciaux (salive, suc pancréatique, etc.), qui eux aussi ont la propriété de convertir l'amidon insoluble en glycose soluble, et, par conséquent absorbable (*).
La deuxième condition nécessaire à l'absorption, avons-nous dit, est que la substance, si elle est liquide, puisse mouiller le corps absorbant : on sait en eflet que l'eau ne traverse pas plus un papier huilé que le mercure ne traverse nos papiers à filtre ordinaires, etc.
Lorsque les deux conditions précédentes sont remplies, la pénétration progressive d'un liquide dans une trame organique ne serait autre chose, pour divers auteurs, qu'un phénomène d'imbibition. De là est née l'importante théorie de Vimbibition.
Exposons d'abord les faits qu'on a invoqués pour établir l'existence de Timbibition; nous démontrerons ensuite Tinsufiisance d'une théorie basée sur ces faits.
Magendie (1), un des premiers, a fixé l'attention des physiologistes sur le passage des liquides au travers des tissus par imbibition. Pour en donner une démonstration expérimentale, il prit un jeune chien, mit à découvert l'une des veines jugulaires et l'isola parfaitement dans toute sa longueur. Après l'avoir dépouillée avec soin du tissu cellulaire et de quelques petits vaisseaux qui s'y ramifiaient, il la plaça sur une carte, afin qu'elle n'eût ancun contact avec les parties environnantes; alors il laissa tomber à sa surface, et vis-à-vis le milieu de la carte, une dissolution aqueuse, épaisse, d entrait alcoolique de noix vomique. Avant la quatrième minute, les efiets lexiques se développèrent, d'abord faibles, mais bientôt très-intenses : le poison avait donc pénétré dans le torrent circulatoire.
(') Patkh a YU qu'en trempant les radiceUes d'une hyacinthe dans de l'eau d'empois colorée par l'iode, eUes n'absorbent que de l'eau pure, et ne présentent à aucune époque la moindre pvceUe amjlaeée qui ait pénétré par voie d'absorption directe. La même expérience, faite par XuLHE (a) avec une membrane animale, a donné des résultais identiques. Pour faire la contrenpërieiice, il suffit d'enlever à l'amidon sa forme globulaire, de le lÎMnire en une substance Miable au moyen de la diastase qui le convertit en dextrine et en glycose; on le voit alors Inverser immédiatement et les radicelles de la plante et les membranes animales,
(i) Mémoire sur le mécanisme de C absorption chez tes animaux à sang rouge et chaud ^ Aaas Jcum. de phytioL expérim., t. I, p. iO et suiv.; lu à l'Aead. des sciences de Paris, en «tobre 1820.
« ''himt^mfgrtiqw* d la phyn'ol. et à Ut ihêmp.^ I». 496. Pario, 1856.
342 DE L*ABS0RPTtON«
En expérimentant sur la carotide* les effets du poison furent pitu tardifs: ce ne fut qu'après plus d'un quart d'heure que la dissolution de noix vomique traversa les parois artérielles pour venir se mêler au sang«
Dans une autre expérience, un tube de verre fut adapté à chaque extré> mité d'une portion de veine jugulaire externe prise sur un chien, puis on fit passer un courant d'eau tiède, la veine elle-même étant plongée dans un vase renfermant une liqueur légèrement acide; bientôt on reconnut que l'eau^ qui avait traversé la veine, était devenue acide à son tour. L*effet fut le même en expérimentant avec des veines ou des artères provenant de cadavres humains.
Fodera (1) s'est proposé de démontrer que l'absorption, qu'il appelle imbibition et l'exhalation qu'il nomme tramsudation ne sont qu'un même phénomène dû à l'imbibition des différents vaisseaux, opérant, dans le premier cas^ de l'extérieur du vaisseau à l'intérieur, et, dans le second, de l'intérieur à l'extérieur. Des expériences inverses des précédentes lui ont donné le même résultat. Il a injecté une substance vénéneuse, avH toutes les précautions convenables^ à l'intérieur d'une portion d'artén comprise entre deux ligatures et isolée de son tissu cellulaire, de ses Umphatiqucs et de ses vasa vasorum; l'empoisonnement a eu lieu. Il a obtcjiu les mêmes effets en remplissant de poison une portion d'artère, develix ou une anse d'intestin, en les enlevant et les plaçant, soit à la surfar»' d'une plaie faite à un autre animal, soit dans la cavité abdominale. Da.is ces diverses expériences, la rapidité de l'empoisonnement a paru varier selon l'âge et l'espèce de l'animal, l'épaisseur et la longueur de la portind de vaisseau ou d'intestin, sa distension plus ou moins considérable, la dUsolution plus ou moins parfaite de la matière injectée, etc.
