‹ Traité de physiologieChapitre 195 sur 374 · V. Méthodes de niesur*e I n« mâ+u^ 1 i · texte numérisé non relu

V. Méthodes de niesur*e I n« mâ+u^ 1 i

suivant le point de vue auquel on s p * ^

-• Une première méthode consiste' ‘ déterminer ,a quantité

Il U >Can °“IqUe qiW le Sang est caPaljle de fixer (Walter u Meveh). On ne titre évidemment ainsi qu'une partie I 'a c ’

' ùnremsZ drn‘ ,T"r C,Ui eSt *“ “ biCa‘'b°“te da -d

- seconde méthode consiste à déterminer arbitrairement alcalinité du sang par les procédés ordinaires de alcalimétrie, en raisonnant comme si le sang t a, une solution contenant uniquement de la soude ou de la potasse. On procède par titrage direct ou lreCt' “i/'ans le premier cas on fait couler lentemen jusqu au point neutre une liqueur titrée dans un certain volume de sang, b) Dans le second on ajoute au sang un excès d'une liqueur titrée acide,

1 on titre le surplus de l'acide combiné. La neu-

(%hS13Ι 6St mdiqUée par ,,n réactif coloré

Le titrage direct est difficile; la matière colorante du

indiLter lën|j, ade V.'aI>P1,éciati»n du virage du réactif em. Le titrage indirect a l'avantage d'éliminer la

Fig. 131. — Dispositif usité pour le titrage cle l’alcalinité sang.

du

matière colorante el de dans une liqueur incolore.

La saturation des alcalis par les acides est très lente à la

écZpne au n"”?' U"e Partie dc -'a-cali (combiné) ectiappe an titrage. La saturation est accélérée par la clia-

importante de l'alcalinité étanf inhére T '* '“‘T d<® glol,uIes- “ne Partie menls en les laquant avec de l'eau distillée" (Loew r™'"5 “ 'aUt dét''Ui''e ” élé'

nealÆÆ^iT^t!^^™,.4^ ““ Ie Ul™*® “irect. L'acide

S 16 S“"« ‘oute I alcalinité minérale qui lui est offerte;

REACTION

puis il sature toutes les substances basiques non alcalines du sang telles que 1 urée; il entre enfin en réaction incomplète avec les substances albuminoïdes. La fraction salifiée de la basicité totale est d’autant plus grande que l’acide est plus énergique ou plus concentré. On obtient donc pour un même sang des chiffres d'autant plus faibles que les quantités de sang mises en œuvre sont plus grandes (1). Les acides de concentration plus élevée donnent des chiffres plus forts, les acides différents fournissent, toutes choses identiques d’ailleurs, des chiffres différents (A. et L. Lumière, H. Barbier). Il suit de là que pour obtenir des titrages constants il faut ramener les volumes de liqueur acide employés à la proportionnalité avec le poids de sang soumis à l’expérience (A. et L. Lumière, H. Barbier).

Comme indice de neutralisation on emploie le plus souvent des réactifs colorés dont la couleur vire suivant que le milieu est acide ou alcalin. Tous les réactifs colorés ne sont pas sensibles aux mêmes substances, de sorte que les titrages ne sont comparables, toutes choses égales d’ailleurs, que s’ils sont exécutés à l'aide d’un même réactif. De plus, tous les indicateurs ne présentent pas les mêmes facilités pour apprécier le virage. La teinture de tournesol présente une période de virage très longue. Le phénolphtaléine de phénol est sensible àl’acide carbonique, ce qui est un désavantage pour le sang. La coralline jaune (acide rosolique en C12) en solution à 1 p. 100 est un bon réactif qui vire au jaune avec les acides et au rose violacé avec les alcalis, mais il est un peu sensible à l'acide carbonique et sa période de virage n'est pas nulle. L'emploi des papiers réactifs est à rejeter. Ils manquent absolument de sensibilité.

A. et L. Lumière, Barbier, rejettent le titrage direct, renoncent à l’emploi des matières colorantes et ramènent le titrage de l’excès d'acide à un dosage d'iode qui offre une sensibilité plus grande. Ce procédé nouveau est basé sur la propriété que possèdent l’acide iodhydrique et l’acide iodique de réagir l’un sur l’autre et d'abandonner leur iode en formant de l’eau, d’après la formule :

SHI -P I03H = CI + 3IDO.

