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MOYENNE DE 3 DÉTERMINATIONS

Avant Après

l’action de CO2 sur le sang.

Sérum normal . 0,598

Le même agité avec de l’air . 0,591

Le même agité avec CO2 . — 0,645

Le même agité avec de l’air . — 0,590

(Hamburger. )

On a constaté des différences suivant les individus dans une même espèce, toutefois on ne sait pas si elles persisteraient chez des sujets placés un temps suffisant dans des conditions identiques (Hamburger).

Le point de congélation du sang s’abaisse sous l’influence du régime sec : l’augmentation est minime dans les premiers jours ; elle croit proportionnellement à la durée de ce régime (Fano et Bottazzi, Wettendorf, A. Meyer).

Dans trois observations relevées au troisième jour du régime sec, Wettendorff a trouvé chez un chien les augmentations suivantes de A :

De — 0,59 à 0,61.

De 0,61 à 0,68.

De — 0,60 à 0,65.

Au septième jour de soif, la moyenne de sept observations a donné la valeur A — 0,84.

Le point de congélation s’abaisse momentanément après des transpirations abondantes et chez le diabétique privé d’eau (A. Mayer, Loeper). Il s'élève de I à2centièmes de degré après l’ingestion abondante d’eau (2 litres en deux heures) (A. Meyer). D’après Steyrer, l’ingestion d’eau ne provoque pas nécessairement la dilution du sang; l’ingestion de bière (Pilsen) abaisse lepointde congélation : de — 0,54, par exemple, à — 0,64 dans un cas après J 'ingestion de 5 lit res en cinq heures.

La saignée provoque des modifications peu importantes tantôt dans un sens, tantôt dans un autre (Hamburger). Lœper n’a pas constaté d’effet.

Le point cryoscopique n’est pas le même aux divers points de l'appareil circulatoire . La concentration est plus grande en général pour le sang veineux que pour le sang artériel ; pour le sang de la veine sus-hépatique que pour le sang de la veine porte; par contre, la concentration du sang veineux rénal est en général moindre que celle du sang artériel rénal.

PROPRIÉTÉS GÉNÉRALES DU SANG

Après la mort, le point de congélation du sang subit un abaissement notable. (— 0,70 et même — 0,90), puis il remonte vers sa valeur normale (Magnanini .

Dans la mort par submersion, le liquide pénètre dans la circulation (Brouardel, Loye, Yibert, Bergeron et Montano, Paltauf) ; la dilution est plus grande dans le cœur gauche que dans le cœur droit (Carrara). Dans le cadavre plongé dans l’eau il ne se produit aucune dilution.

Dans les néphrites la concentration augmente pendant que celle de l’urine diminue. L’augmen tation n’est pas constante. Elle est parfois notable (maximum — 0,70 dans l’urémie) et porte surtout sur les substances minérales (Ko rais yi, Bousquet, Viola, Lindemann). Dans les affections cardiaques, le sang est modifié dans le même sens; les urines resteraient normales (Koranyi, Bousquet). Dans le diabète, à la période critique des maladies infectieuses et des asvstolies avec œdème (Loeper), on a noté une légère augmentation.

La concentration diminue pendant la grossesse (Farkas et Scipiades).

VI. Importance comparée des substances inorganiques et des substances organiques. — L'abaissement du point de congélation du sang ou du sérum est dû pour les trois quarts aux substances salines. Les tableaux (I et II) indiquent que la concentration moléculaire de ces liquides chez les animaux supérieurs est voisine de celle d’une solution de sel marin à 0,9 p. 100. Le point de congélation d’une solution de sel marin à 1 p. 100 est exactement — 0,589 (Raoult, Jones, Loomis, Abegg, Nernst et àbegg , Hamburger).

Les variations des albuminoïdes influent relativement peu en raison du poids moléculairé élevé de ces substances.

Pour connaître la part des substances organiques dans l'abaissement du point de congélation du sérum, on détermine tout d’abord le point de congélation du sérum total. Soit A = — 0,595. On incinère ensuite le sérum ; supposons que les matières incinérées reprises par l’eau donnent A' = — 0,480. La part des substances organiques sera = — 0,115 ; le nombre des molécules de la matière

organique : A2 = A-A', c'est-à-dire

p. 100,0,062 p. 1000 (Bousquet). Toute¬

fois Dastre fait remarquer avec raison qu’on n’est pas rigoureusement autorisé à confondre l’abaissement A' dû à la solution de matières incinérées avec l’abaissement qui serait dû aux matières minérales contenues dans la liqueur et certainement différentes.

Pour avoir une solution d’albumine ayant le même point de congélation qu’une solution d’urée à 60 grammes par litre, il faudrait dissoudre dans un litre d’eau 6 000 grammes d’albumine, la molécule d’albumine pèse en effet 6 000, celle de l’urée 60. — Une solution d’albumine à 50 p. 1000 a le même point de congélation qu’une solution à 0,27 p. 1000 de NaCl (Julliard).

Le sang des Poissons cartilagineux contient une très forte proportion d’urée (Schrôder), environ 20 à 27 grammes par litre, qui contribue ainsi pour une part importante à l’égalisation de la concentration moléculaire du sang de ces animaux avec celle de l’eau de mer dans laquelle ils vivent (Rodier).

Remarques. — Le point de congélation des liquides séreux s’éloigne peu de celui du sang A = — 0°,50 à — 0°, 57. En ce qui concerne les sécrétions, on a

CONDUCTIBILITÉ ÉLECTRIQUE. bol

trouvé les valeurs suivantes : sueur de l’homme sain : moyenne — 0°,237 (maximum — 0°,40, minimum — 0°,08), Ardix etDELTEiL; salive sous-maxillaire de chien ; spontanée — 0°,109 à — 0°,266; provoquée par l’excitation de la corde 0°,123 à — 0°,396, Nolf; hile : — 0o,54 à — 0°,56 Dreser, — 0°,53 à 0°,60 Brand; lait normal : — 0°,S4 à — 0°,57, en général — 0°,5b, Winter; urines de vingt-quatre heures : — 0°,7b à — - 2°, 41, Chanoz et Lesieur. Pour les organes Sabbatani a trouvé : 'cerveau — 0°,65 ; muscles — 0°,68; foie (sujet à jeun) — 0°,97 (après un repas abondant) — 1°15; rein — 0°,94. D’après L. Fredericq, chez le chien, le lapin, la grenouille, les Poissons osseux, les tissus ont une concentration en général supérieure à celle du sang, concentration d’ailleurs variable suivant les conditions physiologiques. La concentration augmente après la mort (Sabbatani et L. Fredericq). Chez les Sélaciens et beaucoup d’invertébrés marins, les muscles et plusieurs autres tissus ont approximativement la même concentration moléculaire que celle du sang; ils sont, par conséquent, en équilibre moléculaire avec l’eau de mer extérieure puisque le sang présente chez ces animaux 1 isotonie avec le milieu extérieur. Chez l’écrevisse le sang elles tissus sont notablement plus concentrés que le milieu extérieur (L. Fredericq).

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