B. — COLORATION
I. Matières colorantes. — Le sang contient une matière colorante unique, l’hémoglobine. Celle-ci est fixée sur des éléments définis : les globules rouges, et se présente à deux états d’oxygénation différents. L’hémoglobine oxygénée est rouge vermeil ; l’hémoglobine réduite a une teinte plus foncée.
II. Sang artériel et veineux. — Dans les artères : l’hémoglobine oxygénée prédomine, par suite de l’action des poumons ; dans les veines, on trouve un mélange d’oxyhémoglobine et d’hémoglobine réduite par suite de l’activité réductrice des tissus que le sang a traversés.
La coloration des sangs veineux varie par suite suivant l’organe dont provient le sang et l’état de repos ou d’activité de cet organe. Le sang qui sort d’un muscle au repos est plus noir que celui qui
(1) La peau se défend par sa constitution et par une réaction locale; les phagocytes mobiles s’accumulent au point de pénétration (Metchnikoff). Au niveau du tube alimentaire le tissu lymphoïde des amygdales, des plaques de Peyer et des follicules solitaires constitue une barrière efficace. On trouve des microbes dans les phagocytes do ces formations (Ribbert, Bizzozero, Manfredi, Ruffer). Dans les poumons ce sont les « cellules à poussières » qui sont chargées de détruire les microorganiques (Tchistowitch. Metchnikoff). La résorption des microbes suit les lois de la résorption des éléments figurés en général (Metchnikoff).
(2) Dans le même ordre d’idées rappelons qu’il faut pour donner le tétanos à un chien par la voie veineuse employer une quantité sensiblement plus forte de toxine que si l’injection est pratiquée sous la peau (J. Coürmont et M. Doyon).