Si donc on introduit dans un excès d’une solution contenant 5 molécules d iodure de potassium et 1 molécule d'iodate de potassium, une certaine quantité d’une liqueur acide, il y aura immédiatement, selon l'équation ci-dessus, mise en liberté de la quantité correspondante d’iode que l’on litre par l’hyposulfite de soude en présence d’empois d'amidon ou de sulfure de carbone (A. et L. Lumière, Barbier).

Le plasma et surtout le sérum présentent plus de facilité pour les titrages alcalimétriques que le sang total par suite de l’absence de la matière colorante. Pour des titrages directs le plasma comme le sang doit être rendu incoagulable.

Exemple : On verse 3 centimètres cubes de sang, exactement mesurés, à l’aide d'une burette de Moiir, dans une éprouvette de verre à parois épaisses contenant 12 centimètres cubes d’une solution concentrée et parfaitement neutre de sulfate de magnésium, de façon à retarder la coagulation. On agite à plusieurs reprises le mélange et on centrifuge de suite pendant vingt minutes. Le plasma obtenu est additionné de 3 ou 4 gouttes d'une solution de tournesol ou de tout autre réactif indicateur ; puis on y fait Lomber goutte à goutte, à l’aide d’une burette

(1) Karfunkel le premier a signalé la remarquable décroissance des chiffres d’alcalinité trouvés avec des quantités croissantes de sang.

538 PROPRIÉTÉS GÉNÉRALES DU SANG

de Moiir graduée au dixième de centimètre cube, une solution -^7 normale d'acide

tartrique. Pour le terme de la réaction on tient toujours compte du même ton de couleur. On a pris 3 centimètres cubes de sang. Il s'agit de savoir quelle quantité de soude saturerait la quantité d’acide qui est saturée par 3 centimètres cubes de sang. Supposons qu’on ait versé 6 centimètres cubes de la solution

d’acide tartrique, c’est-à-dire 0&r,0i8 d'acide. Celle-ci sera saturée par 2CC,4

de la solution — de soude contenant 0sr,0096 de NaOH. Par suite, 3 centimètres

cubes de sang ont la même alcalinité que 0sr,0096 de soude en solution aqueuse et 1 litre de sang que 3®r,2 de soude. On conclut de là que l’alcalinité de sang est la même que celle d’une solution de soude contenant 3sp,2 de NaOH par litre.

Drouin opère en général sur quelques millimètres cubes de sérum en présence cle phtaléine du phénol et se sert d’une solution cl’acide sulfurique au millième.

3. Cavazzani a cherché à établir le rapport d’affinité des protéines du sang avec les bases en traitant le sang par une solution très allongée d’acide sulfurique. Une ou plusieurs substances de nature protéique se précipitent; le précipité se redissout lorsqu’il est traité par une solution alcaline et paraît dû à la rupture d’affinités alcalines. Cavazzani déduit la valeur alcalimétrique du sang de la quantité de solution acide nécessaire pour amener la précipitation considérée comme indice de la neutralisation.

Détermination de l’acidité et de la basicité vraies. — Les molécules d'acides, de bases se dissocient dans l’eau en donnant naissance à des ions II (acides) OH (alcalins). L’acidité du liquide dépend du nombre d’ions H, libérés, l’alcalinité du nombre d’ions O H libérés. Les acides forts, les bases fortes sont fortement dissociés, les acides faibles, les bases faibles sont faiblement dissociés.

L’acidité, l’alcalinité vraies sont représentées par le nombre de ions II ou OH existant à ce moment dans le liquide. Quand l’acide ou l’alcali sont forts, l’acidité vraie ou l’alcalinité vr^je se confondent avec l’acidité ou l’alcalinité de la titration chimique. Quand l’acide ou l’alcali sont faibles, la titration chimique, agissant sur toutes les molécules, donne une acidité ou alcalinité plus forte que la réalité.

L’addition à la solution d’un sel (de l’acide ou de la base) diminue l’acidité ou alcalinité en diminuant la dissociation de l’acide ou de la base.

L’eau est partiellement dissociée en H (acide) et OH (base). Quand un sel est dissous dans cette eau, les ions du sel entrent en relations avec les ions de l’eau. Un équilibre s’établit régi par une loi établie par Ostwaldt. Si le sel est un sel d’acide très faible la solution est alcaline ; si le sel est d’une base faible, la solution est acide. Une solution de CoLNa2 est alcaline, parce que sous l’inlluence de l’eau, elle possède des OH libres. L’alcalinité varie avec la concentration parce que la dissociation varie. Il faut davantage d’acide pour

neutraliser 10 centimètres cubes d’une solution que pour neutraliser 1 centimètre cube d’une solution

Du moment que l’alcalinité dépend de la dissociation, on peut conclure que les méthodes chimiques de mesure de l’alcalinité ne méritent aucune confiance. Le fait de recevoir le sang dans des solutions de différente concentration (So4Na2,

RÉACTION

NaCL..), Ie contact avec l’alcool, etc., modifient la dissociation des électrolytes

du sang.

