‹ Traité de physiologieChapitre 89 sur 141 · PHÉNOMÈNES PHYSICO-CHIMIQUES DE LA RESPIRATION · texte numérisé non relu

PHÉNOMÈNES PHYSICO-CHIMIQUES DE LA RESPIRATION

l^n phénomènes essentiels de la respiration s'accomplissent par suite du 'Htact médiat de l'air et du sang. Ces deux fluides réagissent Tun sur tQtre non-seulement dans des conditions spéciales et dépendantes de la «. mais aussi en vertu d'une affinité réciproque et de propriétés dont la •nnaissance relève manifestement de la physique et de la chiatîe. les Rangements introduits par l'acte respiratoire dans les qualités physiques l dans la composition de l'air et du sang sont habituellesient désignés ^u^ le nom de phéfwmènes phyrico^himiques de la respiration ; et si l'étude s ces phénomènes excite au plus haut degré l'intérêt du physiologiste, '«^t qu'en effet ils constituent la partie la plus importante de la fonction ai noas occupe. Cette étude, nous l'avons dit, démontre que, envisagée

dans son caractère essentiel, la respiration des animaux consiste en tu simple échange de gaz qui s'opère durant l'action réciproque des Quid>.>; que^ d'une part, si la respiration enlève quelque chose au fluide saaguin, die lui communique, d'autre part, un principe qui le rend apte à complétai les organes ou à réparer leurs pertes, tout en donnant lieu à un dégâgemeaj de chaleur indispensable au hbre exercice des fonctions de la vie.

Mais, comme c'est surtout dans l'intimité même du tissu des orgacQ respiratoires que se passent les précédents phénomènes, il en résulte i ii& possibilité de les observer directement dans leurs différentes phases a t nécessité de recourir à des observations indirectes, qu'ultérieurement 1 i& duction est appelée à compléter. Ainsi, une fois que Ton connaît les p priétés physiques et la composition normale des fluides mis en présent l'air et le sang, il devient possible d'apprécier les changements opéré? eux par la respiration ; alors commence la théorie qui, appuyée sur c données expérimentales, essaye d'expliquer les phénomènes accooi] dans l'hématose. Reste aussi à faire la part de l'observation exacte et ce^ du raisonnement, en ne perdant pas de vue que si chacun des faits bi observés est une conquête déûnitive acquise à la science, leur interprc tion est essentiellement variable et représente la partie perfectible de s connaissances.

Milieux respirables, constitution de Tair atmosphérique, influenc^^ dl variations de pression de l'air sur la respiration; puis composition dus39( altération de l'air expiré, action de la respiration sur le sang, et enfin en men de diverses théories sur l'hématose, tels sont les points intéressaiiL<(p vont nous arrêter, avant de passer à l'étude des phénomènes mécaniquet^t respiration.

L — Le seul fluide capable d'entretenir le travail chimique de la rejpi tion, d'une manière durable, est Vair libre ou bien dissous dans l'eau. deux gaz dont l'air se compose, l'oxygène est celui qui exerce sur l'écono une influence réellement active et vivifiante : l'azote ne semble interr' qu'afm de raréfier Toxygène, de tempérer son action et de prévenir uneo^ dation trop rapide des composés organiques. Avant de procéder à l'êlii de l'air atmosphérique, en ce qui concerna spécialement la respiration àt animaux, nous signalerons d'une manière rapide, à ce même point de voe plusieurs gaz autres que cet important fluide.

Parmi les gaz dont nous voulons parler, il en est qui sont capables d e& tretenir la respiration pendant un certain temps avant de déterminer Jei troubles bien notables; d'autres, sans avoir aucune action délétère sur It^ ganisme, sont pourtant tout à fait impropres à l'accomplissement de etUi fonction; d'autres enfin ne sont pas seulement irrespirables, ils détermincQ par leur inhalation un véritable empoisonnement et la mort

Voxygène, pur de tout mélange, appartient à la première catégorie. Pivers auteurs admettent que son inhalation produit, dans les phénomèO'^

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