‹ Traité de physiologieChapitre 63 sur 141 · THÉORIES DB L'ABSOBPTION. — OSMOSE. S · texte numérisé non relu

THÉORIES DB L'ABSOBPTION. — OSMOSE. S

tout à fait transformé, rien de pareil ne s'observe dans l'imbibition par capillarité qui n'est qu'un phénomène purement physique.

Entre les liquides extérieurs et ceux cjui circulent dans les vaisseaux, s'opèrent, dans Tétat de vie, des échanges incessants et d'autant plus marqués, que, dans la partie qui en est le siège, existent des courants vascuiairesplus nombreux et plus rapides. Est-ce Vimbibition capillaire qui viendra expliquer pourquoi, dans le mélange de deux liquides s'effectuant à travers une membrane, il y a courant dans un sens plutôt que dans l'autre ; pourquoi, dans l'organisme vivant, Il y a plutôt prédominance d'action de dehors en dedans que dedans en dehors? Ici encore il faut bien reconnaître le vide d'une pareille théorie pour rendre compte de la marche particulière à ces phénomènes. Aussi a-t-on ftiit intervenir une force nouvelle, Vendoimose (*), qui, au dire de Dutrochet (1), ne serait autre que o l'agent immédiat du mouvement vital », force de laquelle beaucoup de physiologistes ont cru pouvoir déduire une explication universelle des phénomènes de Tabsorption dans les animaux et dans les plantes.

Tliéoipie a« l*«itdosttioMe on nMMiotte. — C'est après avoir remarqué que de petites vésicules organiques, complètement closes et plongées dans l'eau, absorbaient de ce liquide et en même temps laissaient échapper de leur contenu, que Dutrochet fut amené à construire Vendosmomètre, et à varier, à l'aide de cet instrumeht, ses ingénieuses expérietices.

Soit un tube de verre adapté inférleurementà une petite cloche à tubulure que ferme, en dessous, une membrane animale ou végétale : cet appareil si simple a reçu le nom d'endosmomètre. Si Ton y introduit de l'eau gommée, par exemple, et qu'on plonge l'instrument dans un vase contenant de l'eau distillée, les deux liquides tendront à se mélanger, et à cet effet il s'établira à travers la membrane un double courant : l'un de dehors en dedans, c'est-à-dire de l'eau pure vers l'eau gommée, et l'autre de dedans en dehors, de l'eau gommée vers Teau pure. Mais le premier courant ayant la prédominance sur le second, il en résultera une augmentation notable dans le volume du liquide que contient l'endosmomètre; en même temps^ Teau distillée du vase extérieur aura perdu sa pureté et contiendra de la gomme. — Des effets semblables ont lieu entre l'alcool et l'eau, entre celle-ci et une solution aqueuse d'albumine, de sucre, de sels, etc.

Dutrochet (2) désigna d'abord sous le nom d'endosmoie, le courant d'eau qui afflue dans l'intérieur de l'endosmomètre et sous le nom d'exasmese celui qui sort de cet appareil. Plus tard (3)^ il modifia le sens de ces expressions : ayant observé que les liquides peuvent sortir de l'endosmomètre en

(*) "Ev^&v, dedans ; ûa^AÔç, impulsion.

(1) Agent immédiat du mouvement vital, dévoilé dans sa nature et dans son mode d'aetion chez les végétaux et chez les animaux. Paris, 1826, in -8. — Voyez aussi lei Mémoires d« Dutrochet, t. I, p. i et suiv. Paris, 1837.

(2) Dutrochet, L'agent immédiat du mouvement vitale 1836, p. 115.

(3) Idem, De V endosmose (Mémoires pour servir à l* histoire anatomique et physiologique des végétaux et des animaux, 1837, t. I, p. '10).