On peut toutefois espérer que la physico-chimie donnera le moyen de connaître avec précision l'acidité ou l’alcalinité des liquides organiques. Si on plonge un bâton de Ag dans une solution Az03Ag de concentration C', un autre bâton Ag dans une solution Az03Ag de concentration C2 et si on réunit ces deux liquides par un siphon étroit renfermant une des dissolutions, on trouve entre les 2 Ag une différence de potentiel 7r ; - est égale aune constante K multipliée par le logarithme du rapport de concentration C' et C2 ; on a - = K.log.

i. Loi de Nernst.) Une solution de concentration /. étant donnée, on détermine son titre en la faisant entrer dans une pile de concentration analogue à

celle quia été décrite. On mesure ~ = K.log. — . On en déduit Soit deux

liqueurs .ayant des II acides ; on y plonge une lame de platine saturé d hydrogène, laquelle joue le rôle d’électrode d’hydrogène. On aura encore - — K.log.

G' et C/2 étant les concentrations d’hydrogène.

Cette méthode est rigoureuse

au point de vue théorique et expérimental ; mais il taut prouver quelle esl applicable aux liquides complexes et aux liquides organiques.

Un premier essai de mesure a été tenté par Hôber. Fraenckel a repris ces tentatives dans de meilleures conditions en se servant d’électrodes de palladium chargés d’hydrogène (Voy. Bibliographie).

VI. Variations de l’alcalinité. — Nous exposerons les conclusions générales qui ont été établies, mais il faut être piévenu que tous les résultats cités par les auteurs ne sont pas comparables en raison de la diversité des méthodes et ne doivent pas inspirer la même confiance en raison du degré incertain de précision de certaines de ces méthodes.

I Modifications après la sortie hors des vaisseaux. — Dès l’instant où le sang est extrait des vaisseaux le sang s’altère. Cette altération a pour effet de diminuer la réaction alcaline, d’augmenter l’acidité réelle du liquide ; elle est déjà très manifeste avant le début de la coagulation et ne se prolonge pas après la rétraction complète du caillot avec mise en liberté du sérum (Zuntz).

II suit de là que les titrages portant sur le sang lotal devront être effectués avec une rapidité telle, que leur durée n’excède pas quelques secondes à partir du moment où le sang est recueilli. Après la séparation du sérum limpide d avec le caillot il n’est pas nécessaire d’agir avec la même précipitation qu avec le sang total, pourvu que l’on se tienne à l’abri des fermentations étrangères. L’alcalinité peut diminuer de 50 p. 100 au moment de la coagulation (Zuntz, Schui.tze). Le rapport du phénomène avec la coagulalion n est pas exactement connu. Le sang de peptone incoagulable présente les mêmes phénomènes quoique moins accusés (Zuntz et Loewy). La réaction du sérum aseptique pii\t de globules ne varie pas (Doyon et Morel). Le sang et le sérum peinent acquêt ii

•,4° PROPRIÉTÉS GÉNÉRALES DU SANG

des propriétés acides au tournesol lorsque ces liquides sont envahis par des microbes.

2) Différence suivant les espèces. — La réaction alcaline du sang total varie suivant les espèces animales. L’acidité réelle du sérum varie également d'une espèce à l’autre. Les chiffres de l alcalinité du plasma ou du sérum vont en croissant des Poissons aux Reptiles, aux Batraciens, aux Mammifères et aux Oiseaux précisément dans l’ordre suivant lequel augmente l’intensité des combustions respiratoires, comme si 1 alcalinité du milieu (ainsi que la chimie pure en fournit de nombreux exemples) favorisait ici l’intensité des oxydations intérieures (Drouin, Bottazzi et Ducceschi).

Alcalinité du sang (Bottazzi et Ducceschi).

animaux.

Alcalinité exprimée en cmc. de solution

1/25 N. d'acide tartrique nécessaires pour saturer 100 c.m. de sang.

Anguilla vulgaris .

Rana esculenta .

Bufo viridis .

Q/J fi fi

Emys europæa .

Canis faniillaris .

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