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VI. — Poisons des muscles

Comme poison spécial des muscles on ne connaît guère que la vératrine , qui, au début de son action, augmente 1 excitabilité musculaire, ce dont on juge par l'accroissement en hauteur, mais surtout

Fig. 57. — Secousse musculaire dans l'empoisonnement par la vératrine. Allongement très prononcé portant surtout sur la phase de relâchement.

en durée, de la secousse, quand on produit celle-ci isolément par une seule excitation. Avec les progrès de l’empoisonnement, quand la dose est suffisante, l’excitabilité va ensuite en diminuant et «1 isparaît finalement.

LA CONTRACTION

Méthode de recherche. — On range souvent dans les poisons musculaires un certain nombre de substances, d’après le seul fait que la réaction du muscle à l’excitation est modifiée quand ces substances sonL administrées au sujet de l'expérience. Mais la question est toujours de savoir si l’excitation, même quand on la porte sur le muscle, ne lui parvient pas par l’intermédiaire des terminaisons nerveuses motrices et si la variation d’excitabilité constatée n'appartient pas à ces terminaisons. Une précaution à prendre pour éviter cette cause d’erreur c’est de mettre les nerfs moteurs hors de cause par le moyen du curare. Sur des muscles ainsi curarisés on a pu constater que la vératrine a la double action signalée plus haut, d’abord augmentatrice, puis dépressive de leur irritabilité.

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