3A8 DE l'aBSORPHON.

plus grande proportion qu'ils n'y entrent, il appela endosmoa le courant fort et exosmose le courant faible. Mais ces deux désignations ont l'inconvénient de faire naître parfois des confusions d'idées ; aussi, Graham (1 . proposa-t-il de les remplacer par une expression unique et d'appeler osmose la force <Jui détermine le transport d'un liquide à travers une cloison membraneuse. L'osmose a donc la même signification que l'eDdosmose de Dutrochet. Elle est dite positive quand le liquide s'accumule dans Vosmomètre^ négative quand il s'en échappe. h L'osmose avaitété entrevue^ vers le milieu du siècle dernier, parNoUet(lk, et longtemps après, en 1822, par Fischer (3), de Breslau. « Un jour, dit c«( observateur, j'avais placé dans une dissolution d'un sel de cuivre un tube d< terre rempli d'eau et fermé par en bas avec une vessie, de telle manière qi» la surface de la dissolution était d'un pouce plus élevée que l'eau dans M tube. Je fus bientôt étonné de voir que le liquide s'était élevé dans le tube et à une hauteur telle, que le niveau n'était pas seulement devenu M môme que celui du liquide extérieur, mais qu'au bout .do quelques :>» maines il s'était élevé (contre les lois de la pesanteur) jusqu'à rouvertor supérieure du tube, c'est-à-dire plus de quatre pouces au-dessus du niveii de la dissolution.»

Cette expérience aurait probablement conduit sonauteur àladécouyerl des phénomènes généraux de l'osmose, s'il l'avait suivie avec plus d'atte^ tion; mais il n'a vu que la moitié du phénomène principal, et s'est contenl d'annoncer le résultat isolé et incomplet qu'il avait obtenu, sans chercM à remonter à sa cause. On sent combien il y a loin de là à la découvâl du nouvel ordre de faits dont la science est redevable à Dutrochet (V.

Avant d'examiner les applications qui ont été faites de l'osmose expliquer le mécanisme de l'absorption dans les deux règnes organic nous croyons devoir rappeler sommairement les diverses conditions, jt qu'à présent connues, qui régissent les phénomènes osmotiques ou les font varier^ et I mentionner aussi les différentes théories qu'on a pi posées pour rendre compte de ces phénomènes.

Plusieurs conditions sont nécessaires pour que les phénomènes osomi tiques puissent se produire : il faut que les deux liquides séparés pari diaphragme soient de nature différente^ qu'ils puissent mouiller ce dN phragme sans agir chimiquement sur lui de manière à le décomposer; en! il faut que les deux liquides doués d'attraction l'un pour l'autre pui^sd se mélanger. '

1® Il est évident que si l'on emploie deux liquides identiques de cha(]d côté de la cloison membraneuse, de Teau pure par exemple, il pooit

(1) Graham, Mémoire sur la force osmoiique (iiin. de physique et de cAûntp. 1^ t. XLV, 3« lérie, p. 7).

(2) NoLLtT, L'art des eipériences^ t. III, p. 104. Paris, 1770.

(3) Annales de chimie de Gilbert, 1822, t. LIXII.

(4) Loc, cit, — CommunicaUon fkite à l*Acad. des ac. d« Paris, dans sa s^nce du 39 v tobre 1826.

THÉORIES DE L'ABSORPTION. — OSMOSE. 3J!i9

vu se manifester des mouvements, mais ils seront les mêmes sur les ?ux faces du diaphragme ; ces mouvements étant égaux et de direction [tposée, aucun effet ne sera produit. Pour que les actions exercées sur les t-ux foces soient inégales, il faut donc que les liquides qui les baignent tient chimiquement différents.

