INFLUENCE SU SYSTÈME NERVEUX SUR LES SÉCRÉTIONS
la hile de lapins morts de rage (Franzius), ou même de la bile de lapins normaux (Vallée). La bile est sans action contre les toxines cholérique et botulique.
La bile parait exercer une action antiseptique dans l'intestin (voyez page 335, tome IV i ; cependant la bile n'est pas un mauvais milieu de culture. Hugouxenq et Doyo.n ont constaté que si on abandonne de labile de bœuf ou de chien dans une éprouvette au contact de l'air, à la température du laboratoire ou à l’étuve, peu à peu la teinte verte du liquide disparait et fait place à une belle coloration rouge, rappelant celle de la bilirubine. La transformation s'opère graduellement îles parties profondes de l'éprouvette à la surface. Le changement de coloration est dû à la réduction de la biliverdine et à l’apparition d’un pigment nouveau soluble dans l’eau, formé aux dépens de cette substance. Le pigment néoformé ne donne rien par la réaction d’EiiRLicii ni par celle de Gmei.in. La bilirubine subit les mêmes transformations que la biliverdine. Le phénomène est dû à des influences microbiennes. Le staphylococcus aureus, le vibrion septique, le bacille du choléra, d’autres encore qu’on peut isoler dans la bile abandonnée au contact de l’air réduisent la biliverdine. — La bile exerce un pouvoir bactériolytique vis-à-vis du pneumococcus de Fraenkel (Neufeld) et du bacille typhique (Braux).
Mucine. — La mucine exerce une action bactéricide et dysgénésique sur certains microbes, principalement les aérobies (b. de Loffler). Elle est sans action sur les toxines (E.Arloixg). D’après J. Léplxe, la mucine stimule la résistance du cobaye à la tuberculose, et protège les globules rouges contre l'action des sérums hémolytiques. Le mucus vaginal n'a pas de pouvoir bactéricide {Cahanescu).
Chez la femme la surface des muqueuses du vagin et de la vulve est généralement acide ; chez les chiennes, alcaline. Le facteur désinfectant le plus constant réside dans l’accumulation des leucocytes (Metcilnikoff).
Larmes. — Les larmes transportent les microbes dans les cavités nasales ; le pouvoir bactéricide des larmes et du liquide nasal n’est pas démontré.
Urine. — L’urine normale est stérile. La vessie doit surtout son immunité contre les microbes à l’écoulement de l'urine. Lorsqu'on réunit deux ballons renfermant du bouillon stérilisé de telle façon que le liquide s'écoule lentement de l'un dans l’autre, le premier ne se contaminera pas par les microbes que l'on ensemencera dans le second ; dans celui-ci le bouillon se transformera bientôt en une purée de bactéries, tandis que le premier conservera un bouillon intact et aseptique (Preobrajexsky). La stérilité de la vessie urinaire normale doit être attribuée à une cause de même nature. Lorsque l'urine commence à stagner dans la vessie elle se contamine avec une grande facilité. La ligature de la verge, la rétention de l’urine quelle qu’en soit la cause, amène très rapidement l'infection du bassinet et du rein (Guyon, Albarran). — L’urine possède des propriétés microbicides par suite de son acidité (Rostosky). 11 suffit d’ensemencer deux urines, l'une acide, l'autre fermentée, alcaline, pour constater une énorme différence (Charria).