Fodera a vu aussi des gaz être absorbés de la même manière : il a plai * dans la cavité péritonéale d'un lapin de l'hydrogène sulfbré renfermé dam une anse d'intestin enlevée à un autre animal ; au bout de quelque ten)p\ les signes d'empoisonnement se manifestaient et l'hydrogène sulfuré ne <r retrouvait plus dans l'anse intestinale.
Âtant injecté dans la cavité gauche du thorax d'un lapin une solution dt prussiate de potasse, et dans le péritoine une solution de sulfate de fer, k même expérimentateur a tenu ensuite l'animal penché pendant trois qiiart< d'heure sur le cêté gauche. Au bout de ce temps, l'autopsie étant faite, ii a vu le diaphragme, le médiastin, les glandes lymphatiques sous-sternale« et mésentériques, la membrane péritonéale de l'estomac et du duodénum, le ligament suspenseur du foie et Tépiploon, teints d'une belle couleur bleue.
L'auteur de ces expériences conclut que l'absorption et l'exhalation, dépendant de la capillarité des tissus, ont lieu par imbition et partrans^u dation, et qu'ainsi elles rentrent dans la classe des phénomènes purement capillaires.
(1) Hech, expérim. sur C absorption et C exhalation» Paris, 1824» ia-Si 70 p., 1 pâ.
THÊ0R1P.S DE L'Aft^RMlON. — IMBIBITION. 3&9
Antérieurement à Magendie et à Fodera, Lebkilchner(i) avait déjà exécuté de nombreuses expériences pour établir la perméabilité des divers tissus de l'économie animale^ propriété que d'ailleurs personne ne songeait à révoquer en doute, au moins sur le cadavre. Nous croyons devoir mentionner quelques-unes de ces expériences comme étant les premières en date; plusieurs ont été faites sur le vivant.
Lebkiichner, ayant enlevé des lambeaux de peùu sur différentes régions du corps de Thomme ou des animaux, a vu les liquides imbiber et traverser cette membrane. Du prussiate de potasse dissous l'a pénétrée en cinq heures; une solution de sulfate de cuivre ammoniacal seulement en deux jours. Dans une autre expérience^ une solution de prussiate de potasse a pénétré à travers un lambeau de peau de la jambe d'un cadavre humain^ en huit ou neuf heures. Le même observateur lotionne la peau du ventre, chez des lapins, avec des solutions d'acétate de plomb, de prussiate de potasse, de chlorure de baryum^ etc., et bientôt constate la présence de ces divers sels dans le sang. En plongeant dans l'hydrogène sulfuré le tissu cellulaire sous-cutané des lapins morts empoisonnés pal* l'acétate de plomb, il voit ce tissu devenir noir et accuser ainsi la présence du plomb par la formation de sulfure de plomb.
Les membranes muqueuses^ avec les parties immédiatement souè-jacentes, sont, à un assez haut degré, perméables aux divers liquides. Si l'on in^ jecte, dans la cavité intestinale d'un lapin, des dissolutions de sulfate de fer et de prussiate de potasse, on constate une teinte bleue à la surface externe de l'intestin après huit minutes; met-on les mêmes solutions en contact avec sa paroi externe, sa cavité se colore également en bleu après seize minutes. De l'encre, introduite dans un intestin grêle, en traverse les parois moins rapidement.