2* Le diaphragme doit être traversé par imbibition par les liquides qu'il pare; or, nous savons que l'imbibition ne peut avoir lieu qu'avec des ]i«lides qui mouillent la substance à imbiber. L'osmose, ordinairement si mIc entre l'eau pure et l'eau sucrée ou salée, n'a plus lieu si l'on sépare ces ux liquides avec du taffetas gommé ou avec tout autre tissu huilé ou verni. 3* Pour que les phénomènes osmoti^ues ne soient pas interrompus dans ir cours, il importe que primitifs, ni les liquides, ni leur mélange commcé, ne puissent agir chimiquement sur la substance intermédiaire en la composant. Pourtant, telle n'est pas la manière de voir de Graham (1), i a cru devoir faire jouer ici un rôle à la force chimique. Le diaphragme, ivant le savant anglais, subit pendant toute la durée de l'action une composition ou une réaction chimique qui lui semble indispensable à production de l'osmose. Mais, si cette décomposition était réellement iressaire^ il s'ensuivrait qu'avec les substances propres à l'activer^ on rniit obtenir un mouvement osmotique plus prononcé, et vice versa. Or, choses sont loin de se passer ainsi : l'acide oxalique^ par exemple, i produit si énergiquement l'osmose, a si peu d'influence sur la dé* uposition de la membrane organique interposée^ qu'au bout de trois »i« l'aspect et l'odeur de cette dernière sont les mêmes, et que la solution cide oxalique (au quinzième) a même été proposée par Lhermite (2) lime moyen de conservation des tissus organiques. C Enfin, les liquides hétérogènes mis en présence, à travers la cloison méable, doivent être susceptibles de se dissoudre et de se mélanger : M rhuile et l'eau, qui n'ont aucune attraction Tune pour l'autre, ne idosmosent-elles pas.

ji nature et les propriétés des liquides séparés par le diaphragme, la iCture de celui-ci et l'intervention de certains agents physiques, imprint aux phénomènes d'osmose des variations qu'il importe de signaler.

f. — L'expérimentation a démontré qu'en faisant usage de solutions de «tances diverses, par exemple, de gélatine, de gomme, de sucre t)U ibumine, de même densité (1,01) pour opposer, dans l'osmomètre, chabft d'elles à de l'eau distillée, on trouve qu'au point de vue de Vintemité u^^ique, il y a des différences suivant la solution employée; qu'ainsi ces itre solutions doivent être placées dans l'ordre et dans les rapports suiiK : eaa gélatineuse, 3 ; eau gommée, 5,17; eau sucrée,ll ; eau albumine, 12 (5). De ces diverses substances organiques Valbumine est donc

'.; GtAïAS. Mémoire sur la force osmotique, Loc, cit,^ p. 27 et iuîy. 1 ÏMUimïïTK, Hecherches sur Fendosmose^ daot Ann* des se, naL^ H* série, t. UI. "'. ftrraocacT, Mém. pour servir à ChisU nat, et physioi, des végétaux et des animaux^ p. %^. Psrit, 1837.

350 D« L*ABaOBPTION.

celle qui a le plus grand pouvoir d'endosmose, o'est-à-dire qui exerce id Tattraotion la plus énergique sur Teau pure,

JoUy (1) s'est appliqué à déterminer le pouvoir bsmotique d'un certain nombre de substances. A cet effet, ayant placée dans des tubes fermés par une membrane, divers corps à l'état solide, il plonge ces tubes dans un vaM3 contenant de Teau distillée ; bientôt celle-ci imbibe la membrane et!^ traverse pour s'introduire peu à peu et en quantité variable dans chaque tube. Pesant alors le contenu, et retranchant du poids obtenu le poids dj corps mis en expérience, il détermine la quantité exacte d*eau distille^ que chacune des substances a pu attirer vers elle. JoUy a ainsi reconnu qd i gramme de chlorure de sodium attire k grammes d'eau; que Véquiiiah\ endasmottque de ce dernier sel étant U^ celui du sulfate de cuivre est 9,51 celui du sulfate de magnésie 11^5, du sulfate de soude 12,4, de h gomme 11,8, de l'azotate de potasse 20, etc. Ainsi plus il s'est intrtidui d'eau dans le tube, plus l'équivalent osmotique du corps employé ad réputé considérable. -^ Mais il faut bien ici faire quelques réserves, cari est à croire que tout n'est pas dû à l'osmose et qu'un phénoinèûe i solubibilité vient compliquer les résultats obtenus.

En effet, Ludwig (3), Cloetta (3), Vierordt (4), ont fait voir que les éqa valents osmotiques de Jolly ne sont que des chiffres» approxifflalifs, i ilarzer (5) a prouvé qu'ils varient dans la proportion de i à 6 sui\a^ l'épaisseur de la membrane et la température. i

Parmi les fhits les plus curieux que Dutrochet lui-même a découd dans ses études sur l'endosmose, on peut citer un phénomène jusqu'à pi sent inexpliqué, c'est le changement de direction du courant entre I e.«r certaines solutions acides, suivant leur densité et leur température.

