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FIXATION DE L'OXYGÈNE PAR L'HÉMOGLOBINE

une loi ce extérieure, la pression exercée par le gaz oxygène sur la dissolution.

Qu est-ce qui tend à détruire cette combinaison? C’est une force intérieure qui résiste à cette pression et tend à dissocier les deux composants.

Ces deux forces se font exactement équilibre et se mesurent par conséquent lune par l’autre; autrement dit la tension de dissociation ou la tendance à la® dissociation est mesurée par la pression qu il laut exercer sur les composants pour les maintenir associés.

Équilibre stable. Si la pression extérieure décroît, la tension intérieure qui lui est opposée se manifestera par la dissociation d une certaine quantité d’oxyhémoglobine en ses composants et cette dissociation s’arrêtera à la limite où la tension de ce qui reste d'oxy hémoglobine non dissociée fait équilibre cà la valeur nouvelle de la pression extérieure. Même phénomène en sens inverse si la pression extérieure s’accroît. La réaction est, comme on dit, réversible. Pour chaque valeur de la pression, il y a équilibre entre les forces intérieures et extérieures mises en conllit. Le système dans son ensemble est en équilibre stable. Les combinaisons dissociables sont en cela bien différentes de celles qui sont réalisées dans les corps dits explosifs ; ces dernières sont en général indépendantes de la pression extérieure et se défont brusquement sous l’influence de quelque condition perturbatrice de leur équilibre intérieur qui est instable. L’organisme contient des unes et des autres de ces deux espèces de combinaisons et les u tilise pour des fonctions différentes.

Influence de la pression. — La valeur de la pression qu’il faut considérer est celle de l’oxygène qui est au contact de la dissolution. Si c’est de l’oxygène pur cette pression est mesurée par le baromètre. Si c est de 1 air dans lequel 1 oxygène entre, comme on sait, dans la proportion d’environ un cinquième, la pression de cet oxygène sera un cinquième environ de la pression marquée par le baromètre. En un mot, il faut considérer la pression partielle de l’oxygène , laquelle s’obtient dans tout mélange gazeux en multipliant la proportion centésimale de l’oxygène dans le mélange par la pression barométrique.

Hüfner a dressé la courbe de la dissociation telle qu’elle se produirait à la température de 37°, 4 avec une solution d’oxyhémoglobine (et probablement aussi le sang) contenant 13 p. 100 de matière colorante en supposant qu’en dehors de la pression il n’existe aucune condition pouvant exercer sur le phénomène une influence défavorable (présence de substances réductrices, etc.).

6go la MATIÈRE COLORANTE DU SANG : HÉMOGLOBINE.

On remarquera qu'avec la pression normale d’oxygène de IT9 3 inilli.nètres, il v a déjà plus de îi p. 100 dissocié. Même avec une pression de 900 nnllimet.e*

Fia. 144.

/ /IWW't'/LW Mwv - - ’C/CJ

Courbe (le la dissociation de l'oxy hémoglobine (d'après Hcfner).

Pression partielle de l'oxvgène en mm. Hg.

Quantité

pour 100 non dissociée.

d'oxygène, pression employée une fois par Lotii.vr-Meyer (1857;, seulement 99 p. 100 de la molécule sont combinés avec 0-.

Quantité

pour 100 dissociée.

SI

Loewy en se servant de sang frais humain légèrement oxalate pour le rendre incoagulable, a obtenu des chiffres comparables à ceux de Hufner-

Pression d’O^.

35 mm.

Quantité d’oxyliémoglobine saturée par 0i.

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