Quand on remplit d'acide carbonique une portion de la e^eine iliaque d*un cadavre, l'eau de chaux dans laquellq on place le vaisseau se trouble notablement. Si, pendant dix minutes, ajoute Lebkiichner, on met une dissolution de prussiate de potasse en contact avec l'extérieur de la veine jugulaire gauche d'un lapin, et, qu'avant de sacrifier l'animal on tire une petite quantité de sang de la carotide ou de la jugulaire droite, le sérUm des deux sangs renferme du prussiate de potasse. Le cuivre ammoniacal, l'émétine, l'acide prussique, l'extrait d'angusture vraie, etc., passent également dans le sang à travers les parois des veines^ chez les animaux vivants.
De l'acide prussique appliqué sur Vartère carotide d'un mammifère quelconque a toujours produit presque immédiatement des symptômes d'empoisonnement. Après quinze minutes^ il s'est déclaré des mouvements convulsifs, lorsqu'on a expérimenté avec une décoction concentrée d'an- ^isture vraie.
Les membranes séreuses sont aussi perméables aux liquides : une dîssolu-
(1} Disnertatio qud exiteinmentis eruiiur^ utrum per vivenlium adhuc auimaHum mertibranaê aique vtuorum parietes niateriœ ponderabilù illis appltcata permeare qneant^ nec ne? Tvbiofve, 1819.
W4 DE L'ABSOBPTION.
lion de sulfate de fer ayant été versée dans l'abdomen d'un chat, on reconnut, après dix minutes, que la face externe du péritoine devenait bleue par le contact du prussiate de potasse; du fiel de bœuf traversa le périloiDe en douze minutes^ et une dissolution d'un sel de cuivre, en deux minutes. Une solution de prussiate de potasse ayant été injectée dans la cavité droite du thorax d*un lapin, ce sel apparut au bout de trois minutes, sur la paroi gauche intacte du médiastin.
Telles sont les principales expériences de Lebkûchner, dont quelquesunes, on le voit, n'ont pas toujours été rapportées à leur véritable auteur.
Lorsque les physiologistes expliquaient les expériences précédentes par Vimbibitionj ils n'avaient que des idées inexactes sur la véritable texture des tissus organisés et sur les forces physiques qui produisent l'imbibition d'un corps quelconque. Pour les réfuter et mieux faire comprendre le mécanisme de l'absorption, nous devons rappeler ici^ en peu de mois, quelles sont les forces qui président à l'imbibition.
On sait que les molécules de la matière tendent sans cesse à se rapprocher; on a désigné sous le nom A' attraction cette propriété ou cette force, lorsqu'elle s'exerce entre des corps placés à des distances sensibles, on l'appelle gravùatùm ou pesanteur : Galilée, Kepler et Newton en ont étudié les lois. Quand elle s'exerce entre des corps qui se touchent, c'est-à-dire placés à des distances tellement rapprochées qu'elles sont inappréciables à nos sens^on la nomme attraction moléculaire; Vaffînité chimique n'est qu'un mode de manifestation de cette dernière. L'attraction moléculaire qui s'exerce entre les molécules qui composent la masse d'un même corps a plus particulièrement été désignée sous le nom de cohésion, et celle qui s'exerce entre des corps différents placés au contact s'appelle ac^Mio»).
Les phénomènes d'adhésion ne peuvent s'observer qu'entre des corps solides et des corps liquides. En effet, la cohésion des corps solides est trop grande pour que leurs molécules puissent se déplacer et venir adhérer à un autre corps solide. Il n'en est pas de même pour les liquides dont la faible cohésion permet à leurs molécules de se mouvoir et de céder à l'attraction moléculaire d'un solide placé ù une distance excessivement petite. — Nons trouvons dans cette loi la raison physique des deux conditions fondamentales de toute absorption, savoir : 1® que la substance absorbée soit liquide; 2* qu'elle adhère à la substance absorbante, ce qu'on appelle vulgairement la mouiller.