Dans ses premières recherches, faites en 1826, Dutrochet avait a que les acides oflVent un mode d'action opposé à celui des alcalis; q\i avec une solution alcaline, le courant d'endosmose se dirige de Teau cette solution, tandis que l'inverse a lieu avec un acide, c'est4-dire q courant est dirigé de l'acide vers l'eau, Mais^ dans des expérience» 4 rieures^ cet habile observateur (6) ne tarda pas à reconnaître cequ'a>aitj trop absolu sa première assertion. — Soit, par exemple, une àoiul d'acide chlorhydrique à la densité de 1,02^ et à une tempéralurei -|- 10 degrés centigrades, et l'on verra l'osmose se faire de l'eau à II cide ; tandis que, par cette même température et la solution ayant 4 densité de 1,015, le courant prédominant s'établit en sens contrajre,^ Tacide vers l'eau, et par conséquent du fluide le plus dense vers celui | Test le moins. Fait digne de remarque : avec cette dernière soiutiou.oii

(i) JoLLY (Zeitschrift fur rationeile Medicin^ t. VII, p. 83, 1848).

(2) Ludwig, UeàerdieendoxmotùchenEqutvaienie^eic, {Zeitschrift fur ratiofteiie Mf^ U VHi, 1849).

(3) Cloetta, Diffasionsversuche durch Membranen mit xwei Salzen, Zurich, ISôl.

(4) Vierordt, Zeitschri/Ï /ûr rutioneUe Medicin^ U VU, 1849.

(5) Harzer, Beitrâge tur Lehre von der endosmose {Arckivf^r pKynohgitehe Hnfii^ i85S, t. \V^ p. 194).

(S) DoTROCflET, ouvr, citè^ t. 1, p. 46 el suiv.

THÉORIES D£ L* ABSORPTION. — OSIfOSB. 3S1

ï une température qui dépasse 20 degrés, l'osmose se montre de nouveau i^ Teau à Tacide. -^ Quand on met une solution d'acide oxalique dans an osmomètre, et qu'on plonge le réservoir dans Teau, le liquide acide ^abaisse dans le tube et s'écoule vers l'eau inférieure. En mettant l'eau daos rosmomètre, et en plongeant le réservoir dans la solution d'acide rixalique, le niveau s'élève dans le tube de Tinstniment^ car le courant est iirigé de Tacide vers l'eau. Voilà donc encore un exemple dans lequel jn liquide plus dense forme le courant d'osmose ou le courant fort, le iquide moins dense> c'est-à-dire l'eau, formant le courant d'exosmose ou e contre- courant faible. — En expérimentant quels étaient les effets losmose des acides tartrique et citrique aux différents degrés de densité le leurs solutions aqueuses, Dutrochet a découvert que leurs solutions ^lu.s denses et leurs solutions moins denses offrent l'endosmose dans des «ns inverses. Ainsi^ pour ne citer que l'acide tartrique, lorsque sa solution )<)<«§ède une densité supérieure à 1,05 et qu'elle est séparée de l'eau par me membrane animale, la température étant à + ^^ degrés centigrades, p courant d'osmose est dirigé de l'eau vers l'acide. Les autres circontances restant les mêmes, la- dissolution a-t-elle une densité inférieure à .05, le courant d'osmose est dirigé de l'acide vers l'eau, comme nous enoas de le voir pour l'acide oxalique.

