‹ Traité de physiologieChapitre 105 sur 374 · B. — CHALEUR DÉGAGÉE · texte numérisé non relu

B. — CHALEUR DÉGAGÉE

Le travail mécanique est la forme directement apparente sous laquelle se traduit la dépense énergétique du tissu musculaire, mais nous avons expliqué déjà que cette forme n'est pas constante. Elle peut, dans certains cas, faire défaut entièrement. Le llux d’énergie qui sort du muscle se traduit dans ces conditions uniquement par de la chaleur sous laquelle il est alors totalisé. Parmi les phénomènes dont l’ensemble constitue la contraction musculaire, P énergie thermique joue, comme on voit, un rôle essentiel. On a discuté sur la place que la chaleur occupe dans la série des transformations du cycle qui fait le fond de la contraction musculaire. Elle est, dans tous les cas, à la lin de ce cycle. Elle représente l’énergie quittant le muscle (avec ou sans travail mécanique qui en distrait une partie) ; autrement dit, elle représente cette énergie au moment où son rôle est fini dans le muscle. Aussi, dans l’ordre dynamique, la compare-t-on à une sorte à’excretum, analogue, dans l’ordre matériel, à telle substance qui est rejetée par un organe ou par l'organisme lui-même, qui n’a plus rien à en tirer.

Son utilisation après qu’elle a quitté le muscle. — Ce n'est pas que le rôle de la chaleur, lorsqu'elle quitte le tissu musculaire ou tout autre tissu qui en dégage, soit absolument terminé. Elle est répartie, diffusée, avec le sang, dans tout l’organisme, quelle ne quitte définitivement, qu’autant qu'un certain niveau thermique favorable aux réactions organiques est atteint et garanti. Une température appropriée est au nombre des conditions essentielles de la vie. Dans cette formation ou excrétion de la chaleur, le tissu musculaire a le rôle prépondérant, et c’est lui qui, pour beaucoup, assure le débit thermique nécessaire à une bonne régulation de la température chez les homœothermes.

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