L'eau contenue dans un vase de verre s'élève au-dessus de sa surface contre les parois du vase. C'est là un exemple de l'attraction adhésive qui s'exerce entre les molécules du verre et celles de l'eau dont la cohésion est afiaiblie par cette première force. Gomme les phénomènes dus à l'attraction moléculaire des solides sur les liquides sont beaucoup plus faciles à observer dans des tubes étroits que contre des surfaces planes, c'est principalement avec des tubes capillaires que l'étude en a été faite : de là lc> noms d'attraction capillaire ou de capillarité que l'on donne généralement à cette force, Chacun sait que la plupart des liquides montent dans \e<
THÉORIES DE L'ABSORPTION. — IBiniBITION. 345
lobes capillaires contre les lois de la pesanteur el que la hauteur qu'ils Uleignent dépend de la nature du liquide. Les substances^ qui sont criblées de petites cavités ou vacuoles en commutiication les unes avec les autres et ouvertes au dehors, produisent des effets inâlogues à ceux des tubes capillaires. Ainsi Matteucci (i), en plongeant laos des liquides de nature différente des tubes remplis de sable fin, vit e liquide monter à diverses hauteurs; il y eut imbibitim par capillanié. Si m admet que les tissus organisés offrent une multitude de petits espaces ibres comme les substances précédentes, Timbibition par capillarité rendra ompte de la pénétration des liquides dans leur intérieur. Mais, si cette jpotbèse sur la structure des tissus est fausse, que deviendra la théorie de imbibition?Or, les recherches des histologistes ont prouvé que les difféîots tissus de l'économie ne présentent pas plus de pores que les vaisseaux ont de bouches absorbantes. Ici nous entendons par penses des espaces isibles à Tmil nu ou aidé du microscope; ce qui nis nous empêche pas admettre, avec les Physiciens, l'hypothèse de \sl porosité de la matière. Les ilervalJes que laissent entre eux les éléments anatomiques des tissus et h organes sont en effet remplis par des substances albuminoldes amorces, de manière à former un tout continu dans lequel il n'existe pas de rtilés, si ce n'est celles que l'on peut produire artificiellement par l'inifflalion ou par les injections.
La théorie de Vimbibition par capillarité ne repose donc pas sur une base «> solide que celle des bouches absorbantes.
Mais la capillarité n'est pas la seule force qui puisse produire une imbition : Vaffinité chimique de certains corps pour les liquides, et en partilier pour l'eau, donne lieu au môme résultat. 11 résulte des expériences t Chevreul que les tissus animaux peuvent perdre, en se desséchant, tf" quantité d'eau qui dépasse quelquefois de beaucoup la moitié de leur ^ds; et que, si l'on met ces tissus desséchés en contact avec l'eau, ils reennent tout le liquide qu'ils avaient perdu et quelquefois plus qu'ils 31 renfermaient naturellement {*), Chevreul vit là une force qui a un
I) Uxon$ sur les phénomènes physiques des corps vivants^ p. 2A, trad. française. * Cl iTiEiJL (a) trouva qu'après une dessiccation complète.
Absorbent en Tinfçt«<|UAtn* heures :
Eau. Solatiuu «aline. Huile.
100 gnmmes de cartilage de Toreille 231 125 »
— deteudon 178 114 8,6
— de ligaments jaunes 148 30 7,2
— de tissu corné 461 370 9,1
— de ligaments cartilagineux 319 » 3,2
— de fibrine desséchée 301 154 »
^^pth UntQ (6), Teau distillée est de tous les liquides celai qui pénètre les mem- ^ «fganiqiiea dans les plus fortes proportions, et les dissolutions salines le font en quan- ^ 4'itibQt mxndre que la proportion de substance saline y est plus considérable ; un mé-
' J** C'»^itn»ee f«# Femu etrire $ur pliuieun aubêtance» azotêen êolidei {Atuuile* de phyii4/ue et #ie chimie,
ffnAerrkfê mr fuelqurt-umeê âe$ eauten du nwuvtment de$ liqtiide$ dan» /'or»«nt«Mir animal fAïuiaU» de • ' ^i^yt<f»r, 1849, > «ébe, t. XXV. p. 397;.
DE L'ABSOBPTION.
lion de sulfate de fer ayant été versée dans l'abdomen d'un connut, après dix minutes, que la face externe du péritoine d^ % par le contact du prussiate de potasse; du fiel de bœuf trav^r <> ^ en douze minutes^ et une dissolution d'un sel de cuivre, f% % - Une solution de prussiate de potasse ayant été injectée d \^-%,% du thorax d'un lapin, ce sel apparut au bout de trois/ ^ \^ ^ gauche intacte du médiastin. .- «>^S. ^ % S.