L élévation de la température favorise l'osmose vers l'acide; rabaistment de la température favorise l'osmose vers l'eau : en effets une léme solution d'acide tartrique opère avec Teau^ tantôt l'osmose vers acide lorsque la température est élevée^ tantôt l'osmose vers l'eau lorsue la température est abaissée. 11 semble que l'abaissement de la tempéraire rende ici la perméation capillaire de la solution d'acide tartrique plus icile et plus prompte que celle de l'eau, et cela, suivant une certaine con- >rdance entre le degré de la température et la densité de la solution acide. En séparant l'acide de l'eau à l'aide d'une memàrane végétaiê, on est loin observer toujours, chose singulière, des phénomènes conformes aux prébdenU. Si, par exemple, on remplit une gousse de baguenaudier {Coiuiea rht^reâcemâ) avec une solution d'acide oxalique, et que l'on fixe l'extrémité uverte de la gousse à un tube de verre^ la gousse elle-même étant plongée •4a% de l'eau de pluie, on remarque une ascension du liquide acide dans i tube : il y a, en effet, un courant d'osmose dirigé de l'eau vers aride. On obtient le même résultat en adaptant au réservoir d'un osniojetre une membrane d*AUium porrum. Voilà donc des effets contraires fTux qui ont été signalés tout à l'heure, quand il s'agissait de membrane -.iiinale. Avec les acides tartrique et citrique dissous dans l'eau et em- »!oyé5 à des densités inférieures à 1,05, et, par une température de r 23 degrés centigradeS| on a aussi des différ^uoes absolues, suivant qu'on ' ^ert d'ane membrane animale ou d'une membrane végétnle^ Uuitnt à iride sulfureux, à la densité de 1,02, il offre l'osmose vers l'eau, s'il rTi (-^l séparé par une membrane animale; avec une membrane végétale» il *- donne lieu à aucun effet osmolique appréciable et parait alors sou* ^!» aux simples lois de l'écoulement par filtration.

Le précédent exposé montre que le courant prédominant n'est pa^ lou jours dirigé du liquide le moins dense vers celui qui l'est davantage^ comm on l'avait cru d'abord^ et que cette direction se rattache, en partie, à de qualités propres à certains liquides. Il en résulte aussi qu'il n'est pas exac de croire, avec quelques auteurs, que l'eau s'osmose vers tous les liquide; c'est-à-dire que, si on la sépare par une membrane d'un liqaide avec le quel elle puisse se mélanger, le courant prédominant se fasse toujou^ i l'eau vers le liquide mis en expérience.

Quant aux changements dans la direction du courant qui viennent d'éti signalés, suivant qu'on avait fait usage de membranes animales ou végi taies, ils nous conduisent àciter d'autres exemples qui démontrent que substance solide et poreuse dont on se sert pour fermer le réservoir d l'osmomètre peut, en effet> aussi bien que la nature des liquides, contr buer à changer la direction du courant osmotique.

b. — Dutrochet (1) a établi que les membranes animales et végétale> \ jouissent pas seules du privilège de produire l'osmose : avec des lann très-minces d'ardoise calcinée, d'argile cuite et en général de substancj alumineuses, ce phénomène a lieu, mais à un degré relativement tni faible.

Au point de vue de l'influence exercée sur les phénomènes d'osmot parle corps intermédiaire aux liquides, Matteucci et Gima (2) ont faitqn< ques recherches intéressantes. Ils ont expérimenté sur trois sortes de met branes : des peaux fraîches de grenouille, de torpille et d'anguille; d muqueuses stomacales d'agneau, de chat, de chien et de poulet; des m queuses urinaires de bœuf et de porc. Les appareils employés par ces dd observateurs ne diffèrent pas, d'ailleurs, sensiblement de l'endosmoniètl de Dutrochet.

Deux osmomètres dont les tubes ont un diamètre intérieur de 3 mil mètres fonctionnent en même temps; mais, dans chacun, la niembrai interposée aux liquides est disposée différemment : ainsi, par exem;^ en expérimentant sur la peau, on la place de manière que, dans un ca sa face externe soit tournée vers l'intérieur de l'instrument, tandis qae^dai l'autre, c'est sa face interne qui offre un pareil rapport. Toutes les eip riences sont exécutées à la température de + i2à+i5 degrés centigrade la densité des liquides employés étant la suivante :

Eau sucrée • 19<» i raréomètre de Baume.

Solution de blanc d'œuf ^^ — —

— de gomme arabique. 5° — —

Alcool 34» — —

Dans la plupart des expériences, dont la durée est ordinairemeol < deux heures, ces liquides sont contenus dans l'osmomètre ; Teaa est l'extérieur.

(1) Ouvr, cité et Annales de chimie et de physique^ t. XXXV et XXXVH.

(2) MATTEOCai Leçons sur les phénomènes physiques des corps vivants^ p. 38 e( su Parif , 1847.

Page 1