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G. — TEMPÉRATURE

Chez les animaux inférieurs (Invertébrés, Poissons, Reptiles...), la température du sang suit les variations de la température du milieu extérieur ; chez les Oiseaux et les Mammifères, elle est relativement fixe, mais varie cependant d’un territoire vasculaire a l'autre et suivant certaines conditions.

La distribution comparée de la chaleur dans les divers segments de l arbre vasculaire a été déterminée par Cl. Bernard à l'aide des sondes thermo-électriques décrites tome III, p. 350.

Les limites entre lesquelles la température oscille à l'état normal sont comprises (chez le chien), entre 37° et 42° cent. Le sang le plus froid provient des veines de la peau; le plus chaud des veines sus-hépatiques. Chez le chien normal en digestion, CL Bernard a constaté à ce niveau des températures dépassant 41°, 3.

Dans les membres, le sang de la veine sous-cutanée est moins chaud que le sang de l’artère; cela s’explique en songeant que la veine est plus superficielle que° l’artère et doit par conséquent perdre plus de chaleur par rayonnement au dehors; parmi les vaisseaux profondément situés, le sang veineux est plus chaud que le sang artériel. Le sang de la veine cave est plus chaud que celui de

l'aorte.

Les variations les plus fortes s’observent dans les veines; elles dépendent de

l'activité des organes.

Le sang artériel présente une fixité plus grande par suite de la totalisation et du mélange des sangs dans le cœur et de la régulation exercée parles poumons.

La digestion atténue les différences qui existent d’une région à l'autre, mais

augmente la valeur absolue delà température (CL Bernard).

La chaleur n’est pas créée dans le sang (en négligeant la faible quantité de chaleur qui provient de l’oxydation de l’hémoglobine au niveau des poumons). Elle provient de l’activité des tissus. Le sang distribue et égalise la chaleur produite. Le phénomène est réglé par le système nerveux qui, agissant par des conducteurs séparés à la fois sur la production et la déperdition de la chaleur, compense les deux phénomènes de manière à obtenir un niveau moyen sensiblement constant (voy. p. 308).

Le sang est généralement moins chaud que les organes dont il provient. Dans bien des cas la température du rectum et du duodénum dépasse la température maxima constatée dans le sang (chez un animal en digestion) (CL Bernard).

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