Telles sont les principales expériences de Leb?% % % % "^. unes, on le voit, n'ont pas toujours été rappor^V \ ^ ^ %,%
Lorsque les physiologistes expliquaient le^i^ ^ ^ ^5 Vimbibiiiany ils n'avaient que des idées '^ .» J: '^
cher; on a désigné sous le nom
tr
préciables à nos sens^ on 2 ^ > ' \ ^
n'est qu'un mode de nw t ' ^ ^. •
laire qui s'exerce entn * , * . «a mt
corps a plus particuV^ ' *c absorbé peut!
qui s'exerce entre d ? t \
Les phénomène i ' | autant plus de facilité et en quantité d'i
solides et des c^ H 7
trop grande p^ f | ^ uœuf desséchée sMmbibent, en viogt-quatre h(
adhérer à un r f } vohunrt.
dont la faib'4 ^ ^®^
, , on concentrée de chlorure de sodium (poids
céder à l'at j ciflque, i,204) 133
vement pf |irit-d»>vin à 8& pour 100 38
j... kiuile extraite des os 17
conditior
absorbé «i>> ^n poids, de vessie de bœuf s'imbibent, en quarante-huit heures, de :
appell' ^"ir*
*^J^, Eau distillée 3t0 .
^ ^ Mélange d'un tiers d'eau et de deux tiers de solution saline 219
COnt — d'un demi d'eau et d'un demi de solution saline 235
»)a« — de deux tiers d'eau et d'un tiers de solution saline 288
^ — d'un tiers d'alcool et d'un demi d'eau 60
^^ — d'un tiers d'alcool et de deux tiers d'eau 181
f — d'un quart d'alcool et de trois quarts d'eau « . . i90
100 parties, en poids, de vessie de porc desséchée attirent en vingt-quatre iMoras :
Volume».
Eau distUlée 356
Eau saturée de chlorure de sodium 4 . • . . 150
Huile extraite des os i • . . iâ
"•«n rt. '''"'WION. — OSMOSE.
ijiQ ""^'l ne s'observe dans l'imbibition par
^16 purement physique.
Si?
^^lix qui circulent dans les vaisseaux,
^nges incessants et d'autant plus mar-
'e siège, existent des courants vascu -
Est-ce Vimbibitioii capillaire qui vien-
'îre de deux liquides s'effectuant à
*^ un sens plutôt que dans ^aut^e ;
Mitôt prédominance d'action de
icore il faut biert reconnaître
' ^ de la marche particulière
" force nouvelle, Vendoi-
0 que n ragent Immé-
n de physiologistes
- phénomènes de
-^ . remarqué que
.a et plongées dans
^>5 laissaient échapper de
astruîre Vendosmomèire, et à
j^nieuses expérietices.
-icment à une petite cloche à tubulure
^rane animale ou végétale : cet appareil si
kilomètre. Si Pon y introduit de Teau gommée,
^^ ^^^^^3^,;^ l'instrument dans un vase contenant de l'eau
TTpç tendront à se mélanger, et à cet effet il s'éta-
A^^ ^n double courant : l'un de dehors en dedans,
//7eîïî^^^^^^-^s Teau gommée, et Tautre de dedans en de-
jc Vea^ P^^^ gyâ Teau pure. Mais le premier courant ayant la
rB8U goi^^^^ Jcond» il en résultera une augmentatioti notable
linaocc «^^ ]^ f^e qtic contient Tendosmomètre; en même temps,
. y^/i,/jje àa ^^^*^*^éri«ur aura perdu sa pureté et contiendra de la
distillée dtt ^*^^ ^ QtoïM^^^^ o»^ 'ieu entre l'alcool et Teau, entre
r^^ jyes eff^^ uu^use d'albumine, de sucre, de sels, etc.
