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VI- — Rapports entre les glandes et les glandules

Suppléances.

Les glandes et les glandules ne peuvent pas se suppléer entre elles. Sans doute, les glandules externes s’hypertrophient parfois chez le lapin après l'ablation des glandes et des parathyroïdes internes (Gley, Moussu, Blumreich et Jacoby, Verstkaetex et Vanderlinden, Uürtiile, v. Ecke, Rouxeau). On a môme constaté des modifications structurales, de la congestion et des ligures karyokinétiques (Nicolas). Cependant le fait n’est pas général. Hofmeister ne l'a pas constaté. 11 ne parait se produire que chez le jeune. Les modifications constatées paraissent être en rapport avec la suppression des parathyroïdes internes (Moussu, Jeandelize). La question de savoir si la glandule évolue dans ces conditions vers le type adulte est incertaine, d’après Gley et Nicolas. Certains auteurs considèrent que les glandules sont des organes embryologiquement distincts des glandes thyroïdes; en fait, Moussu n’a jamais pu constater après l’ablation des glandes principales la moindre transformation pouvant faire concevoir un acheminement vers la constitution du tissu thyroïdien adulte. Christiani et Ferrari ont greffé du tissu thyroïdien pris sur des animaux extraits d’un utérus gravide, ou sur un nouveau-né. Ce tissu embryonnaire greffé devenait du tissu thyroïdien adulte, après avoir subi une période de dégénérescence passagère. Au contraire, des glandules greffées après être passées par cette même phase dégénérative n’évoluaient jamais vers le tissu adulte, que cette greffe fût faite à un animal thyroïdectomisé ou non.

Il n’est pas douteux que les glandes principales et les glandules présentent entre elles une corrélation ; les unes et les autres accumulent l’iode ; toutefois, la nature de cette corrélation ainsi que le mode d’action de ces organes nous échappent encore entièrement.

Après l'ablation des glandes, Jeandelize et ITaushalter ont constaté l’atrophie du thymus. On a observé des lésions de la glande pituitaire, mais elles sont inconstantes.

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