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II. — Caractères de la lumière émise par les êtres vivants

La lumière émise par les êtres vivants n'a pas chez tous exactement les mêmes caractères. Celle des champignons qui se développent sur les corps organisés en voie de décomposition paraît monochromatique , comme l'a vu Achard (1783) ; le prisme ne réussit pas à y distinguer des couleurs différentes.

1. Étude du spectre. — La lumière des pyrophores se laisse au contraire décomposer : elle donne un spectre fort beau, continu, sans apparence de raies (Pasteur et Cernez). Il en est de même pour les lampyres. Le spectre, assez étendu du côté du rouge, va jusqu’aux premiers rayons bleus ; ses limites approximatives sont d’un côté la raie B, qu’il dépasse, de l’autre la raie F du spectre solaire, celui-ci étant examiné conjointement par comparaison. Lorsque l’intensité varie, ce sont les rayons verts qui commencent à apparaître, quand elle va croissant à partir d’un minimum, pour s’étendre surtout du côté du rouge; et ce sont les rayons verts qui disparaissent les derniers, quand inversement elle va décroissant. Ce sont eux qui ont toujours le maximun d’éclat. Ce phénomène d’éxtension et de réduction du spectre, portant surtout du côté du rouge, s’observe avec les éclairages ordinaires ; il est dû à la visibilité différente des diverses radiations les plus visibles, persistant seules quand l’intensité devient assez faible (R. Dubois).

Le spectre des animaux marins (Pholades, Eledones, Alcinoès, Hippodium, Méduses) est compris à peu près dans les mêmes limites que celui des pyrophores, au moment où il atteint son minimum de luminosité (Paxceri, Ray-

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