-ci et une solution aji^j^^^j ^^^ le nom à'endosmoêe, le courant d'eau iatrocbet (2) désig^^ ^ ^^ Tendosmomètre et sous le nom d'^jrownow I afflue dao» •'^"^^^^^areil- Plus tard (3), il modifia le sens de ces exprèsloi qui sort de cet app ^^^ liquides peuvent sortir de l'endosmomètre en ^. : ayant ob^^rvé qu«
• 'E»<r't àtàKDM ; «•<»P'®*» ,„M<eht viiai, dévoilé dans ea nature et dans son mode d'aition ' ' x^.v.* du fi'^^^^^^^t^- Paris, 1826, in -8. — Voyez aussi lei Mémoires d«
e /« régétanj: « ^^ ^^1^^ '^frat ^« ntouvement vitai, 1886, p. 115.
mofjfrr, t. I, P- . ^^,f i^^zL^ir^ pour servir à l'histoire anatomique et physiologique
■1 \ton. De Ven^ioBtn^ ^^37, «- ^ P' *«>
3&4 DB r/AB80RPTÎ0N.
caractère chimique. Même à Tétat frais, les substances gélatitiigènes qui entrent dans la composition de certains tissus animaux ne sont jamais saturées de toute Teau qu'elles peuvent s'approprier; aussi est-il permis d'altribuer à une hydratation une certaine part dans IMtnbibitiotl. L'épidernie desséché; par e)[emplc,s*imbibe sans aucun doule par ce mécÂnisme;niai^ cette espèce d'imbibition est presque nulle lorsqu'il s'agit de laplupartd^ autres tissus qui^ dans Tétat de vie, sotit constamment humectés de liquide^. VifnhihUion par affinité chimique est aussi impuissante que rimbibiiioD par capillarité à rendre compte des divei^s phénomènes de Tabsorption.
Pour expliquer rimbibition des liquides à travers les tissus o^ganiqup^ il faut avoir recours à Tintervention d'une autre force que celle de laça pillarité et que celle de l'affinité chimique ; c'est la force di diffution ^ liquides» Cette force n'a été bien connue qu'à une époque très-rapprocbH de la nôtre; aussi^ pour suivre l'ordre chronologique des théories deTabsorption, ne devrons-nous en étudier les effets qu'en dernier lieu.
Si l'absorption n'était qu'un phénomène d'imbibition coolme renleu daient Lebkiichner, Magendie, Fodera, etc., verrait-on dans les résultat de l'une et de l'autre d'aussi frappantes différences? Dans raccomplb^t^ ment de Tabsorption, le liquide, qui pénètre molécule à molécule dansui tissu et de là dans les voies de la circulation, peut parfois être profonde ment modifié par ce tissu qui lui emprimte ou lui cède quelques principe tandis que dans l'imbibition jamais il ne s'opère aucun changement apprè ciablc ni de constitution moléculaire^ ni de composition. En un mot, ^^ au delà du tissu absorbant et doué de la vie, le liquide absorbé peut èt(
lange d'eau et d'alcool entre dans les tissus avec d'autant plus de raciliié et en quantité d'auto plus grande qu'il renferme moins d'alcool, etc*
100 parties, en poids, de vessie de bœuf desséchée s'imbibent, en vingt-quatre beure«, A
Volatnr*.
Ëau pure 260
Dissoliition concentrée de chlorure de sodium (poids
spéciAque, i,204) 133
Esprit-de>vin à 84 pour 100 SB
Huile extraite des os 17
100 parUes, en poids, de vessie de bœuf s'imbibent, en quarante-huit heures, de :
Volumcfe.
Eau distillée 310 .
Mélange d'un tiers d'eau et de deux tiers de solution saline 219
— d'un demi d*eau et d'un demi de solution saline 235
— de deux tiers d'eau et d'un tiers de solution saline 288
— d'un tiers d'alcool et d'un demi d'eau 60
— d'un tiers d'alcool et de deux tiers d'eau 181
— d'un quart d'alcool et de trois quarts d'eau « . . 290
100 parties, en poids, de vessie de porc desséchée attirent en vingt-quatre heures ;
Vi»UiiDe«.
Eau distillée 356
Eau saturée de chlorure de sodium « . • . . 159
Huile extraile des os « é . 14